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Cette actualité a été publiée le 12/02/2011 à 14h06 par Tanka.


L'HOMME CUEILLEUR

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L'homme cueilleur

Que ce soit pour se nourrir, se soigner ou même se vêtir, l'homme a toujours trouvé au sein de la forêt un grand nombre de plantes pouvant répondre à ses besoins. La cueillette a pourtant évolué au cours du temps : sa place dans le quotidien de l'homme, les différentes espèces ramassées ainsi que leurs utilisations, n'ont pas toujours été les mêmes.

La liste des végétaux ramassés par l'homme en forêt est très longue...

Durant toute la Préhistoire, l'alimentation de l'homme est basée sur la chasse, la pêche et la cueillette. Plantes sauvages, fruits, racines et champignons sont ramassés pour être consommés. Les ressources naturelles de la forêt jouent donc un rôle important.

A partir du Néolithique (environ - 5500 av. J-C en France), la forêt, tout comme les autres milieux, ne sera plus la seule à fournir à l'homme des végétaux pour se nourrir puisqu'il devient agriculteur. Il va pourtant continuer à pratiquer la cueillette jusqu'à nos jours pour compléter ses propres productions (en fournissant notamment des aliments qu'il ne cultive pas) et également pour se nourrir en période de disette.

Les végétaux ramassés par l'homme pour se nourrir sont nombreux. Il y a bien sûr tous les champignons comestibles, les fruits charnus et les baies tels que pommes, poires, merises, prunelles, nèfles, cornouilles, fraises, framboises, mûres, myrtilles, groseilles, etc. La liste est très longue et les préparations multiples : nature, confiture, sirop, boissons...

De nombreuses plantes, herbacées ou ligneuses, sont aussi ramassées pour leurs feuilles et leurs fleurs, mais la plupart de ces cueillettes sont désormais tombées dans l'oubli : pulmonaire, cresson, raiponce, ortie, violette, oxalis, primevère, jeunes pousses de frêne et sapin...

Certaines sont utilisées comme condiments ou aromates : genévrier, marjolaine, menthe sauvage, ail des ours, ciboule, aspérule, etc.

Il y a également toutes les graines et fruits secs tels que châtaignes, faines, noisettes ainsi que les glands que l'on sèche puis broie en farine pour faire du pain ou des galettes lorsque l'on n'a pas de céréales.

Enfin, il y a tout le cortège des racines, bulbes et tubercules : noix de terre, raiponce, génotte, dent-de-chien et même les rhizomes de fougère que l'on broyait pour faire du pain en période de disette au XVIIIe siècle.

Mais lorsqu'on parle de cueillette en forêt, il ne faut pas oublier la récolte de miel, ressource d'autant plus important pour les périodes où l'on ne connaissait pas le sucre de canne ni de betterave. La capture d'essaims sauvages était d'ailleurs très réglementée au Moyen Age et le vol sévèrement réprimandé.

Pharmacopée, tissage, teintures végétales... d'autres usages parfois surprenants !

Les ressources végétales forestières sont loin d'avoir uniquement une fonction alimentaire. Il faut y ajouter entre autres l'utilisation de plantes dans la pharmacopée, pour la production de fibres de tissage et la création de teintures végétales.

Dans la pharmacopée, beaucoup de plantes forestières ont servi de remèdes ou poisons. La tradition des herbiers présentant les simples et leurs propriétés et des réceptaires (recettes associant plusieurs plantes) remonte à la plus haute antiquité.

Nous ne pouvons prétendre citer ici toutes les plantes forestières utilisées et leurs propriétés mais en voici quelques exemples : écorce de saule blanc utilisée déjà par les Grecs et les Sumériens contre les douleurs et les fièvres (elle contient de l'acide acétylsalicylique qui entre dans la composition de l'aspirine) ; écorce de chêne pour soigner les brûlures ; lierre terrestre pour la digestion ou contre la toux ; pulmonaire utilisée au Moyen Age pour les affections respiratoires en raison de ses feuilles tachetées de blanc évoquant un poumon !

De nombreuses autres plantes ont été utilisées, voire continuent à faire partie de la pharmacopée actuelle : sureau noir, aspérule odorante, chèvrefeuille, bouleau, genêt à balais, bourgeons de hêtre, sapin et aulne...

D'autres ont également servi comme poison ou ont pu rentrer, faiblement dosées, dans la composition de remèdes : digitale, if, lierre grimpant, fragon, muguet, seau de Salomon...

S'agissant de l'activité textile, certaines plantes ont été utilisées pour la confection de fibres tissées ou tressées : ortie, ronce, genêt. Mais leur utilisation concerne beaucoup plus fréquemment la teinture : garance des teinturiers (rouge), ronce (bleu violet), écorces de bouleau, chêne et aulne (jaune brun), ortie et millepertuis (jaune vert), lichens (vert, orange, rouge, violet en fonction des espèces).


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Auteur : onf.fr

Source : www.onf.fr