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Cette actualité a été publiée le 06/10/2012 à 21h08 par mich.


L'HABITAT DES GRANDS SINGES EST RÉDUIT À PEAU DE CHAGRIN

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L'habitat des grands singes est réduit à peau de chagrin

 

Jamais aucune enquête ne l'avait confirmé à ce point : les grands singes d'Afrique voient leur habitat naturel se rétrécir comme peau de chagrin. Publiée le 23 septembre dans la revue Diversity and Distributions, une étude internationale révèle que les gorilles, les plus touchés par ce déclin, ont perdu environ la moitié de leur habitat depuis 1995.

Conduits par l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig (Allemagne), ces travaux, sans précédent par leur ampleur comme par leur méthodologie, se fondent sur l'analyse des conditions environnementales nécessaires à la survie des grands singes.

Chasse, dégradation et fragmentation des forêts, maladies, catastrophes naturelles : les menaces qui pèsent sur ces espèces cousines de l'homme ne manquent pas. Dans l'idéal, le suivi de leurs populations devrait permettre de préciser le rôle respectif de ces facteurs de déclin, et d'identifier les espaces naturels à protéger en priorité.

Dans la pratique, on est loin du compte. Gorilles, chimpanzés et bonobos ont en effet pour point commun de n'être présents qu'en faible densité sur leurs territoires, souvent dans des endroits reculés et difficilement accessibles. Pour y voir plus clair, il faut donc ruser.

S'appuyant sur la base de données "Ape populations, environments and surveys" (APES), établie depuis 2007 par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la cinquantaine de chercheurs qui cosignent cet article ont mené leur étude en deux étapes.

Ils ont d'abord précisé l'emplacement exact de plus de 15 000 sites où la présence d'une espèce de grand singe a été confirmée entre 1995 et 2010. Ils ont ensuite évalué les conditions environnementales inhérentes à ces sites, en se fondant sur divers paramètres : couvert forestier, densité de population humaine, conditions climatiques.

"PROTÉGER LEURS AIRES DE CONSERVATION PRIORITAIRES"

En utilisant un modèle statistique, ils ont enfin estimé ce qu'il restait de cet habitat "adéquat" à travers l'Afrique en 1995, puis en 2010. Entre ces deux périodes, la comparaison révèle une perte terrifiante, due pour l'essentiel à la domination par l'homme de ces espaces naguère inviolés.

Les gorilles occidentaux de la Cross River, qui sont estimés à moins de 200 individus, ont ainsi vu 59 % de l'habitat qui leur convient disparaître en quinze ans. La perte est de 52 % pour les gorilles orientaux, de 31 % pour les gorilles occidentaux, de 29 % pour les bonobos, de 17 % pour les chimpanzés d'Afrique centrale et de 11 % pour ceux vivant en Afrique occidentale.

Pour les chercheurs, qui vont désormais poursuivre leurs travaux à une échelle plus locale, le constat est sans appel : "Sans un effort radical pour identifier et protéger leurs aires de conservation prioritaires, les grands singes continueront de disparaître." Et avec eux, les innombrables plantes et animaux qui dépendent du même habitat.

 

Un article de Catherine Vincent, publié par lemonde.fr

 

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Auteur : Catherine Vincent

Source : www.lemonde.fr