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Cette actualité a été publiée le 11/09/2009 à 15h43 par Tanka.


L'EUROPE PRÊTE À AIDER LES PAYS ÉMERGENTS SUR LE CLIMAT

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L'Europe prête à aider les pays émergents sur le climat

Information recueillie par Tanka.

En 2020 c'est dans 10 ans ! entre 2 et 15 milliards ! de qui se moquent-ils ?

Inciter les pays en développement à amplifier leurs efforts contre le réchauffement climatique : l'Union européenne a indiqué, jeudi 10 septembre à Bruxelles, qu'elle serait prête à leur consacrer entre 2 et 15 milliards d'euros par an à partir de 2020 s'ils acceptent de préciser leurs engagements en vue de la conférence de Copenhague en décembre. "Actuellement, les négociations internationales avancent à un rythme d'escargot", regrette la Commission européenne pour qui "les discussions sur le financement n'ont pas progressé".

Les besoins sont énormes, même si l'estimation de la Commission reste très en deçà de celles mises en avant par certains pays émergents, comme la Chine : pour les services de Stavros Dimas, le commissaire en charge de l'environnement, le coût de la lutte contre le réchauffement climatique sera de l'ordre de 100 milliards d'euros par an à partir de 2020.

Cette enveloppe devrait être prise en charge de trois façons, selon les Européens : les financements publics et privés des pays en développement eux-mêmes, les recettes tirées du marché des droits à polluer, et l'aide publique internationale. Cette dernière devrait, selon les dirigeants européens, se situer entre 22 et 46 milliards d'euros par an, si les différentes économies s'engagent à tenter de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Une façon pour les Européens d'inciter les Etats-Unis à financer une part important de cet effort. Mais "un succès à Copenhague entraînera une contribution substantielle de la part de l'Union européenne", s'engage la Commission.

Les promesses, encore vagues, des Européens peuvent-elles relancer les négociations, à moins de trois mois du rendez-vous de Copenhague ? "Un message fort de l'Union, à ce sujet, ajoutera un nouvel élan aux négociations globales", espère le premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen.

Les Vingt-Sept espèrent que le sommet du G20 les 24 et 25 septembre à Pittsburgh donnera une impulsion au processus, en reprenant à son compte les estimations européennes.

PONDÉRATION

Mais, au grand dam des ONG, ils se gardent à ce stade de préciser davantage leurs intentions financières. "La tactique veut que nous attendions la dernière ligne droite pour dévoiler notre offre", justifie un diplomate. Surtout, les avis divergent encore en Europe, comme au niveau mondial, sur le partage de la charge financière. La proposition de la Commission "est un point de départ, qui doit désormais être discuté avec tous les Etats membres", a tenu à préciser le président en exercice des Vingt-Sept, le Suédois Fredrik Reinfeldt.

La contribution européenne sera, selon une pondération qui reste à définir, proportionnelle à la richesse et au niveau d'émissions de gaz à effet de serre de chacun des pays membres. Les Français plaident avec d'autres pour privilégier le niveau d'émission. Ce critère aurait, selon eux, l'avantage de réduire la contribution européenne au niveau mondial, puisque l'Europe se targue d'avoir pris les engagements les plus ambitieux en matière de réduction de ses émissions.

Mais certains Etats membres, dont la Pologne, qui pollue davantage que ses voisins en proportion de sa richesse, refusent une formule qui pèserait trop sur ses finances publiques.

Le blocage est d'autant plus fort que la récession creuse les déficits budgétaires et limite les marges de manoeuvre. Les Vingt-Sept espèrent néanmoins surmonter leurs divisions internes d'ici à la fin octobre.
Philippe Ricard