L'EPR : un désastre à ne pas exporter ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/04/2010 à 14h11 par Michel WALTER.


L'EPR : UN DÉSASTRE À NE PAS EXPORTER !

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L'EPR : un désastre à ne pas exporter !

Réseau "Sortir du nucléaire"

Communiqué de presse du mercredi 7 avril 2010

Rassemblement à Paris contre l'EPR et la politique nucléaire française

Un rassemblement contre l'EPR et la politique nucléaire française, suivi d'une conférence de presse, aura lieu ce mercredi 7 avril à 19 h 30 à Paris, sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe (1, rue des Fossés Saint Bernard, Métro Jussieu).

Le 7 avril s'ouvre la deuxième session du « débat » public consacré au projet de réacteur EPR à Penly. Le Réseau « Sortir du nucléaire » ne reviendra pas sur l'écran de fumée que constitue cette opération de communication. Même le Président de la CPDP, M. Didier Houi, a émis des doutes sur la procédure, soulignant que les documents de la Programmation Pluriannuelle des Investissements présentaient la mise en service de l'EPR comme déjà établie !

A l'occasion de la deuxième session du « débat », consacrée à l'EPR et aux perspectives d'évolution internationale de la filière électronucléaire, le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle qu'il n'est pas souhaitable, et heureusement peu probable, d'imaginer de futurs développements internationaux pour l'EPR...

- Au vu de la dangerosité du réacteur EPR, il est scandaleux de prétendre l'exporter à l'étranger. L'EPR ne résisterait pas à la chute d'un avion de ligne, son système de pilotage l'expose à un risque d'accident grave, et trois Autorités de sûreté nucléaire ont émis de sérieuses réserves quant à sa sûreté. Toutefois, dans la langue de bois d'EDF, on considère que « l'établissement d'un communiqué commun aux trois autorités de sûretés britanniques, finlandaises et françaises constitue un point positif » [1] !

- Sur le plan économique, vendre l'EPR à l'étranger est une stratégie perdant-perdant. Les déboires et les retards sur le chantier finlandais sont tels que TVO, l'exploitant finlandais, réclame 2,4 milliards d'euros de pénalités. Au final, le surcoût de 2,4 milliards d'euros prix sera supporté par les contribuables français. De ce fait, les débouchés internationaux de l'EPR sont plus que restreints : à l'instar d'Abu Dhabi, il est fort probable que de nombreux clients se détournent de ce réacteur cher, dangereux et inconstructible. Quant aux rares pays qui se sont montrés intéressés, comme l'Italie, ils n'ont toujours pas trouvé de site.

- Selon toute probabilité, la seule perspective internationale pour l'EPR, si la construction d'un EPR à Penly a lieu, sera la vente de courant à bas prix à la Grande-Bretagne, aux frais des Français !

L'EPR est l'éléphant blanc de l'industrie nucléaire, à tel point qu'Areva et Mitsubishi tentent maintenant de vendre un réacteur de 1000 MWe (Atmea). Mais même la montée en puissance de nouveaux modèles, qu'ils soient français ou étranger, ne suffira pas à enrayer l'inexorable déclin du nucléaire au niveau mondial. Dans les 20 prochaines années, la moitié du parc nucléaire mondial aura fermé et les rares annonces de nouvelles constructions ne contrebalanceront pas la tendance [2]. Même avec des investissements massifs, les capacités industrielles limitées et l'épuisement programmé des réserves d'uranium condamnent les perspectives de la filière.

L'avenir est aux économies d'énergie et aux renouvelables. Mais la France, en dépit de tout bon sens, fait le choix de plomber les alternatives [3] et de soutenir une filière dangereuse et moribonde !

Un rassemblement contre l'EPR et la politique nucléaire française, suivi d'une conférence de presse, aura lieu le mercredi 7 avril à 19 h 30 à Paris, sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe (1, rue des Fossés Saint Bernard, Métro Jussieu).

Contacts presse :
Rémi Filliau - 06 30 13 35 30
Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20
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NOTES :

[1] "Débat public sur le dossier Penly 3", Rapport du maître d'ouvrage (EDF), p. 60

[2] Mycle Schneider et Anthony Frogatt, Etat des lieux 2009 de l'industrie nucléaire dans le monde, p. 6 : « Même si la Finlande et la France construisent chacune un ou deux réacteurs, la Chine part pour 10 nouvelles centrales et le Japon, la Corée et l'Europe de l'Est ajoutent quelques tranches, la tendance mondiale sera très probablement à la baisse pour les deux prochaines décennies ».

[3] Ainsi, les conclusions du rapport Ollier sur l'énergie éolienne multiplient les obstacles au développement de cette filière et aux objectifs d'atteindre 23% d'énergies renouvelables d'ici 2020 !


Source : www.sortirdunucleaire.org

Info transmise par Sortir du nucléaire

SOS-planete