L'éolien offshore a le vent en poupe! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/09/2010 à 19h35 par Michel.


L'ÉOLIEN OFFSHORE A LE VENT EN POUPE!

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L'éolien offshore a le vent en poupe!

En 2015-2020, les pêcheurs et les plaisanciers cabotant au large des côtes normandes, bretonnes ou vendéennes verront peut-être émerger des fûts d'acier de près de 100 mètres de hauteur.

Si les projets du gouvernement voient le jour, 600 éoliennes d'une capacité de 3 000 mégawatts (MW) - l'équivalent d'un puissant réacteur nucléaire EPR, puisque ces "moulins à vent" ne tournent pas en permanence - seront alors "plantées" dans la mer.

L'objectif est d'installer 6 000 MW à l'horizon 2020 pour un investissement de 15 à 20 milliards d'euros.

En attendant, le gouvernement a confirmé, mardi 24 août, le lancement en septembre des appels d'offres annoncés en mai. Ils portent sur un investissement de 10 milliards d'euros (3,5 millions d'euros par MW) pour la construction de parcs d'éoliennes dans la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée.

L'enjeu n'est pas seulement d'améliorer le bilan carbone et de respecter l'engagement vis-à-vis de l'Europe (23 % d'énergies renouvelables en 2020), mais aussi de créer une véritable filière industrielle, notamment dans les zones portuaires.

Lors d'une rencontre d'affaires organisée début juillet par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le représentant de Jean-Louis Borloo, ministre de l'énergie, avait évoqué les pistes du gouvernement.

Il va définir une dizaine de zones, "propices au développement de l'éolien en mer", découpées en "lots" attribués aux candidats retenus. Les implantations retenues permettront, selon lui, de mutualiser une partie des coûts de raccordement - très élevés - des éoliennes au réseau électrique.

Des projets alléchants sur le papier mais économiquement irréalistes pourront être repris et amendés. Le candidat devra donc proposer un prix de revente du courant à EDF.

Une fois sélectionné, il disposera de dix-huit mois à deux ans pour confirmer la viabilité de son projet. S'il y renonce, l'appel d'offres sera rouvert sur la zone et les études préalables bénéficieront au nouveau candidat.

Il n'y a encore aucune éolienne au large des côtes françaises, alors que le Royaume-Uni et le Danemark ont respectivement 43 % et 31 % de la capacité installée en Europe (plus de 2 000 MW).

L'avenir du seul projet en cours, mené par l'allemand Enertrag au large de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), est suspendu au recours en justice déposé par des riverains. La France a-t-elle pour autant perdu totalement la bataille de l'éolien ?

SUR LA BASE DE PME

Elle ne dispose pas d'ensembliers aussi puissants que l'américain General Electric, l'allemand Siemens, l'espagnol Gamesa ou le danois Vestas. Pétris de culture nucléaire, politiques et dirigeants d'EDF ne s'y sont pas intéressés.

Le gouvernement n'a pas soutenu la volonté d'Areva de s'y développer, laissant filer deux "proies" de choix : le danois Bonus, repris par Siemens, et l'allemand Repower, acheté par l'indien Suzlon. En 2007, Areva a néanmoins racheté l'allemand Multibrid pour se développer dans l'offshore et Alstom a acquis l'espagnol Ecotecnia.

Mais une filière française peut se construire sur la base de petites et moyennes entreprises (PME) et bénéficier de l'ancrage hexagonal d'industries performantes (aéronautique, métallurgie, chantiers navals...).

En 2009, le SER a identifié plus de 140 entreprises dans 18 secteurs connexes à l'éolien, comme les composants, la maintenance, l'ingénierie civile et électrique, le transport et les chantiers. Selon une étude de Capgemini Consulting, "l'ensemble du spectre des composants pourrait être couvert par les entreprises françaises dans un délai de douze à trente-sixmois".

Les villes côtières sont intéressées par ce développement de l'éolien, surtout quand elles doivent opérer de douloureuses reconversions industrielles, comme Le Havre, Nantes - Saint-Nazaire ou Bordeaux. Cette solution de sortie de crise est avancée, parmi d'autres, pour l'ancienne usine Ford de Blanquefort (Gironde).

Pas de lien source ni utile, désolé!

SOS-planete, le site géant!





Auteur : Le Monde