L'élevage : un secteur majeur d'émission de GES dans le monde - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 29/03/2010 à 20h58 par Tanka.


L'ÉLEVAGE : UN SECTEUR MAJEUR D'ÉMISSION DE GES DANS LE MONDE

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L'élevage : un secteur majeur d'émission de GES dans le monde

L'agriculture est responsable de près d'un cinquième de l'ensemble des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'essentiel provenant de l'élevage de bétail. Au cours de ces dernières décennies, l'Europe a sensiblement réduit ces émissions par un recours moins fréquent aux engrais, une meilleure gestion des terres et des techniques d'exploitation et des diminutions dans les nombres de bovins et d'ovins.

De nouvelles améliorations sont attendues, mais une approche globale en matière de gestion des terres et du bétail s'impose pour une solution permanente aux émissions liées au bétail.

Mesurées en termes d'équivalents CO2, 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent du bétail, un pourcentage supérieur aux émissions liées au transport. Ces chiffres sont extraits d'un rapport de 2006 de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, qui ajoute que les animaux d'élevage – vaches, ovins, porcins et volaille – peuvent aussi être une source majeure de dégradation des terres et de l'eau.

Le secteur de l'élevage est un producteur incontournable de produits alimentaires pour une population mondiale toujours plus nombreuse. Mais, comme la consommation mondiale de viande et de lait devrait doubler au cours de la première moitié de ce siècle, le problème des émissions se posera avec encore plus d'acuité.

Le méthane et l'oxyde d'azote sont les deux principaux gaz à effet de serre associés à l'élevage de bétail. Le méthane provient en grande partie du processus de digestion des animaux : les estimations varient, certes, mais une seule vache produirait à elle seule entre 100 et 500 litres de méthane par jour pour 25 litres de lait. L'oxyde d'azote est libéré par le sol et est généralement associé à l'épandage d'engrais. Ces deux gaz sont davantage impliqués dans le réchauffement planétaire que le dioxyde de carbone.

Agriculture et réchauffement planétaire

Les efforts de lutte contre le réchauffement climatique se concentrent aujourd'hui sur l'impact de l'agriculture. Selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), le secteur est responsable d'un peu plus de 9% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE. L'agriculture n'est pas incluse dans le système communautaire d'échange de quotas d'émission, de sorte que les États membres peuvent librement décider s'ils souhaitent ou non l'inclure dans leurs efforts de réduction des émissions.

Plusieurs politiques communautaires ont contribué à réduire les émissions provenant du bétail. La directive de 1991 relative à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole, par exemple, a abouti à une diminution sensible de l'utilisation de phosphore inorganique et d'azote inorganique. Après avoir atteint un pic à la fin des années 1980, cette consommation a diminué d'un tiers, tendance qui devrait se poursuivre. Une meilleure gestion des engrais, notamment sous la forme de meilleures techniques de stockage et d'épandage, permet également de réduire les émissions, tout comme une diminution de la teneur en protéines des aliments pour bétail. Ces mesures, qui avaient été initialement conçues pour améliorer la protection des eaux, ont également eu un impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La politique agricole commune (PAC) a également joué un rôle positif inattendu : le système européen de quotas laitiers a en effet abouti à une diminution très significative de la population des vaches laitières depuis 1984. Ce système étant appelé à prendre fin en 2015, les émissions risquent à nouveau d'augmenter.

Les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique et à s'y adapter dans le domaine de l'agriculture bénéficient d'une attention considérable au titre du pilier «développement rural» de la PAC. Ceux-ci sont par exemple inclus dans les nouveaux défis du récent accord sur le Bilan de santé de la PAC
Le bétail, un élément de l'écosystème

Le bétail, en particulier les animaux de pâture, joue un rôle précieux dans les écosystèmes et comme élément clé pour la protection de la biodiversité. De nombreuses zones de pâture traditionnelles possèdent un sol très riche en carbone et présentent un risque réduit d'érosion. Elles abritent par ailleurs de nombreuses espèces animales et végétales indigènes, tandis que les surfaces toujours en herbe jouent un rôle clé dans le stockage et la filtration des eaux. Les efforts futurs visant à réduire encore les émissions du bétail devront donc tenir compte du rôle global des animaux de pâture.

Source : notre-planete.info

Information recueillie par Tanka.

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur.

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