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Cette actualité a été publiée le 09/10/2010 à 22h07 par Tanka.


L' EFSA SE SOUMET À L' INDUSTRIE CHIMIQUE

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L' EFSA se soumet à l' industrie chimique

Toxicité du bisphénol A : Malgré les preuves l'Autorité européenne de sécurité des aliments n'est pas convaincue.

Alors que le bisphénol A vient d'être interdit dans les biberons par le parlement français, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de rendre son avis sur la possible toxicité de ce composant incorporé à faibles doses dans un certain nombre de récipients notamment en plastique.

Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), le Bisphénol A (BPA) est utilisé depuis plus de 40 ans, dans de très nombreuses applications dont des matériaux au contact des aliments et de l'eau. Il est utilisé dans la fabrication de plastiques polycarbonates potentiellement présents dans des produits comme des bouteilles réutilisables pour les boissons, des biberons pour les bébés et des réservoirs de stockage ; il est aussi employé dans le revêtement de certaines canettes ou boîtes de conserve.

En raison de l'association du BPA à des effets nocifs pour la santé, cette substance active sur le système endocrinien a fait l'objet d'une attention considérable dans le monde entier.

En effet, le Bisphénol A est massivement produit et dispersé dans l'environnement et se retrouve dans l'organisme d'une large majorité de la population, quel que soit l'âge.

Selon un certain nombre d'études, le BPA aurait des conséquences multiples : troubles de la sexualité, cancers de la prostate ou du sein, obésité, diabète, dysfonctionnements thyroïdiens, troubles du comportement et de la reproduction, augmentation du risque d'inflammations intestinales sévères, maladies coronariennes...

Il aurait également des effets néfastes sur le développement du cerveau des foetus et des nouveau-nés.

C'est pourquoi, en octobre 2009, la Commission européenne invitait l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) à évaluer l'intérêt d'une nouvelle étude sur les effets neurodéveloppementaux possibles du BPA et, le cas échéant, à mettre à jour la dose journalière tolérable (DJT) en conséquence. En France, fin janvier 2010, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) rendait un avis mitigé sur les effets toxiques du Bisphénol A.

Pourtant, fin juin 2010, l'Assemblée nationale adoptait définitivement une proposition de loi du Sénat visant à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A sur le territoire français : "La fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons produits à base de Bisphénol A sont suspendues jusqu'à l'adoption, par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, d'un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations."

Mais, le 30 septembre 2010, l'EFSA concluait à l'absence d'éléments pertinents permettant de prouver leur toxicité aux faibles doses actuellement admises...

L'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments

"À la suite d'un examen détaillé et exhaustif de la littérature scientifique récente et d'études sur la toxicité du bisphénol A à faibles doses, les scientifiques du groupe CEF de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont conclu qu'ils n'avaient pu identifier aucune nouvelle preuve qui les amènerait à reconsidérer la dose journalière tolérable (DJT) existante pour le BPA, fixée par l'EFSA à 0,05 mg/kg de poids corporel dans son avis scientifique de 2006 et reconfirmée dans son avis de 2008.

Le groupe a également déclaré que les données actuellement disponibles n'apportaient pas d'éléments probants concernant une toxicité neurocomportementale du BPA.

Un membre du groupe scientifique a exprimé un avis minoritaire mentionnant que certaines études récentes font état d'incertitudes en ce qui concerne des effets indésirables sur la santé à un niveau inférieur à celui utilisé pour établir la DJT actuelle. Bien que le membre du groupe scientifique soit en accord avec l'opinion générale des autres membres sur le fait qu'on ne puisse pas se baser sur ces études pour établir une DJT inférieure, cet expert recommande cependant que la DJT actuelle soit transformée en DJT temporaire.

Les membres du groupe scientifique reconnaissent que certaines études récentes font état d'effets indésirables chez les animaux exposés au BPA pendant leur développement, à des doses bien inférieures à celles utilisées pour déterminer l'actuelle DJT.

Ces études font apparaître des modifications biochimiques au niveau du système nerveux central, des effets sur le système immunitaire et une sensibilité accrue au cancer du sein. Ces études présentent néanmoins plusieurs lacunes.

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Auteur : mediascitoyens

Source : mediascitoyens-diois.blogspot.com