L'eau, implacable miroir ! - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/10/2009 à 11h43 par Michel95.


L'EAU, IMPLACABLE MIROIR !

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L'eau, implacable miroir !

Ouest France - Par Jean-Claude Pierre, vendredi 09 octobre 2009

Information recueillie par Michel95

Depuis son apparition, dans les années 70, le phénomène des marées vertes n'a cessé de s'étendre.

La multiplication « d'accidents », trop longtemps minimisés, voire occultés, révèle la gravité des risques encourus.

Des risques maintenant confirmés par de nombreuses études scientifiques, qui ne permettent plus de qualifier ces proliférations de simples « nuisances », ni de réduire le problème au coût du ramassage...

En cherchant à se concilier les bonnes grâces des collectivités locales, en annonçant que l'Etat prendrait financièrement à sa charge ce ramassage et donc, les coûts externes du modèle actuel de production ¯ le Premier ministre n'a pas su sortir de la logique qui a pourtant révélé son inanité.

Il eût été bien inspiré de préciser que l'Etat, dorénavant, ne se contenterait plus de favoriser les solutions curatives mais qu'il allait, enfin, faire preuve de sagesse en assurant la promotion des pratiques agri-environnementales, parmi lesquelles figure l'agriculture biologique.

Des pratiques respectueuses de l'eau et des sols et qui ont fait leurs preuves. Les experts de l'OCDE insistent depuis longtemps sur le fait qu'il en coûte 4 à 5 fois plus cher de traiter les effets d'un phénomène que de s'attaquer à ses causes, justifiant l'adage populaire selon lequel « mieux vaut prévenir que guérir... ».

La « fuite en avant » a entretenu l'illusion. Les agriculteurs ont été longtemps abusés par leurs prescripteurs et par leurs administrations de tutelle.

Des administrations qui ne pouvaient ignorer la réalité des pollutions, mais qui se sont ingéniées à en minimiser la gravité.

On a, ce faisant, contribué à propager une véritable pollution des esprits qui a accompagné celle de l'eau : les agriculteurs en sont souvent les premières victimes, ne lançons pas d'anathème à la légère...

C'est toute la société qui va devoir regarder la vérité en face, surtout si c'est « une vérité qui dérange », pour reprendre le titre du film d'Al Gore, consacré au réchauffement climatique.

En s'obstinant à conforter les solutions curatives, on pénalise les nombreux agriculteurs qui souhaiteraient modifier leurs pratiques, tant pour répondre aux nouvelles attentes sociales ¯ qu'ils savent fortes ¯ que pour préserver l'eau et les sols sur lesquels repose la vie et, du même coup, protéger leur santé et celle de leurs proches...

Ces algues ont au moins un mérite. Elles se voient et elles se sentent.

De ce fait, elles attirent l'attention sur d'autres pollutions chimiques, en particulier celles dues aux pesticides ¯ inodores, incolores et sans saveur ¯ mais qui génèrent des risques écologiques et sanitaires encore bien plus préoccupants que le nitrate.

Ces risques, nous ne pourrons plus longtemps les dissimuler car avec l'eau on ne peut indéfiniment tricher.

L'humoriste Pierre Dac voyait juste quand il écrivait qu'il valait mieux « penser le changement plutôt que de s'obstiner à changer le pansement.

Ne nous résignons pas à cautionner des palliatifs qui ne font que contrarier la mise en oeuvre d'un authentique développement durable et solidaire.

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