L'eau en poudre a été "inventée" par les pucerons et brevetée par Homo Sapiens en 1968 - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/10/2014 à 04h45 par Exo007.


L'EAU EN POUDRE A ÉTÉ "INVENTÉE" PAR LES PUCERONS ET BREVETÉE PAR HOMO SAPIENS EN 1968

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L'eau en poudre a été "inventée" par les pucerons et brevetée par Homo Sapiens en 1968

 

Note de TS :

Cette histoire de l'eau en poudre juste pour démontrer que la vérité est encore plus extravagante et incroyable qu'on pourrait le soupçonner, tant notre cerveau est imprégné d'idées toutes faites et bien classées !

Ayant été -au sujet de l'eau en poudre- accusés de répandre des hoax, sachez que nos lanceurs d'alerte vérifient toujours les informations qu'ils diffusent et que notre ONG n'a pas pour objet de répandre des hoax sur le Net. C'est même tout le contraire
et du reste mentionné dans nos STATUTS.

 


Ce tas EST un tas de gouttes d'eau enrobées qui forment une sorte de poudre composée à 95% d'eau et à 5% de poudre hydrophobe. Malgré cela, le tas obtenu se comporte comme une poudre, et il est sec au toucher.

 

Le 04/08/2013

Initialement, j'avais prévu de sortir ce billet la semaine dernière. Et puis je me suis dit que publier un billet sur l'eau en poudre le 1er avril, ça allait passer tout de suite pour une mauvaise blague.

Et pourtant c'est très sérieux ! Ce phénomène amusant est bien réel, et permet de fabriquer une poudre composée à 95% d'eau, comme celle représentée sur l'image ci-dessus. Le principe de l'eau en poudre a été développé ces dernières années, et les applications potentielles existent dans de nombreux domaines.

 

Alors arrêtez de rire, et lisez la suite !

 

La recette de l'eau en poudre


Pour fabriquer de l'eau en poudre, c'est très simple : il vous faut de l'eau...et de la poudre ! Mais attention, pas n'importe quelle poudre : choisissez une poudre hydrophobe, c'est-à-dire faite d'une substance qui n'aime pas l'eau

 

Déposez une goutte dans la poudre et faites la rouler doucement : sa surface extérieure se recouvre de poudre, et vous obtenez ce qu'on appelle une goutte enrobée. Vous en avez une illustration ci-dessus, tirée de l'article fondateur publié en 2001 par David Quéré et Pascale Aussilous de l'EPSCI. La goutte enrobée est l'élément de base de l'eau en poudre.

En effet si maintenant vous utilisez beaucoup d'eau et beaucoup de poudre, et que vous touillez le mélange bien fort, vous pouvez obtenir un tas de gouttes enrobées. C'est ce qu'ont réalisé les physiciens B. Binks et R. Murakami en 2006. L'image d'en-tête de ce billet est tirée de leur article : il s'agit d'eau en poudre, composée à 95% d'eau et à 5% de poudre hydrophobe. Malgré cela, le tas obtenu se comporte comme une poudre, et il est sec au toucher.

L'image ci-dessous montre une photo de l'eau en poudre prise au microscope électronique : on y distingue la coque de particules qui enrobe chaque goutte d'eau et l'empêche de fusionner avec ses voisines, comme cela serait le cas avec des gouttes d'eau normales.

 

 

Si vous voulez faire vous-même l'expérience de la goutte enrobée, tout est dans le choix adéquat de la poudre ! Le papier d'origine utilisait notamment des spores de lycopodes, une poudre naturelle issue d'une plante vivace, et connue des illusionnistes pour ses utilisations pyrotechniques (et donc disponible dans toute bonne boutique de magie).

Si vous disposez d'un labo bien fourni, vous pouvez aussi essayer la poudre de PTFE (ce polymère appelé aussi « Téflon », et connu pour ses propriétés hydrophobes), ou encore de la silice hydrophobée, qui est assez analogue au célèbre « sable magique » qui ne se mouille jamais.

Des gouttes non-mouillantes

Les gouttes enrobées qui composent l'eau en poudre se comportent de manière très différente des gouttes normales. Quand on pose une goutte d'eau sur un support, elle prend la forme d'une calotte sphérique : on dit que la goutte mouille la surface. Plus le support est hydrophile, plus la calotte sera étalée; plus il est hydrophobe, plus la goutte aura la forme d'une sphère.

En revanche une goutte enrobée conserve une forme presque parfaitement sphérique, quelle que soit la surface sur laquelle on la pose. Sa surface de contact avec le support peut alors être très faible, et la coquille de poudre qui l'entoure empêche tout contact du liquide avec le substrat. Cette différence est illustrée ci-dessus.

On peut même poser une goutte enrobée sur un plan d'eau pour la faire flotter ! (comme sur l'image ci-dessous. Là aussi grâce à l'enrobage, le liquide de la goutte ne sera jamais en contact direct avec la surface de l'eau).

 

Vaincre les forces de surface

 

Le principe de l'enrobage des gouttes n'est pas nouveau. S'il a été découvert et breveté en 1968, les pucerons l'utilisent déjà depuis quelques millions d'années ! En effet ces derniers secrètent par l'anus une substance sucrée, le miellat, très prisée notamment des fourmis.

Mais les pucerons sont sous la menace permanente de se trouver englués dans leur propre miellat ! Pour éviter cette catastrophe, certains pucerons ont en charge d'enrober les gouttes à l'aide d'une substance cireuse, et de les évacuer en les faisant rouler.

La raison qui rend les gouttes enrobées intéressantes technologiquement est la même que pour les pucerons : les gouttes enrobées sont beaucoup plus facile à déplacer que les gouttes normales. Pour comprendre cela, il faut réaliser qu'une petite goutte d'eau sur une surface est en général très difficile à bouger. J'en veux pour preuve que si vous soufflez sur une goutte déposée sur du verre, elle va rester solidement accrochée. Et même si vous retournez votre morceau de verre pour mettre la goutte la tête en bas, celle ci ne tombera pas !

La raison de ce phénomène, c'est que pour une petite goutte de liquide, les forces d'adhésion en surface sont énormes rapportées à sa taille. Elles sont donc très difficile à vaincre pour déplacer la goutte. Avec les gouttes enrobées, plus de problèmes ! Puisqu'elles ne sont plus en contact direct avec le substrat, elles sont faciles à mettre en mouvement avec une faible force. Certains auteurs ont même imaginé utiliser comme poudre enrobante une substance contenant de l'oxyde de fer, afin de pouvoir déplacer les gouttes par magnétisme !

De plus l'enrobage de la goutte la protège de certains inconvénients des gouttes normales : l'enrobage protège en partie de l'évaporation, en se déplaçant la goutte ne perd pas de liquide, et elle n'est pas contaminée par la surface sur laquelle elle se déplace.

Plusieurs applications possibles existent en cosmétique ou dans l'industrie pharmaceutique, pour la délivrance contrôlée de petites quantités de médicaments, ou encore le transport de liquides dangereux. Enfin, les gouttes enrobées peuvent aussi servir de microréacteurs pour des réactions chimiques, ou dans le domaine dit de la microfluidique.

Bref l'eau en poudre est loin d'être un poisson d'avril !

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de David Louapre, publié par sciencetonnante.wordpress.com et relayé par SOS-planete

 

Note de TS : Grand merci à Daniel Louapre. Grâce à son blog "Science étonnante", nous pouvons prouver que nos infos ne sont pas des "HOAX"

 

On a fabriqué de la poudre d'eau !

Voir notre 1er post à ce sujet : Incroyable mais vrai : des scientifiques ont produit de l'eau en poudre (sèche et donc inévaporable)

 

 

De l'eau en poudre

 

Complément d'information

 

L'idée de mettre au point un procédé permettant de conditionner l'eau sous forme de poudre n'est certes pas nouvelle. En effet, des travaux de recherche antérieurs ont été menés sur cette technique et ont abouti à des résultats concluants (brevet déposé dans les années 60).

Toutefois, ce procédé reste encore novateur de nos jours et suscite de plus en plus d'intérêts, tant écologiques qu'économiques.

Très récemment, des chercheurs de l'université technologique de Compiègne ont publié les résultats de leurs travaux de recherche entrepris depuis bientôt cinq ans sur ce procédé. Ces résultats permettent de mieux comprendre la structure de la matière et le mécanisme qui conduit à son élaboration.

L'objectif du procédé est de fabriquer des poudres sèches en apparence, mais qui contiennent jusqu'à 98% de liquide. La poudre d'eau est enfermée dans des microcapsules en silice hydrophobe. L'eau contenue peut être libérée par une force physique ou par évaporation. Les récents travaux de recherche ont permis d'étudier l'influence de plusieurs paramètres, comme : la taille, la stabilité à la température ambiante, la fluidité et la résistance métallique. Par ailleurs, ces avancées ont conduit à une plus grande simplicité d'utilisation et à un champ d'applications plus large.

Ainsi, ce procédé est susceptible d'intéresser les professionnels ayant besoin d'un stockage d'eau important sous une forme solide. Plusieurs domaines peuvent ainsi faire l'objet d'applications : l'agroalimentaire, les matériaux ignifuges ou bien la pharmaceutique...

L'eau en poudre pourrait être très utile aux agriculteurs qui pourraient semer les graines en même temps que la poudre d'eau. Ce réservoir éviterait ainsi les arrosages massifs, l'eau étant progressivement libérée sur la terre sèche.

Aujourd'hui, des partenariats sont menés avec des industriels du secteur agricole pour mettre au point des réservoirs d'eau destinés aux semences. D'autres applications possibles peuvent être concernées, comme par exemple la réalisation de murs anti-incendie pour lutter contre le feu ou encore des briquettes servant à transporter des vaccins afin de garantir une meilleure protection du produit pharmaceutique.

 

Mohamed Guessasma - Source

 

Note de Jeantrib : Mais l'eau c'est aussi ça :

 

 

 

 

 

L'Actualité vraie sur votre mobile du site étrange qui dérange même les anges

 





Auteur : David Louapre

Source : sciencetonnante.wordpress.com