L'avenir est-il à la géo-ingénierie ou à la sobriété énergétique ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/10/2011 à 11h55 par Kannie.


L'AVENIR EST-IL À LA GÉO-INGÉNIERIE OU À LA SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE ?

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L'avenir est-il à la géo-ingénierie ou à la sobriété énergétique ?

 

Titre initial :
Nous vivons en dette écologique depuis le 27 septembre : l'avenir est-il à la géo-ingénierie ou à la sobriété énergétique ?

 

«Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre» - Claude Lévi-Strauss

Il est connu que nous consommons plus que ce que la Terre peut produire en une année. Depuis quelque temps, il y a comme une conspiration du silence de la part des pays industrialisés et émergents pour ne pas parler des dégâts actuels et imminents des changements climatiques. Pendant ce temps-là, le climat devient erratique. La biodiversité rétrécit.

La publication de l'overshoot day me donne l'opportunité d'attirer l'attention sur le fait que la détérioration risque d'être irréversible. Dans cette publication, nous donnerons quelques pistes proposées pour s'en sortir...

Comme chaque année, on évalue la consommation humaine par rapport à ce que met la Terre à notre disposition. Les Terriens vivent à crédit pour finir l'année, et cela commence tous les ans un peu plus tôt. La date établie par Global Footprint Reso arrivait début novembre en 2000 et tombe maintenant fin septembre. Pour répondre à leurs besoins, les hommes épuisent désormais la planète sans lui permettre de renouveler ses ressources. Les habitants de notre bonne vieille planète Terre ont consommé au 27 septembre tout ce que la planète est capable de fournir en une année.

Pour terminer la dite année, ils compromettent le renouvellement des ressources naturelles, coupant plus d'arbres qu'ils n'en replantent, pêchant sans permettre aux stocks de poissons de freiner leur baisse. Le cap a été franchi dans les années 70.

Aveuglée par un humanisme contre-productif, source d'irrespect écologique et d'un infini gaspillage, l'humanité vit à crédit et consomme annuellement une planète et demie, soit nettement plus que ce que la Terre est en capacité de lui offrir. Selon « Global Footprint Reso », le jour du dépassement global, ou jour de la dette écologique (Earth Overshoot Day), avance irrévocablement chaque année. En 1987, nous vivions à crédit dès le 17 décembre, en 2007 dès le 26 octobre, en 2010 le 21 août, en 2011 le 27 septembre !

Selon les chiffres de «Global Footprint Reso», il faudrait entre 1,2 et 1,5 Terre pour permettre de nourrir la planète. Mais tous les hommes n'ont pas les mêmes appétits : les habitants des Etats-Unis consomment 5 planètes quand ceux de l'Inde vivent avec moins d'une moitié. Ce jour fatidique du dépassement est la date dans l'année où, théoriquement, les ressources renouvelables de la planète pour ladite année auraient été consommées. Au-delà, l'humanité puise dans les réserves naturelles planétaires d'une façon non réversible, si bien qu'à terme, la raréfaction des ressources condamnera l'humanité à un incontournable rationnement.

La civilisation du déclin

De tout temps, l'homme a été avide d'énergie pour satisfaire ses besoins... sans trop utiliser la sienne ! De la maîtrise du feu au paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l'homme à l'énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique. Or, il est clair aujourd'hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites.

Quelles options reste-t-il ? Après le feu et la machine à vapeur, une troisième révolution énergétique semble aujourd'hui inéluctable. Pour Sabine Rabourdin, le concept d'énergie prend aussi des connotations multiples : l'un entendra «chaleur, électricité, transport», quand l'autre pourra aussi bien entendre «pétrole, uranium, panneaux solaires, communication», ou bien «enjeux géopolitiques, factures à payer, puissance, effet de serre, énergie vitale...». Toute la matière, tous les échanges sont des formes d'énergie. Aussi peut-on la considérer comme le socle des sociétés humaines.

L'homme de la révolution industrielle a pu consommer quotidiennement 20.000 Kcal. plus que l'homme préhistorique. L'homme technologique symbolisé par l'Américain consomme lui 8,5 tonnes de pétrole soit dix fois plus que l'homme industriel et 100 fois plus que préhistorique. Soit 230.000 Kcal/jour si l'on inclut toutes les formes d'énergie utilisées quotidiennement (chauffage, déplacement, production, alimentation, etc.).

Cependant dans certains pays africains la consommation ne dépasse pas les 150 kg équivalent pétrole par an. Retenons que dans ce cas l'Américain consomme en une semaine ce que consomme l'Africain du Sahel en une année. C'est cela l'égalité des hommes, les différents droits incantés par l'ONU, le droit à l'alimentation, le droit à l'eau au logement à la santé à la sécurité pour les objectifs du Millénaire et il y a fort à parier qu'aucun de ses droits ne sera atteint sauf le droit de se taire et de mourir en silence comme nous le crient les somaliens.

Nous avons abouti de ce fait à une société de puissance qui ne connaît pas de limites à sa volonté de croissance. Mais cette croissance repose sur la consommation démesurée d'énergies fossiles. Des limites se sont enfin imposées à nous : elles viennent des ressources qui se tarissent, des risques et des pollutions qui ont atteint un seuil nuisible. La catastrophe nucléaire de Fukushima a aussi créé une faille dans la confiance envers les machines thermo-industrielles.

C'est à partir de là que nous pouvons explorer les voies qui s'offrent à nous pour construire la transition vers cette nouvelle «révolution énergétique».

Que faut-il faire ?

Dans ce cadre, un nouveau regain est donné au carbone et donc à la pollution. C'est le cas de l'exploitation irrationnelle des gaz de schiste aux Etats-Unis et qui fait des émules en Europe et... en Algérie. Cependant en France, suite à l'interdiction de la technique controversée de la fracturation hydraulique, le gouvernement va abroger les 3 permis exclusifs de recherche accordés à Schuepbach et Total. La ministre de l'Ecologie N. Kosciusko-Morizet a expliqué que «Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd'hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles.» [...]

Allez parler du bonheur au Somalien, l'Ethiopien qui galère au quotidien pour survivre, quel serait son bonheur ! Rien n'arrête en fait, le ridicule !

[...]

Tout est dit. A nous de choisir entre le chaos et la sobriété énergétique.

 

Lire la totalité de l'article de C. E. Chitour, publié par legrandsoir.info, en cliquant sur Source ou Lien

 


Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Professeur Chems Eddine Chitour

Source : www.legrandsoir.info