L'Australie continue de «parquer» ses réfugiés - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 07/11/2009 à 17h52 par Tanka.


L'AUSTRALIE CONTINUE DE «PARQUER» SES RÉFUGIÉS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
L'Australie continue de «parquer» ses réfugiés

information recueillie par Tanka.

Stéphane Bussard

Canberra accueille les immigrants clandestins sur une île en plein océan Indien, à plus de 1000 kilomètres du continent

Encastré entre la forêt tropicale, des falaises abruptes et la mer, le Centre de détention de réfugiés de Christmas Island apparaît comme une anomalie. Il a, selon le New York Times, coûté 370 millions de dollars et a une capacité de 1200 personnes. Christmas Island est une île australienne de l'océan Indien située à 350 km de l'Indonésie et à 1600 km de l'Australie, la mère patrie.

Le centre a ouvert à Noël, il y a un peu moins de deux ans. Mais il est déjà presque saturé. Des bateaux pleins de réfugiés en provenance d'Afghanistan et du Sri Lanka ne cessent d'affluer. Cette année, 2000 «boat people» ont été envoyés sur l'île. Au point que le premier ministre australien Kevin Rudd, «accusé par l'opposition d'être trop mou en matière d'immigration illégale», a contacté le président indonésien pour que ce dernier fasse intercepter un cargo en provenance de Malaisie qui se dirigeait vers l'Australie avec 260 Sri Lankais à bord.

La volte-face de Kevin Rudd

Le parcage de migrants clandestins sur une île aussi distante ne manque pas de susciter l'ire des organisations de défense des droits de l'homme, qui s'insurgent qu'on puisse traiter des questions aussi graves à des milliers de kilomètres de distance. Selon le quotidien new-yorkais, Kevin Rudd reste impassible: «Je ne présenterai absolument aucune excuse par rapport à la ligne dure adoptée en matière d'immigration clandestine en Australie.» Les ONG, avocats et médias pensent que cette manière de faire a pour but de les tenir à distance de cette politique de «la honte». Le gouvernement australien a jusqu'ici interdit à tout journaliste de se rendre sur l'île.

Parallèle avec Guantanamo

Elu en novembre 2007, le travailliste Kevin Rudd avait promis qu'il allait modifier la politique menée par son prédécesseur, le conservateur John Howard. En février 2008, il semblait avoir donné corps à sa promesse en mettant fin à la «solution Pacifique». Introduite en 2001, cette mesure consistait à parquer les requérants d'asile dans des camps de détention sur les îles du Pacifique de Nauru et de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le virage à 180 degrés de Kevin Rudd avait été salué.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire