L'atmosphère irrespirable des écoles françaises - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 30/03/2012 à 11h40 par Tanka.


L'ATMOSPHÈRE IRRESPIRABLE DES ÉCOLES FRANÇAISES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
L'atmosphère irrespirable des écoles françaises

 
En France, trois enfants sur dix sont exposés à des niveaux de polluants de l'air à l'intérieur des classes supérieurs aux valeurs maximales tolérées par l'OMS et l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). Et cela a des effets négatifs sur leur santé en entraînant, notamment, des problèmes allergiques et respiratoires.

C'est ce que vient de démontrer l'équipe Epidémiologie des maladies allergiques et respiratoires d'Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche Inserm (unité "Épidémiologie, systèmes d'information, modélisation"). Les résultats de son étude, menée dans six villes de France, sont publiés aujourd'hui dans la revue Thorax.

D'emblée, la chercheuse rappelle que les enfants sont plus sensibles aux effets de la pollution de l'air que les adultes. C'est pour évaluer la conséquence directe de cette dernière que l'équipe d'Isabella Annesi-Maesano a analysé pendant une année scolaire la qualité de l'air dans 401 classes de 108 écoles primaires de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Marseille, Strasbourg et Reims. Bien que cette qualité varie en fonction des établissements et des villes, les chercheurs révèlent qu'environ 30 % des 6 590 garçons et filles suivis (âgés de dix ans en moyenne) respirent un air contenant des niveaux de polluants atmosphériques trop élevés. Or, dans les pays industrialisés, les enfants passent environ 80 % de leur temps à l'intérieur, dont une grande partie à l'école.
Actions

Les mesures ont porté sur les concentrations de différents polluants atmosphériques : les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2.5), le dioxyde d'azote (NO2) et trois aldéhydes (formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine).

Les particules fines et le dioxyde d'azote (NO2) proviennent essentiellement de la combustion automobile et peuvent rentrer par transfert (en ouvrant les fenêtres) à l'intérieur des locaux. Les aldéhydes sont des polluants intérieurs issus de nombreuses sources : les produits de combustion (cigarette, bougies, encens, cheminée, cuisinières à gaz), de construction et de décoration (bois, parquets stratifiés, des colles de moquettes, des papiers peints, mais également des vernis, des mousses isolantes), d'entretien (détergents, désinfectants, lingettes) et de traitement (insecticides)...

En parallèle, l'équipe a dépisté d'éventuels problèmes de santé des enfants grâce aux données recueillies lors d'une visite médicale comportant aussi un test cutané aux 11 allergènes les plus communs (acariens, chat, pollens...) et un test d'exercice permettant de détecter l'asthme à l'effort. Ces données ont été complétées par un questionnaire rempli par les parents.

"L'exposition à des concentrations élevées de particules et composés organiques volatils est associée à une augmentation de la prévalence des signes cliniques de l'asthme et des rhinites chez les enfants scolarisés. Les jeunes sujets aux allergies semblent les plus à risque", révèle la chercheuse. Reste maintenant à tenir compte de ces résultats et à engager les actions nécessaires au maintien d'une bonne qualité de l'air dans les écoles. Ce ne sera pas le plus facile...
 

Un article d'Anne Jeanblanc, publié par Le point
 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Anne Jeanblanc

Source : www.lepoint.fr