L'Arctique, enjeu économique et environnemental disputé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/06/2012 à 18h15 par Fred.


L'ARCTIQUE, ENJEU ÉCONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL DISPUTÉ

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L'Arctique, enjeu économique et environnemental disputé

 

Quelques jours après la visite de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton dans l'Arctique, une petite conférence dans le Svalbard en Norvège et un rapport de Greenpeace ont interpellé les gouvernements sur les risques encourus par l'Arctique dus au changement climatique.

Pour cinq pays riverains de l'Arctique (Russie, Canada, Norvège, Danemark, Etats-Unis), la zone est un enjeu économique très important qui aiguise leurs appétits et rivalités. En effet, selon les experts, la valeur des vastes réserves en pétrole de l'Arctique qui pourraient devenir exploitables est estimée à 900 000 milliards de dollars, sans compter le gaz naturel et les minéraux. Mais l'Arctique reste un environnement fragile touché de plein fouet par le réchauffement climatique.

Hillary Clinton a parcouru samedi la côte arctique sur un bateau de recherche norvégien avec des scientifiques et des responsables gouvernementaux afin d'examiner les effets du réchauffement climatique.

S'adressant ensuite à la presse à Tromsoe en Norvège, elle a déclaré que « nombre de prédictions sur le réchauffement dans l'Arctique sont dépassées par les données réelles. »

C'est à Tromsoe, au-delà du cercle polaire, que se situe le Conseil de l'Arctique. Créé en 1996 à Ottawa et composé des pays les plus proches de l'Arctique, il est responsable de la gestion des questions relatives à la zone.

Comme l'a réaffirmé Hillary Clinton, les Etats-Unis souhaitent qu'il continue d'être l'institution principale en charge de ces questions. Mais d'autres pays comme la Chine s'intéressent de très près à la zone. Hillary Clinton en est consciente : « de nombreux pays étudient ce que sera le potentiel [de la région] en termes d'extraction de ressources naturelles, ainsi que de nouvelles routes maritimes, et ils expriment un intérêt croissant pour l'Arctique. »

Chaque année, le réchauffement climatique découvre dans l'Arctique 46 000 kilomètres carrés auparavant couverts de glace. Cet état de fait ouvre des perspectives importantes pour ce qui est de la prospection pétrolière mais aussi pour le développement du commerce maritime par cette route du Nord, plus directe.

Dans le Svalbard en Norvège, non loin du cercle polaire, un petit groupe de scientifiques internationaux, d'hommes politiques et d'hommes d'affaires vient de se réunir lors d'un symposium pour parler du changement climatique et d'une économie à bilan carbone plus faible.

 

 

Anders Wijkman, le président suédois de la conférence, a déclaré que « nulle part les implications du réchauffement climatique ne sont plus visibles que dans l'Arctique. » Considérant que la majorité des gouvernements a échoué à agir, il a appelé à supprimer au plus vite toutes les subventions sur les énergies fossiles et à s'engager plus fortement dans les énergies renouvelables.

Face à ces dangers, Greenpeace vient d'appeler à l'expansion de l'énergie renouvelable et de véhicules plus verts afin de protéger l'Arctique (et d'autres zones) de l'exploitation pétrolière.

L'ONG environnementale, avec l'European Renewable Energy Council (EREC) et le Global Wind Energy Council (GWEC), a lancé dans son dernier rapport « [R]évolution énergétique » une feuille de route énergétique visant à réduire la demande en pétrole d'environ 80%, surtout dans le secteur des transports. Selon Greenpeace, un investissement global annuel de 965,4 milliards d'euros par an jusqu'en 2050 serait nécessaire pour l'implanter (soit environ 1% du PIB mondial).

Mais la course au pétrole qui se profile dans l'Arctique fait craindre de grosses émissions de carbone dans un écosystème fragile et la possibilité d'un accident similaire à celui du Golfe du Mexique en 2010. Elle menace aussi de faire éclater des disputes territoriales.

L'Arctique, objet de recherche scientifique à Ny-Alesund en Norvège, devient de façon croissante une zone de prospection pétrolière. De grandes compagnies pétrolières et gazières comme la norvégienne Statoil ou la russe Gazprom s'intéressent de près à l'Arctique.

Les intérêts économiques faramineux représentés par l'Arctique annoncent les difficultés à venir pour la protection environnementale de cet écosystème fragile fortement touché par le réchauffement climatique.

 

Un article de affaires-strategiques.info

 

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