L' anthropocène : une plongée aux origines de la crise mondiale - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 21/04/2011 à 18h54 par Mich.


L' ANTHROPOCÈNE : UNE PLONGÉE AUX ORIGINES DE LA CRISE MONDIALE

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L' anthropocène : une plongée aux origines de la crise mondiale

 

Quand les archéologues du futur (si l'humanité existe encore) parleront de notre époque, ils évoqueront probablement l'ère de l' "anthropocène".

La toute puissance géopolitique de l'homme lui permet à présent de bouleverser le climat Mais sous la crise écologique (changement du climat ou pollutions diverses), se cache la crise mondiale, secteur de l'énergie en tête.

Bien que l'homme continue de renouveler son panel énergétique (gaz de schiste par exemple) quitte à polluer de plus de plus, le prix de l'énergie ne cesse (et ne cessera) pour autant d'augmenter.

D'abord la démographie élevée engendre ... une pression sur les ressources. Dopé par la spéculation, le prix des matières premières fait augmenter les coûts de distribution et du transport, puis finalement les coûts de la consommation. Et bien que l'énergie soit encore artificiellement trop bon marché, la prise en compte des coûts climatiques (comme avec Fukushima et le secteur du nucléaire), va aggraver cette situation.

Si l'on prend le secteur de l'alimentation, le manque de terres cultivables (sinistrées par le réchauffement climatique par le manque d'eau pour l'irrigation), ainsi que l'accroissement de la demande (surpopulation), font augmenter conjointement rapidement le prix des denrées alimentaires.

Mais que se passerait-il si l'essence venait à manquer dans le tracteur? On voit mal l'agriculteur nourrir la planète à l'ancienne (bio ou pas d'ailleurs)... En attendant c'est le prix du carburant qui influe et influera encore plus sur le prix des denrées alimentaires, comme sur tout le reste.

Car la surpopulation provoque la surenchère de l'eau, de l'énergie, de la nourriture, et plus généralement des matières premières.

Alors que nos besoins croissent exponentiellement pour répondre aux quelques 10 milliards que nous serons bientôt, la raréfaction de l'énergie se fait bel et bien sentir mondialement, amplifié par la spéculation. Même avec des énergies encore plus sales, la demande est telle que cela ne suffira jamais assez pour combler le manque du pétrole.

Car aucune autre énergie que le pétrole est capable de subvenir réellement à la demande quantitative (voire qualitative -sans prendre en compte la pollution- par les produits dérivés) mondiale. Or, le Pic fameux pic Oïl serait déjà atteint, et nous jouons les prolongations du match avec le renouvelable grâce à la technologie.

Et chercher à y remédier avec, par exemple, le gaz de schiste (qui de toute façon ne remplacera donc pas tous les services du pétrole), engendrerait une pollution telle qu'on serait (ou sera car l'homme n'y renoncera pas) obligé d'arrêter.

Comme l'énergie est la base de notre civilisation technologique, sa réduction (qui finira d'arriver par épuisement ou plafonnement des ressources) ou l'augmentation de son coût (par spéculation mécanique sur la raréfaction) ne pourra qu'engendrer l'augmentation du prix de toutes choses.

Or l'économie infinie du capitalisme a besoin de la consommation illimitée. La pauvreté grandissante impliquera tôt ou tard une réduction massive de la consommation, et la récession finira par casser le beau mécanisme de la croissance infinie.

Pour l'instant, le "produire sale pour pas cher" remplace le "produire mieux". En empoisonnant au passage toute la planète, à commencer par notre corps. Mais les limites à la délocalisation et la pollution à outrance se font déjà sentir (re-localisation, demande de produits plus équitables et moraux).

Nous devons éviter un crash imminent. Il est bien évident que la variable écologique est ignorée dans le discours économique et politique, et que tout est envisagé sans l'écologie depuis toujours.

Même les produits soi-disant écologiques sont très souvent des ersatz de l'écologie, qui répondent plus à une demande de marché qu'à une véritable utilité écologique.

Et tout ceci trompe le consommateur, car, au fils des réévaluations des coûts, la pression sur les prix augmente, et il ne voit pas toujours le lien avec l'écologie, car aucune trace de celle-ci dans le discours officiel.

Et finalement aussi, c'est ce qui pénalise l'écologie. Il faut dire que, en la matière, où est l'encouragement des alternatives ? C'est cela que le citoyen veut voir et non une simple taxation des produits non "ecolo ". Il veut pouvoir avoir accès concrètement à l'écologie, pour s'y retrouver financièrement.

Il faudrait donc pouvoir se doter des outils qui, outre la protection de l'environnement, servent aussi les intérêts du consommateur et même du citoyen en général. Alors même qu'à la dette publique s'ajoutera la dette climatique, il faudra s'assurer de ne pas briser l'économie avec l'écologie.

Il sera difficile de le faire sans proposer une autre solution viable. Une solution qui passerait par l'efficacité écolonomique et non par la rentabilité économique comme actuellement.

De surcroît, c'est avec l'harmonie européenne voire mondiale qu'il y aurait le plus de difficultés. Comme avec le Boeuf aux hormones, où l'Union européenne s'est vue obligée de payer des indemnités d'entrave au marché mondial.

Dire qu'il serait possible d'appliquer une politique écolonomique interne en France sans passer par l'aval du reste de l'humanité est quasi-utopique. Cela demande de ne pas faire de demi-mesures, tout en faisant coexister deux visions biens distinctes du monde: celui des profits et intérêts et celui de la rationalité écologique. Le premier suivrait la croissance et l'autre la qualité de vie.

A priori c'est irréconciliable, à la limite de l'impossible. C'est pourquoi, la crise mondiale risque d'aller à son terme sans la coopération à l'échelle planétaire.

 

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Auteur : Le Post

Source : www.lepost.fr