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Cette actualité a été publiée le 14/04/2011 à 22h37 par Tanka.


L'AGRICULTURE SELON MASANOBU FUKUOKA

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L'agriculture selon Masanobu Fukuoka

 
La permaculture se base sur l'intelligence humaine pour concevoir une stratégie pour vivre de manière soutenable et dans l'abondance, avec la Nature.

Près d'un petit village de l'île de Shikoku, au sud du Japon, Masanobu Fukuoka a développé une méthode d'agriculture naturelle qui pourrait aider à inverser le mouvement dégénéré de l'agriculture moderne.

L'agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n'utilise pas de compost préparé. Masanobu Fukuoka n'a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives.

Sa méthode agricole demande moins de travail qu'aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d'énergie fossile. Faire pousser des récoltes agricoles est un changement culturel qui requiert de la connaissance et un effort constant. La distinction fondamentale est que Mr Fukuoka cultive en coopérant avec la nature plutôt qu'en essayant de l' « améliorer » par la conquête.

Sa technique d'agriculture ne nécessite :

Pas de machines... Pas de produits chimiques... Très peu de désherbage... Pas de labourage du sol, pas d'utilisation de compost préparé...et pourtant l'état du sol de ses vergers et de ses champs ne cesse de s'enrichir et de s'améliorer au fil des années.

Ses quatre techniques de base :

Pas de travail du sol : Ne pas labourer et de ne pas sarcler et biner.

Pendant des siècles, les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Pire encore depuis quelques décennies les vendeurs de matériel ont fait croire aux agriculteurs de la nécessité de retourner littéralement la terre avec des socs renverseurs de plus en plus gros, tractés par des engins de plus en plus gros.

Ces socs renverseurs retournent la terre en profondeur, ce qui étouffe la faune et la flore aérobies (qui ont besoin d'oxygène), détruit l'humus et détruit les ingénieurs du sol. Les anciens, eux, passaient le soc à faible profondeur uniquement pour butter les cultures ou former des billons.

En agriculture sauvage on profite de l'action des différents ingénieurs du sols et des systèmes racinaires des plantes, qui travaillent et enrichissent le sol bien mieux et à moindre coût que n'importe quel procédé humain. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l'activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre. C'est comme si un agriculteur cultivait et mettait en jachère simultanément un champ.

Pas de fertilisant chimique ou de compost préparé :

"le grain pour l'homme, la paille pour la terre". Pour fertiliser, M. Fukuoka conseil de faire pousser :

1. une légumineuse en couverture du sol,
2. le trèfle blanc (qui fixe l'azote de l'air dans ses racines),
3. la paille battue sur les champs,
4. un peu de fumier de volaille.

Les engrais chimiques accélèrent la minéralisation et détruisent l'humus. L'humus qui constitue une sorte d'engrais à libération lente dans la nature, devient par sa destruction un engrais coup de fouet. L'utilisation d'engrais chimique sur une parcelle naturelle donnera de grosses récoltes les premières années, mais l'humus se détruisant plus vite qu'il ne se reconstitue, la terre deviendra extrêmement pauvre voire stérile au bout de quelques décennies (ce qui est en train de se produire dans la Beauce).

Les engrais naturels utilisés par Fukuoka, eux, "nourrissent" la terre. Dans cette logique le carbone, sous la forme de bois ou de paille, devient tout aussi important que l'azote (c'est pour cela que les sols forestiers sont les plus fertiles au monde). Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu'ils causent.

Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l'épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

Ne pas désherber :

Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l'équilibre de la communauté biologique. C'est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées.

Pas de produits chimiques :

M. Fukuoka fait pousser ses récoltes de céréalese sans produit chimique d'aucune sorte. Sur quelques arbres du verger, il a occasionnellement recours à une émulsion d'huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales). Il n'utilise pas de poison persistant ou à large spectre, et n'a pas de « programme »pesticide.

Depuis le temps que les plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre.

Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n'atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l'utilisation de poisons chimiques. L'approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.
 

Un article de Seed Bomb , publié par mili-terre

 

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Auteur : Seed Bomb

Source : www.mili-terre.com