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Cette actualité a été publiée le 03/03/2010 à 18h36 par Tanka.


L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE

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L'agriculture biologique

L'agriculture biologique suscite un intérêt croisant des consommateurs soucieux d'une alimentation «saine» et de qualité biologique, mais aussi de divers acteurs du secteur primaire. En effet, le consommateur d'aujourd'hui prête de plus en plus attention à la qualité organoleptique mais aussi à la qualité biologique de ce qu'il mange.

Définition

Cependant, les spécificités de l'agrobiologie sont peu ou mal connues du consommateur.

En France, l'expression «Agriculture biologique» a été choisie par opposition à l'«Agriculture chimique». D'autres vocables sont parfois préférés dans certains pays comme «Agriculture organique» ou «Agriculture écologique». Ces trois termes sont reconnus et protégés par le Règlement européen adopté en 1991.

En France, le législateur a reconnu comme définition la périphrase «Agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse». Les initiatives prises par la Commission européenne ont donné une plus grande crédibilité et un nouveau dynamisme à l'agriculture biologique. La voie semble donc ouverte à l'expansion de ce mode de production.

La loi et la réglementation ont reconnu et codifié cette agriculture en précisant les modes d'obtention des aliments. Seuls les produits végétaux élaborés dans le respect du règlement européen et les produits animaux obtenus selon les prescriptions d'un cahier des charges homologué peuvent se référer à l'agriculture biologique.

Les agrobiologistes certifiés et donc soumis à des contrôles réguliers peuvent utiliser le logo officiel «AB» qui offre aux consommateurs une garantie sur l'authenticité des produits et de leur mode de production. Ce logo fait partie des signes officiels de qualité.

L'exportation de l'agriculture biologique

L'exportation des méthodes agricoles intensives dans les pays en développement n'a pas toujours les résultats escomptés. Les échecs sont fréquents : les matériels ne sont pas réparés, les sols s'épuisent, l'érosion progresse, les pays s'endettent pour acheter des équipements, des carburants, des engrais.

Fondés sur l'amélioration des pratiques traditionnelles, l'agriculture biologique a davantage de chances d'être appropriée par les paysans. Les solutions techniques proposées par les agrobiologistes se révèlent mieux adaptées et moins onéreuses. Ils préconisent notamment la réhabilitation de cultures vivrières diversifiées, des variétés locales résistantes aux maladies, une mécanisation légère, la mobilisation de ressources locales et notamment de résidus organiques.

Le compost améliore la structure et la fertilité des sols, contribue à protéger du milieu agressif (violence du soleil et des pluies), à les humidifier (particulièrement en zones arides), et à reconstituer l'humus.

Enfin, le compost est un engrais précieux pour les paysans pauvres qui ne peuvent pas payer des engrais chimiques importés. De même, les légumineuses fixatrices d'azote de l'air réduisent d'autant les besoins en engrais. Par ailleurs, les cultures associées sont un exemple d'amélioration des pratiques traditionnelles.

Le développement durable passe par des formes d'agriculture alternative.

La diversification des systèmes, des productions et des activités apparaît une solution à la crise actuelle de l'agriculture. Les produits de qualité qui rétribuent mieux les paysans et les techniques générant moins de nuisances pour l'environnement sont à encourager. Ces axes sont porteurs d'espoir particulièrement pour les régions les plus déshéritées. Ils peuvent contribuer à la pérennité des petites exploitations et à faire vivre des fermiers qui sont souvent de remarquables gestionnaires de la nature. L'agriculture biologique est incontestablement un moyen de répondre au défi du développement durable du troisième millénaire.

Production exigeante et produit de qualité

L'agriculture biologique est un mode de production alternatif qui exclut l'usage de pesticides et d'engrais chimiques ou solubles. Ce mode de production est à la fois respectueux des rythmes naturels et du bien-être des animaux, ce qui lui permet de s'imposer de plus une contrainte forte qui lui est spécifique : la non-utilisation des produits chimiques de synthèse et, depuis peu (24/08/1999), des OGM et de leurs dérivés. Elle est aussi un levier efficace d'aménagement du territoire, exigeant moins d'investissement par hectare, plus de main d'oeuvre et de savoir-faire (et de savoir observer), et permettant une meilleure valeur ajoutée. Elle peut ainsi rendre viable des exploitations de petites surfaces et des terres relativement pauvres.

Source : omaecaequitable.com


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Information recueillie par Tanka

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