L'affaire Mediator éclabousse - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/01/2011 à 16h59 par Jacques.


L'AFFAIRE MEDIATOR ÉCLABOUSSE

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Titre initial : L'affaire Mediator éclabousse toute l'industrie pharmaceutique

Le ministre du Travail et de la Santé s'est appuyé sur le rapport de l'IGAS, très critique envers le laboratoire Servier, pour réclamer une réforme de la pharmacovigilance. Une réforme qui devrait toucher de plein fouet tous les laboratoires pharmaceutiques.

C'est encore pire que prévu. Les premières conclusions de l'Inspection générale des affaires sociales (l'IGAS), saisie par Xavier Bertrand en novembre pour enquêter sur le Mediator, apparaissent comme un réquisitoire en règle contre le laboratoire Servier. Mauvaise foi, dissimulation, pression...

De 1976 à 2010, le laboratoire aurait usé de méthodes très critiquables et serait intervenu « sans relâche auprès des acteurs de la chaîne du médicament pour pouvoir poursuivre la commercialisation du Médiator et pour en obtenir la reconnaissance en qualité de médicament antidiabétique »... alors qu'il s'agissait d'un anorexigène, un dérivé de l'amphétamine conçu à l'origine pour le traitement de l'obésité.

Or le Mediator aurait causé entre 500 à 2 000 décès !

Servier devant la justice le 11 février

On ne peut cependant que regretter que l'IGAS (pour des raisons liées à son statut légal) n'ait pas eu le droit de recueillir la version des faits du principal accusé.

Le laboratoire Servier devrait néanmoins être entendu par la justice le 11 février, suite au dépôt de 116 plaintes par l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator pour homicides et blessures involontaires.

Dans un communiqué, les responsables du laboratoire précisent d'ailleurs qu'ils souhaitent « pouvoir répondre point par point » au rapport de l'IGAS et qu'ils ont « scrupuleusement appliqué toutes les décisions» des autorités de santé, tout en s'engageant à « assumer toutes leurs éventuelles responsabilités à l'égard des patients, qui constituent leur première préoccupation. »

L'Afssaps pointée du doigt

Mais le groupe Servier n'est pas le seul mis en cause par l'IGAS. L'organisme souligne également les défaillances des acteurs de la chaîne du médicament, « roulés dans la farine » par le laboratoire.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), en particulier, est pointée du doigt pour avoir fait preuve d'une « incompréhensible tolérance » à l'égard du Mediator, alors qu'elle disposait d'éléments pour l'interdire dès 1999 !

« Surchargée de travail (...), bridée par la crainte des contentieux avec les firmes, l'Agence est apparue, dans le cas étudié, comme une structure lourde, lente, peu réactive, figée, malgré la bonne volonté et le travail acharné de la plupart de ses agents, dans une sorte de bureaucratie sanitaire », relève le rapport.

Le Ministre ne savait pas !

Si les failles du système de pharmacovigilance sont aussi énumérées par l'IGAS, les ministres successifs de la santé sont plutôt épargnés.

« Il semble qu'aucune information sanitaire sur le risque du Mediator n'a été portée à la connaissance des ministres avant que la décision de suspension ne soit imminente », même s'ils « auraient du être attentifs à la nécessité de renforcer et de rendre plus efficace » le dispositif de pharmacovigilance, selon elle.

Réforme de la pharmacovigilance annoncée

Des conclusions que ne pouvaient pas laisser passer l'actuel ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, d'autant plus qu'il avait été ministre de la Santé de 2005 à 2007.

Il vient ainsi d'annoncer qu'un projet de loi sur la réforme de la pharmacovigilance serait présenté avant la fin de l'année, afin de « changer radicalement le système » de sécurité sanitaire.

« Des propositions fortes ont été faites, les missions parlementaires se mettent au travail sans tarder » et devraient aboutir d'ici la fin du premier semestre.

Une réflexion devrait donc s'engager avec l'ensemble des parties prenantes : parlementaires, expertise académique, agences sanitaires, syndicats professionnels, associations de patients, industries de santé...

Rééxamen de 76 médicaments

Mais l'industrie pharmaceutique est d'ores et déjà touchée de plein fouet par les propositions du ministre. Car il a demandé le réexamen d'ici deux semaines des 76 médicaments qui faisaient l'objet d'un suivi national de pharmacovigilance... ce qui pourrait entraîner le retrait de certains d'entre eux.

Une échéance « absurde », estime le responsable d'un petit laboratoire, « car ce type d'enquête nécessite de disposer de suffisamment de temps pour recueillir les effets indésirables et rechercher d'autres informations ». .....

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Auteur : werdna

Source : inventerre.canalblog.com