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Cette actualité a été publiée le 08/01/2010 à 19h48 par Tanka.


L'ADN DU MAÏS TRANSGÉNIQUE PERSISTE DANS LA CHAÎNE ALIMENTAIRE

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L'ADN du maïs transgénique persiste dans la chaîne alimentaire

Information recueillie par Tanka

Des chercheurs canadiens ont démontré que l'ADN transgénique du maïs résistant à l'herbicide Roundup de Monsanto se transmettait dans la chaîne alimentaire du sol. C'est la première fois qu'ils arrivent à prouver la persistance d'OGM dans une chaîne alimentaire.

Les chercheurs de l'Université de Guelph en Ontario ont découvert « d'importantes concentrations d'ADN transgénique » dans les minuscules animaux vivant dans le sol, comme les vers de terre et autres invertébrés qui contribuent à nourrir ce sol.

Selon les auteurs de l'étude, publiée dans le Agronomy Journal, la persistance de l'ADN transgénique dans les systèmes agricoles et naturels représente « un risque réel avec des implications sérieuses pour la santé environnementale, incluant pour la sécurité humaine ».

Les scientifiques ont mené leur test dans un champ arrosé du célèbre herbicide RoundUp, commercialisé par le géant mondial des OGM, Monsanto.

« Nous avons trouvé d'importantes concentrations d'ADN transgénique dans les animaux de la chaîne alimentaire du sol associés avec le maïs RoundUp Ready. Ceci démontre que le transgène ne se dégrade pas nécessairement à l'intérieur de la chaîne alimentaire. »

La présence de l'ADN transgénique dans la chaîne alimentaire du sol est une chose. Reste désormais à déterminer jusqu'où le transgène est détectable et si celui-ci pourrait se transformer. « Les animaux associés à la chaîne alimentaire du sol s'avèrent un excellent point de départ pour détecter les transformations génétiques dans un environnement naturel. »

Demande de moratoire

Plusieurs détracteurs des OGM, tels que le groupe environnementaliste Greenpeace, demandent depuis longtemps un moratoire sur les OGM jusqu'à ce que des études indépendantes démontrent clairement que ceux-ci n'ont aucun impact sur l'environnement et la santé humaine.

Rappelons que présentement, les institutions gouvernementales qui autorisent les OGM sur le marché canadien, tels que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, se basent sur les études faites par les industriels qui commercialisent les OGM tels que Monsanto.

Ceci est possible puisqu'ils se basent sur le principe de l'équivalence substantielle, c'est-à-dire que si un aliment génétiquement modifié est essentiellement semblable à l'aliment non génétiquement modifié existant, il peut être évalué de la même manière que son homologue existant en ce qui concerne la sécurité.

Au Québec, près de 60 % du maïs est génétiquement modifié, en grande partie avec le RoundUpReady de Monsanto.

Jessica Nadeau - Source : ruefrontenac.com

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