L'ACROnique de Fukushima : la catastrophe au jour le jour - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/08/2013 à 18h26 par kannie.


L'ACRONIQUE DE FUKUSHIMA : LA CATASTROPHE AU JOUR LE JOUR

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L'ACROnique de Fukushima : la catastrophe au jour le jour

 

Dernier communiqué de l'ACRO : les irradiations médicales ne sont pas inoffensives

Samedi 3 août :

• Lors de la première réunion entre TEPCo et le groupe de travail ad-hoc mis en place par la NRA à propos des fuites en mer, TEPCo a dit que la quantité totale de tritium rejeté depuis mai 2011 est comprise entre 20 000 et 40 000 milliards de becquerels (20 et 40 TBq).

On ne sait pas comment l'évaluation a été faite. C'est beaucoup moins que ce que rejette annuellement l'usine AREVA La Hague.

C'est aussi beaucoup moins que ce qui est prévu pour l'usine de "retraitement" de Rokkashô si elle est mise en service un jour.

Mais c'est 10 à 100 fois plus qu'une centrale nucléaire en fonctionnement normal. On n'en connaît pas la quantité de césium et de strontium qui ont fui.

La barrière souterraine, que TEPCo est en train de mettre en place, ne sert à rien, comme prévu, car l'eau la contourne.

TEPCo a admis que l'eau contaminée menaçait de passer par dessus car les deux premiers mètres de sol ne sont pas solidifiés.

TEPCo continue de prétendre que cette barrière, qui sera terminée en octobre prochain, va résoudre le problème.

La NRA demande à TEPCo de pomper cette eau, mais comme les tranchées/tunnels sont toujours reliés aux bâtiments turbine qui sont reliés aux bâtiments réacteurs, c'est sans fin. Il faudrait pomper environ 100 m3 par jour, selon une estimation, pour prévenir les fuites en mer. Et TEPCo ne sait pas où mettre cette eau...

En fait ces tunnels/tranchées, TEPCo n'y touchait pas car ils permettaient de stocker de l'eau contaminée... sans garantie d'étanchéité.

 

Cette contamination est dramatique pour le Japon,
gros consommateur de produits de la mer

 

TEPCo a mis en ligne un document en anglais daté du 22 juillet sur la contamination des nappes phréatiques. Cela correspond au jour où elle admis les fuites en mer.

• Les maires et représentants de 8 communes autour de la centrale de Fukushima ont demandé au ministère de l'environnement de continuer la décontamination jusqu'à ce que les niveaux d'exposition passent sous la limite de 1 mSv/an.

• Quatre débris très radioactifs ont été découverts à Naraha, à une quinzaine de kilomètres de la centrale de Fukushima daï-ichi, à une centaine de mètres de l'embouchure de la rivière Idégawa.

Le débit de dose total (bêta plus gamma) au contact du premier débris découvert est de 1 mSv/h. Ce sont des décontamineurs qui sont tombés dessus. Depuis, TEPCo en a trouvé 3 autres qui tiennent tous dans la main et ressemblent à du caoutchouc gris.

Le débit de dose au contact peut atteindre 36 mSv/h. L'origine demeure indéterminée, mais la contamination en césium 134 est environ à la moitié de la contamination en césium 137, ce qui laisse penser que cela vient de la catastrophe de Fukushima. Il faudrait confier ces débris à un laboratoire extérieur à TEPCo pour faire toute la lumière.

 

 

Jeudi 1er août :

• Le cauchemar de l'eau contaminée continue :

- TEPCo pensait pouvoir arrêter les fuites vers la mer en injectant dans le sol un produit chimique le long du littoral. Cette solution ne pouvait pas être efficace car l'eau allait contourner la barrière et rejaillir plus loin. Et c'est bien ce que TEPCo a observé.

TEPCo a creusé des trous jusqu'à 16 m de profondeur et y a injecté un produit solidifiant. Mais elle s'est aperçue que le niveau d'eau dans un des puits a augmenté d'un mètre depuis début juillet. Et comme le sol ne peut pas être solidifié sur les deux premiers mètres, l'eau va passer par dessus. Elle pourrait aussi passer par en dessous... Avec la vitesse de montée de l'eau observée, cela va déborder dans 3 semaines environ.

La barrière fait 100 m de large, pour rien.

- après la fuite massive en mer d'avril 2011, TEPCo avait déclaré qu'elle allait sceller le passage entre le bâtiment turbine et des tunnels/tranchées qui ont fui en mer afin de prévenir toute nouvelle fuite. Mais, elle n'a rien fait, comme vient de le découvrir l'Asahi (un grand journal japonais).

TEPCo n'a commencé à étudier comment colmater les passages qu'à partir de cet été, quand les fuites conséquentes ont repris. C'est donc trop tard, alors que dans feuille de route datée du 17 avril 2011 cette mesure était explicitement indiquée. TEPCo met en avant des difficultés techniques comme excuse.

Les derniers résultats de mesure de la contamination en césium de l'eau de ces tranchées font apparaître de concentrations en centaines de millions de becquerels par litre pour le réacteur n°2. Plus c'est profond, plus c'est contaminé : il y a jusqu'à 950 millions de bequerels par litre ! Environ 10 fois moins pour le réacteur n°3. Le communiqué en anglais est ici.

• TEPCo continue à s'enfoncer dans le rouge. Elle a encore perdu 29,4 milliards de yens (226 millons d'euros) au premier trimestre de cette année fiscale (avril - mai - juin). Les pertes diminuent par rapport à l'an dernier. 8 des 9 compagnies d'électricité sont dans le rouge pour cette même période. Comme d'habitude, ce serait dû au prix des combustibles fossile...

TEPCo estime aussi le montant total des compensations à 4 000 milliards de yens (31 milliards d'euros).

Pour rétablir un peu ses finances, elle veut redémarrer les réacteurs 6 et 7 de sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa (Niigata). Mais comme elle fait preuve de négligences graves dans sa gestion de l'eau contaminée de sa centrale de Fukushima daï-ichi, elle a du mal à convaincre qu'elle saura exploiter du nucléaire en toute sûreté.

Et comme chaque yen compte, elle continue à ne faire les travaux qu'au dernier moment avec les solutions les moins chères. Qui, bien-sûr ne tiennent pas et TEPCo perd encore en crédibilité...

 

Aucune arme nucléaire - C'en est fini du nucléaire - Sauvez Fukushima

 

Pour sortir de ce cercle vicieux, certains envisagent de séparer TEPCo en deux entités séparées : une aurait la charge de la centrale accidentée et l'autre de la production d'énergie.

Les réacteurs 5 et 6 de Fukushima daï-ichi, qui ne sont pas officiellement arrêtés définitivement, et ceux de Fukushima daï-ni iront dans quelle branche ? Qui paiera pour le démantèlement ?

• Le quotidien Maïnichi révèle que les agences gouvernementales en charge du soutien aux victimes de la catastrophe nucléaire ont décidé secrètement de reporter à après les élections l'établissement de critères à partir desquels les Japonais ont doit à un soutien financier, médical etc.

Il s'agit pourtant du point crucial pour l'avenir des réfugiés, mais le gouvernement craignait que l'annonce des doses limites retenues ne soient vivement critiquées et influencent le résultat des élections.

Les Agences concernées ne veulent par prendre la responsabilité de cette décision difficile et se renvoient la balle. Pour la NRA, ce n'est pas une décision scientifique et ce n'est donc pas à elle de décider.

La limite de dose fixée pour déterminer les évacuations est de 20 mSv/an, ce qui est 20 fois plus que la limite à ne pas dépasser en temps normal. C'est trop élevé.

La loi passée le 21 juin 2012 prévoit que les évacués volontaires qui vivent dans une zone où l'exposition externe est supérieure à une limite à déterminer ont droit à un soutien financier. De nombreuses associations militent pour que cette limite soit fixée à 1 mSv/an, mais le gouvernement n'est pas prêt à en assumer les conséquences financières. Et donc le dossier n'avance pas.

 

 

• Les appareils d'anthropogammamétrie pour mesurer la contamination interne ont été conçus pour les adultes et ne permettaient pas de contrôler les petits enfants. Les autorités de Fukushima ont adapté l'appareil et ont commencé à contrôler les enfants de moins de 4 ans. Plus de 2 ans 1 mois après le déclenchement de la catastrophe, il était temps ! Les autorités régionales vont commencer par les enfants des zones évacuées, puis étendre le dépistage aux autres.

• Comme déjà annoncé, les habitants du district de Miyakoji dans la commune de Tamura peuvent maintenant rentrer et dormir chez eux pendant 3 mois. Il ne s'agit pas d'une levée complète de l'ordre d'évacuer pour qu'ils puissent continuer à toucher les indemnités. Le débit de dose y est inférieur à 20 mSv/an, mais la zone est à moins de 20 km de la centrale.

Mais sur 119 foyers concernés, seulement 28 en ont fait la demande. Cela représente 112 personnes. Et seulement la moitié devraient y rester les 3 mois. Très peu pourraient rentrer définitivement.

 

 

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de acro.eu.org, relayé par SOS-planete

 

 

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Auteur : ACRO

Source : www.acro.eu.org