Juillet 2010 confirme l'année record - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 19/09/2010 à 21h48 par Jacques.


JUILLET 2010 CONFIRME L'ANNÉE RECORD

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre

L'équipe de James Hansen (Goddard institute for space studies) de la Nasa vient de publier l'analyse des températures mondiales pour juillet 2010.

La carte ci-contre en montre les détails. Avec un écart à la moyenne (calculée sur 1951-1980) de 0,55°C elle contribue à hisser les sept premiers mois de 2010 au premier rang des années les plus chaudes depuis 130 ans.

Cette carte montre quelques détails intéressants. Ainsi elle confirme que le Pacifique tropical est entré dans une phase La Niña de l'oscillation océano-atmosphérique dite ENSO.

Elle va se traduire par une diminution des températures du Pacifique tropical Est, et une diminution de la pluviométrie sur les côtes andines... mais aussi par le retour des sardines et anchois au grand bonheur des pêcheurs.

El Niño avait contribué à la hausse des températures mondiales depuis plusieurs mois, la Niña devrait jouer en sens inverse dans les mois qui viennent... et peut-être faire descendre l'année 2010 au deuxième ou troisième rang. On avait observe le même phénomène en 1998.

La carte montre également l'énorme écart à la moyenne vers le chaud centré sur la Russie européenne, en correspondance avec la canicule qui y sévit.

Voir ici une carte beaucoup plus détaillée des zones chaudes fin 1880-Juillet 2010 juillet. On peut aussi voir des zones plus froides que leur moyenne climatologique en Sibérie occidentale, dans le cône sud de l'Amérique latine et sur une large partie de l'Antarctique.

Le graphique ci-contre, en moyenne planétaire glissante sur douze mois, montre l'évolution de la température depuis 1880 en intégrant les dernières mesures.

Il montre deux phénomènes : d'une part la tendance séculaire à l'augmentation des températures, et d'autre part des variations interannuelles qui peuvent aller jusqu'à 0,3°C d'une année sur l'autre.

Voici enfin ci-dessous un comparatif des trois années les plus chaudes connues et un graphique de l'évolution mois après mois de ces trois années ainsi que du Comp 2010 1998 2005 record mensuel lorsqu'il provient d'une autre année. Ce comparatif montre que les traits climatiques des trois années records sont assez différents.

Il faut ne pas prendre trop au pied de la lettre l'idée d'un classement précis. En réalité les écarts entre les années 1998, 2005 et 2010 sont de l'ordre de l'incertitude de la mesure, il est donc plus raisonnable de les considérer comme pratiquement d'égale température.

Pour les amateurs de précisions, lire ici un article où l'équipe de James Hansen explique comment elle travaille. .

Les relations entre l'évolution des températures moyennes et les événements météorologiques comme la canicule russe ou la mousson très intense au Pakistan et les pluies très fortes dans certaines zones de la Chine intérieure sont délicates à élucider.

Toutefois deux éléments sont sans conteste. D'une part l'augmentation des températures moyennes se traduit par plus de risques de vagues de chaleur.

Et d'autre part elles se traduisent par une augmentation de l'évaporation et de la quantité d'eau dans l'atmosphère. Un jour où l'autre, cette eau se condense et tombe... et le risque qu'elle tombe en trop grandes quantités sur une zone précise grandit.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........

 
.
.





Auteur : Sylvestre Huet

Source : sciences.blogs.liberation.fr