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Cette actualité a été publiée le 17/09/2009 à 21h12 par Tanka.


JOURNALISTE ENVIRONNEMENTALISTE, UN MÉTIER À RISQUE

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Journaliste environnementaliste, un métier à risque

Information recueillie par Tanka.

Reporters sans frontières publie un rapport sur les représailles dont sont victimes les journalistes qui dénoncent les atteintes à l'environnement. Un album photo sort à la même occasion pour soutenir leur travail.

Reporters sans frontières (RSF) publie aujourd'hui son nouvel album : "100 photos de Nature pour la liberté de la presse". C'est pour soutenir les journalistes spécialisés dans les questions environnementales que l'ONG sort cette nouvelle édition de célèbre publication. Selon RSF, beaucoup de ces journalistes "se retrouvent aux avant-postes d'une nouvelle ligne de front : leur travail constitue une menace pour nombre d'entreprises, d'organisations mafieuses, voire d'Etats qui tirent profit d'un usage abusif du milieu naturel. Ces journalistes deviennent alors des témoins gênants, voire des ennemis à abattre".

Pour appuyer ces allégations, l'ONG publie en parallèle un rapport intitulé : "Journaliste environnementaliste, un combat périlleux". Il cite plusieurs exemples de journalistes tués, agressés, emprisonnés, menacés de mort ou censurés à la suite d'enquêtes sur la déforestation, la pollution, la construction d'infrastructures aux impacts dévastateurs sur l'environnement...

Lúcio Flávio Pinto, fondateur et rédacteur en chef du bimensuel brésilien Jornal Pessoal à Belém a par exemple publié une série d'enquêtes consacrées à la déforestation en Amazonie. "Résultat : 33 actions en justice au total ont été engagées contre lui", souligne RSF. Son confrère Lai Baldé, journaliste correspondant de la radio Bombolom-FM à Bissora, Guinée-Bissau a reçu des "conseils" au lendemain de la diffusion d'un long reportage dénonçant l'exploitation clandestine des forêts. "L'interlocuteur anonyme de Lai Baldé lui a simplement indiqué : "Eh ! cher frère, pourquoi insistez-vous tant sur cette affaire ? Nous savons que les gens font quelque chose de mauvais. Mais nous n'avons pas le choix. N'en parlez plus, soyez gentil...", cite l'ONG.

Plus connu en France, Yann Arthus-Bertrand et dix membres de son équipe ont été arrêtés lorsqu'ils effectuaient un reportage pour l'émission “Vu du Ciel”. C'était le 20 février 2008, à l'aéroport de Puerto Iguazú, en Argentine. "L'équipe de tournage enquêtait sur la controverse suscitée par la construction du barrage de Yacyreta, près de Posadas. Des policiers avaient observé d'un oeil suspicieux la rencontre de l'équipe avec des habitants du village d'El Brete, hostiles à la construction d'un autre barrage dans le périmètre de leur localité, avant d'interdire de vol l'hélicoptère affrété pour le tournage. L'équipe n'a été libérée sous caution que cinq jours plus tard", apprend-t-on dans le rapport.

Des informations inquiétantes sur une bataille qui concerne l'avenir de l'humanité toute entière.

Retrouvez l'intégralité du rapport sur le site de RSF.