Jouets nocifs : appel à la vigilance parentale à l'approche de Noël - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 26/11/2009 à 09h34 par Tanka.


JOUETS NOCIFS : APPEL À LA VIGILANCE PARENTALE À L'APPROCHE DE NOËL

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Jouets nocifs : appel à la vigilance parentale à l'approche de Noël

Information recueillie par Tanka.

Sur les 13 poupées testées, 12 ont reçu la mention « insatisfaisante ».

A l'approche de Noël, on assiste à une effervescence générale, joyeusement orchestrée par d'alléchants messages publicitaires vantant les mérites des derniers modèles de jouets. Mais cette atmosphère de festivités ne doit pas masquer les dangers qui se cachent derrière certains de ces cadeaux. De fait, à l'instar du bisphénol A détecté dans certains biberons en plastique, nombre de substances chimiques peu recommandables intègrent la composition des peluches, hochets et autres jouets d'apparence anodine.

Représentant l'un des principaux marchés de l'industrie des jouets avec les Etats-Unis, l'Europe importe 90 % des jouets qu'elle distribue sur son territoire. Toutefois, bien qu'étant consciente des faibles exigences des pays fournisseurs en matière de sécurité et de qualité des jouets, l'Union européenne pâtit d'une réglementation pour le moins laxiste quant au contrôle de ces produits. Néanmoins, suite à la détection de problèmes de qualité, des marques réputées telles que Matel ou Fisher-Price ont été soumises à des rappels à grande échelle en 2007 (1605 tonnes de jouets), au sein de l'UE.

En l'absence d'une réglementation efficace en la matière, il revient dès lors aux parents de faire preuve de vigilance face à une offre de produits toujours plus foisonnante. Pour les accompagner dans leur rôle de veilleur, le réseau « Women in Europe for a Common Future » (WECF) met à disposition des consommateurs un guide d'achat, à commander par courrier auprès de WECF France (1). Celui-ci fournit un tableau listant les différentes gammes de jouets (peluches, jouets électroniques, en bois, en plastique...) et les principales substances potentiellement toxiques qu'elles sont susceptibles de contenir. Figurent notamment dans cette liste non exhaustive le Bisphénol A, le formaldéhyde, les hydrocarbures, les phtalates ou encore le plomb. Une troisième colonne décrit les effets sur la santé attribués à ces substances.

Outre ce tableau, le guide délivre quelques conseils simples à suivre avant de procéder à ses achats. Il est ainsi recommandé de préférer les poupées en tissu ou en coton bio plutôt que celles en plastique ou en synthétique. En effet, sur les 13 poupées testées par le magazine allemand Ökotest en 2008, 12 ont reçu la mention « insatisfaisante ». D'après une autre étude, menée par l'association française 60 Millions de consommateurs, trois des six poupées analysées contenaient des phtalates ou des colorants azoïques.

De la même manière, les peluches et autres doudous à poils longs ou rembourrés en synthétique sont suspectés de contenir des allergènes ou des retardateurs de flamme bromés, réputés dangereux pour la santé. Au regard de quoi, il est préconisé de laver le produit avant utilisation, de privilégier les produits en fibres naturelles ou bio et d'éviter les cadeaux publicitaires, auxquels les limites fixées par la réglementation ne sont pas applicables.

D'autres recommandations similaires sont proposées dans de multiples domaines : jouets en bois, mobilier et équipement de puériculture, peintures, feutres, kits de maquillage, pâtes à modeler, et également gadgets électroniques dont le public ciblé est de plus en plus précoce.

A l'heure actuelle, malgré la révision de la Directive européenne sur la sécurité des jouets en décembre 2008 et la réglementation REACH relative aux substances chimiques, beaucoup de substances nocives, telles que le mercure et le plomb, entrent encore dans la composition des jouets. Une réalité contre laquelle il est difficile pour les consommateurs de se prémunir, d'autant que la composition des jouets n'est pas soumise à l'obligation d'étiquetage.

Toutefois, certaines démarches restent à portée de main et permettent de faire valoir ses droits auprès des industriels. De fait, en vigueur depuis 2007, REACH octroie aux consommateurs européens le droit de s'informer sur les substances chimiques nocives présentes dans un produit, via un courrier adressé directement au fabricant.

Cécile Cassier

Pour en savoir plus sur la situation planétaire