José Endundo : « L'ennemi de la forêt, c'est la misère et la pauvreté » - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 31/07/2009 à 23h26 par Michel WALTER.


JOSÉ ENDUNDO : « L'ENNEMI DE LA FORÊT, C'EST LA MISÈRE ET LA PAUVRETÉ »

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José Endundo : «  L'ennemi de la forêt, c'est la misère et la pauvreté »

Le ministre congolais de l'Environnement, José Endundo Bononge, appelle la communauté internationale à soutenir la République Démocratique du Congo dans la conservation de sa forêt autant qu'elle le fait pour le Brésil. Il l'a dit jeudi à Okapi au cours de l'émission Dialogue entre Congolais consacrée notamment au rapport de l'ONG internationale Green peace sur la gestion des ressources forestières au pays, rapporte radiookapi.net

José Endundo Ministre de l'environnement et conservation de la nature

« Chaque fois que je suis dans les réunions internationales, on passe des nuits à négocier, je dis : l'ennemi de la forêt, c'est la misère et la pauvreté. Nous ne pouvons pas maintenir cette forêt avec une population misérabilisée, une population pauvre qui n'a pas d'écoles, qui n'a pas de centres de santé, qui n'a pas l'eau potable, qui n'a pas l'électricité » a soutenu le ministre Endundo. Et de renchérir : « Je voudrais quand même signaler que la RDC est le pays où l'exploitation forestière est la moindre. Mais je constate que le Brésil qui est le pays qui a, le plus décimé sa forêt, est celui qui a reçu le plus de subventions internationales. Lorsque je dis à la communauté internationale : si vous n'apportez pas le soutien que nous attendons, nous détruirons la forêt, c'est une façon de leur dire : vous devez, de la même manière que vous soutenez le Brésil, nous soutenir parce que nous somme le deuxième poumon. »

Dans son rapport au sujet des forêts congolaises, l'ONG Green peace demande justement au gouvernement de la RDC de clarifier les réformes en cours dans le domaine de la gestion forestière. Par ailleurs, les populations autochtones demandent à l'Etat congolais de réduire les surfaces de coupe de bois pour permettre la rémunération, au niveau international, des surfaces encore intactes, en vue de lutter ainsi contre la paupérisation des populations locales qui ne bénéficient pas de l'exploitation forestière. L'abbé Willy Loyombo, coordinateur de la dynamique Groupe peuple autochtone, qui était également l'invité de Dialogue entre Congolais, a abondé dans ce sens. D'après lui, la RDC devrait profiter de la mise en place du RED (Réduction des émissions dues à la déforestation) qui est un mécanisme de la communauté internationale, pour se faire payer. « Puisque le bois n'amène rien au produit intérieur brut, nous voulons qu'on réduise de plus en plus des superficies de coupe de bois pour laisser nos forêts être rémunérées au niveau international », a souligné l'abbé Loyombo au cours de l'émission. « La société civile congolaise et le gouvernement, nous sommes en train de militer pour qu'à Copenhague, en décembre 2012, on prenne en compte nos forêts et qu'on les paye, puisque nos forêts contribuent quand même à la séquestration du carbone », a-t-il poursuivi.

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