Jeremy Rifkin met en garde l'Europe : Ne répétez pas les erreurs de Barack Obama - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/03/2013 à 21h15 par Jacky.


JEREMY RIFKIN MET EN GARDE L'EUROPE : NE RÉPÉTEZ PAS LES ERREURS DE BARACK OBAMA

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Jeremy Rifkin met en garde l'Europe : Ne répétez pas les erreurs de Barack Obama

 

Un éminent climatologue et conseiller des gouvernements du monde a prévenu l'UE que ses objectifs en matière d'environnement deviendront inutiles sauf si elle tire les leçons des erreurs commises par le président américain, Barack Obama, et transforme un superréseau en « système nerveux » de sa politique énergétique.

Jeremy Rifkin est un écrivain américain très influent dont le livre à succès La troisième révolution industrielle a indiscutablement inspiré la transition énergétique allemande vers une économie faible en carbone et la reconnaissance stratégique de la Chine de la politique climatique.

Au cours d'une vidéoconférence « Supergrid 2013 » à Bruxelles le 19 mars, il a lancé un avertissement face aux obstacles à un réseau d'énergie propre similaire à l'Internet, qui deviendra selon lui un superréseau européen.

« Ne commettez pas les mêmes erreurs que le président Barack Obama », a-t-il annoncé. « Il souhaitait, et souhaite toujours, une économie verte, mais elle n'a pas eu lieu, car il a dépensé des milliards de dollars dans des projets pilotes indépendants : des projets avancés pour un superréseau dans un État, une usine de panneaux solaires dans un autre, une usine de batteries dans un troisième, tous [équipés de] lieux de stockage non connectés. »

La ligne directrice de M. Rifkin sur une renaissance des énergies renouvelables ultra-efficaces comporte cinq éléments interconnectés : l'augmentation de l'approvisionnement en énergie renouvelable, la mise en place à grande échelle d'installations de stockage d'électricité, le déploiement de transports propres et la conversion de tous les bâtiments en microcentrales électriques efficaces.

Cela dépend de manière décisive de la mise en place d'un superréseau intelligent qui puisse fournir une « mégaplateforme » pour ce que M. Rifkin appelle la « démocratisation de l'énergie », une transformation des consommateurs en producteurs grâce à la microgénération d'électricité renouvelable qui peut être revendue au réseau.

« Ces cinq piliers sont inutiles pris séparément, le superréseau aussi », a indiqué M. Rifkin. « Ils ne deviennent opérationnels que quand nous les introduisons progressivement et que les piliers sont connectés. »

Au cours de la troisième révolution industrielle, l'électricité serait en fin de compte produite par des moulins à vent placés sur les côtés des bâtiments, par des panneaux solaires sur les toits, par l'énergie thermique placés sous les fondations et par les déchets dans la cuisine. Cette électricité pourrait ensuite être transportée vers un marché potentiel d'un million de personnes qui s'étendrait de la Finlande au Maghreb.

« L'UE a une poule aux oeufs d'or, mais ne la nourrit pas », a-t-il observé.

Coupes budgétaires

Les projets européens de construction du réseau nécessaire aux interconnexions de réseau en vue de s'adapter aux énergies renouvelables ont été reportés en raison de coupes budgétaires annoncées le mois dernier dans la proposition de budget de l'UE pour 2014-2020.

Près de la moitié des fonds consacrés au paquet sur les infrastructures énergétiques afin de construire des infrastructures de réseau, quelque 4 milliards d'euros, sont passés à la trappe en raison de la vague d'austérité. Cette situation met en péril les projets de l'UE visant à relier les parcs éoliens aux réseaux électriques, selon Günther Oettinger, le commissaire en charge de l'énergie.

L'eurodéputé libéral Graham Watson met également en cause la pression exercée par les entreprises de carburant fossile.

« Nous ne devrions jamais sous-estimer le pouvoir des groupes de pression du pétrole et du gaz, surtout à l'heure où le gaz de schiste est exploité, et [...] l'immobilisme des gouvernements, non seulement à Bruxelles, mais également dans les États membres », a-t-il déclaré lors de la vidéoconférence.

Un superréseau est indispensable à la croissance et à la sécurité, a affirmé M. Watson. « Nous avons [toutefois] constaté, lors des dernières négociations sur la prochaine période de financement de l'UE, que nous devrons à l'avenir traiter de montants d'argent considérables de politiques du passé et relativement peu axés sur les investissements », a-t-il ajouté.

La BEI à la rescousse ?

Le paquet sur les infrastructures énergétiques avait pour objectif premier d'investir 9,1 milliards d'euros de capitaux de démarrage afin de récolter 200 milliards d'euros pour financer les infrastructures du réseau.

En vue de combler la pénurie imminente, la Banque européenne d'investissement (BEI) discute actuellement avec la Commission et les États membres de l'éventualité de dégager de l'argent des marchés financiers internationaux, en utilisant son accès aux fonds des États membres comme garantie.

Richard Willis, un porte-parole de la banque a déclaré que les prêts destinés aux projets énergétiques couvraient habituellement un tiers des coûts, mais pouvaient atteindre jusqu'à la moitié.

« Nous considérons les programmes d'énergie comme une priorité absolue et dans lesquels d'autres sources de financement sont en baisse pour le moment. Nous constatons la nécessité d'intensifier notre engagement dans les infrastructures à grande échelle, ainsi que dans des programmes restreints », a-t-il expliqué à EurActiv.

La BEI a adopté une décision stratégique à la fin de 2012 en vue d'augmenter les prêts pour des projets énergétiques au cours des trois prochaines années ainsi qu'une révision de politique de prêt interne qui devrait s'achever en été. Cette décision devrait comprendre tous les détails.

« Nous avons [déjà] constaté le besoin de s'assurer que les infrastructures sont en place afin de garantir la sécurité d'approvisionnement et nous avons établi un certain nombre de grands interconnecteurs entre le Royaume-Uni et l'Irlande, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ainsi que des liens importants en Europe », a indiqué M. Willis.

Selon M. Rifkin, le problème est toutefois d'ampleur mondiale en raison de la pression croissante pour décarboniser d'ici 2030, si les points de non-retour du réchauffement de la planète ne sont pas dépassés.

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Un article de Arthur Neslen, publié par euractiv.com et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Arthur Neslen - Traduit de l'anglais par Aubry Touriel

Source : www.euractiv.com