Jean-Lefebvre Pacifique à l'origine de la pollution - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/10/2011 à 21h10 par Kannie.


JEAN-LEFEBVRE PACIFIQUE À L'ORIGINE DE LA POLLUTION

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Jean-Lefebvre Pacifique à l'origine de la pollution

Le Polyram, un produit dangereux pour l'environnement utilisé par Jean-Lefebvre Pacifique, serait à l'origine de la pollution de l'arroyo de Ducos (Nouméa)

 

En suite de ce post, 1ères conclusions

 

Près de trois mois après la pollution dans un arroyo de Ducos
, les résultats d'analyses de l'eau et de chair de poissons ne sont toujours pas connus. L'affaire remonte à fin juin.

Alertée par des habitants des squats de Ducos industrie, l'association Corail Vivant découvre plus d'une centaine de poissons morts dans cet arroyo créé en baie de Koutio-Koueta, entre l'avenue de la Baie-de-Koutio et le remblai qui doit servir à la future route des Baies.

Liquide. Les services de la ville constatent également l'ampleur des dégâts et réalisent des prélèvements d'eau et de poissons en vue d'analyses.

« Nous avons procédé aux analyses d'eau habituelles qui n'ont rien révélé d'anormal, du moins pour expliquer cette importante mortalité qui a touché beaucoup d'organismes », expliquait alors Kevin Lucien, le chef du Sipres (service d'inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires de la ville).

Selon les riverains, qui pêchent régulièrement dans la zone, la propagation à plusieurs reprises d'un liquide blanchâtre dans l'arroyo aurait précédé cette forte mortalité de poissons.

Une enquête est alors lancée par les services de la province Sud, ceux de la ville, mais aussi par la Dimenc puisqu'il s'agit d'une zone à forte densité industrielle qui peut engendrer des risques pour l'environnement.

« Le compte rendu d'inspection du 1er juillet stipule qu'effectivement un liquide blanchâtre s'écoule d'un des exutoires de la société Jean-Lefebvre Pacifique, explique Justin Pilotaz, le chef du service industrie à la Dimenc. Nos services se sont rendus compte qu'il y avait eu un problème au niveau de l'exploitation des installations, qui a entraîné un déversement de Polyram, un produit dangereux pour l'environnement utilisé dans la fabrication d'émulsion de bitume. »

Arrêté. Toujours selon les constatations de la Dimenc, le Polyram se serait écoulé dans un « décanteur-séparateur » cassé (NDLR : un engin aurait enfoncé la dalle en roulant dessus) qui n'aurait pas rempli son office, laissant le produit se déverser dans l'arroyo puis dans le lagon.

« Nous avons proposé un arrêté qui imposait à la société Jean-Lefebvre Pacifique la réalisation de plusieurs mesures pour remédier à ce genre d'incident. Cet arrêté a été signé le 25 juillet par la province Sud », précise Aurélien Louis, le directeur de la Dimenc.

Trois points concernaient cet arrêté : la prise d'échantillon d'eau et de chair de poissons permettant de déterminer les produits à l'origine de la pollution, le pompage des ouvrages d'assainissement ou des décanteurs et des réseaux pulbics et privés en aval de l'installation de la société et enfin l'identification des réseaux internes et des entrées de produits de manière à faire un point sur tous les réseaux pour déterminer s'il y a des problèmes.

Belgique. « Dès que les dirigeants de Jean-Lefebvre se sont aperçus du problème, ils ont arrêté d'eux-mêmes toutes leurs installations qui utilisaient ce produit. De leur propre aveu, elles étaient trop vieilles », ajoute Justin Pilotaz.

La Dimenc confirme qu'un nouveau matériel a été commandé par la société et qu'il n'y a plus de production de ce type sur le site. L'activité ne devrait pas redémarrer avant le premier trimestre 2012 après réception du nouveau matériel.

Les résultats d'analyse de l'eau devraien,t quant à eux, ne pas tarder. En revanche ceux concernant la chair de poisson ne seront connus qu'en fin d'année puisque les analyses sont réalisées en Belgique.

« Nous avons à nouveau rencontré les responsables de Jean-Lefebvre vendredi. Il semble évident que les analyses vont révéler que ce sont eux les fautifs », ajoute Aurélien Louis. De leur côté, des riverains expliquaient hier qu'ils n'avaient pas revu de poissons morts depuis dans l'arroyo.

 

Un arrêté toujours en cours

L'arrêté de fermeture de la baignade, de la pêche et des activités nautiques pris par la ville au moment de la pollution est toujours en cours. Malheureusement il semblerait que beaucoup de squatteurs continuent d'y pêcher comme avant. Selon l'association Corail Vivant, des personnes revendraient même dans des nakamals des grisettes grillées pêchées dans l'arroyo. D'autres personnes font état de diarrhées après avoir consommé des coquillages provenant de cette zone.

 

Un article de Ludovic Lafon, publié par lnc.nc

 

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Auteur : Ludovic Lafon

Source : www.lnc.nc