Japon : la chasse à la baleine financée par le fonds d'aide au tsunami - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 08/12/2011 à 13h19 par Tanka.


JAPON : LA CHASSE À LA BALEINE FINANCÉE PAR LE FONDS D'AIDE AU TSUNAMI

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Japon : la chasse à la baleine financée par le fonds d'aide au tsunami

 
Une véritable obsession. Les autorités japonaises sont addict, un peu comme un drogué qui n'a pas eu sa dose.

Addict à la chasse à la baleine, alors même que le pays du soleil levant demeure aux prises avec une catastrophe nucléaire inédite dans son histoire, laquelle a aussi des répercussions alimentaires gravissimes, et doit reconstruire les contrées ravagées par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Elle a donc d'autant moins de raison d'être une priorité.

Si la Commission baleinière internationale (CBI) fait montre d'une inefficacité désopilante, l'Australie et la Nouvelle-Zélande lui rappellent régulièrement son fait et la campagne No Compromise de l'ONG Sea Shepherd a fini par faire rentrer au port les baleiniers nippons à mi-campagne. Las !

Envers et contre toute logique, au mépris de l'écosystème marin et de la diplomatie, le Japon s'obstine à vouloir capturer les cétacés, arguant de motivations scientifiques qui « contournent » le moratoire commercial institué en 1986 mais ne dupent plus personne.

De nouveaux affrontements auront bientôt lieu dans l'océan Antarctique, trois vaisseaux attendus de pied ferme par les troupes de Paul Watson et escortés par un bateau de pêche devant prochainement investir ces eaux glacées devenues au fil des années un antre du génocide animal.

Un millier de baleines pourraient passer de vie à trépas et cette odieuse entreprise serait de surcroît, si l'on en croit Greenpeace, financée à hauteur de 21,2 millions d'euros par le fonds national de reconstruction.
 

 
« Honteux pour le gouvernement japonais »

« Il est absolument honteux pour le gouvernement japonais de prélever à la pompe l'argent du contribuable, encore plus pour un programme de chasse inutile, indésirable et non-viable économiquement, alors que ces sommes sont indispensables pour mener à bien la reconstruction », a commenté Junichi Sato, directeur exécutif de l'ONG au Japon. Membre du Fonds international pour la protection des animaux, Robert Marsland a lui aussi pointé l'inefficience économique de l'industrie baleinière, qui serait en quelque sorte placée sous respirateur artificiel.

Si l'Agence des pêches japonaise (qui n'a pas souhaité confirmer le départ de la flotte ni préciser combien de temps elle resterait en mer) considère cette ponction justifiée dans la mesure où la ville d'Ishinomaki, durement touchée par le tsunami, est connue pour sa tradition ancienne de chasse baleinière, ils sont loin d'être les seuls indignés, quatorze organisations de protection de l'environnement ayant co-écrit le 27 octobre dernier une lettre ouverte adressée au Premier ministre Yoshihiko Noda dans laquelle ils n'ont pas fait mystère de leur désaccord.

« Nous demandons au gouvernement de ne pas gaspiller l'argent du contribuable dans un programme de chasse à la baleine mais plutôt de le dépenser dans des projets qui aident réellement les populations touchées par le tremblement de terre, le tsunami et la crise nucléaire ».

Un voeu auquel Tokyo, passablement rétrograde en la matière, ne devrait malheureusement pas accéder.
 

Un article de Guillaume Duhamel, publié par Zegreenweb
 

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Auteur : Guillaume Duhamel

Source : www.zegreenweb.com