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Cette actualité a été publiée le 09/04/2011 à 15h42 par Mich.


IRRADIATION DES ALIMENTS : EXIGEONS L'INTERDICTION!

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Irradiation des aliments : exigeons l'interdiction!

 

Le Collectif français contre l'irradiation des aliments met en garde contre les décisions de l'Union européenne que pourrait impliquer l'avis que vient de publier l'AESA/EFSA sur l'irradiation des aliments.

En l'absence de recherches sérieuses et indépendantes, le collectif exige l'application du principe de précaution et l'interdiction de cette technologie pour le traitement de notre alimentation.

En plein désastre nucléaire au Japon et malgré les récents scandales de conflits d'intérêts la concernant[1], l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) a publié, le 6 avril 2011, en anglais, un avis concernant l'irradiation des aliments[2], qui nous interpelle et nous inquiète à plus d'un titre.

Certes, il mentionne des problèmes récents sur des chats ayant consommé des aliments irradiés et l'incertitude concernant les causes et le mécanisme ayant conduit à ces problèmes neurologiques (leucoencéphalomyelopathie) ainsi que l'éventuelle pertinence de tels effets sur l'être humain[3]. Toutefois, les experts de l'AESA ont conclu qu'aucun risque microbiologique n'est associé à l'usage de cette technologie.

L'AESA indique que l'irradiation devrait être considérée comme l'un des traitements sanitaires possibles pour les aliments, parmi d'autres, et notamment qu'elle devrait ne représenter que l'un des éléments d'un programme de gestion du risque intégré (bonnes pratiques de production agricole, de transformation et d'hygiène)[4]. Malgré l'absence de données récentes et fiables sur les contrôles effectués, elle signale par ailleurs que les volumes actuellement commercialisés sont très limités.

Elle recommande que les décisions concernant l'autorisation de produits et de doses pour le traitement par irradiation ne portent pas seulement sur des catégories de produits mais aussi sur des facteurs comme : les bactéries visées, le niveau de réduction bactériologique visé, si l'aliment est frais, congelé/surgelé, sec/séché ou sa teneur en graisses ou en protéines.

Elle considère en outre que la liste de produits autorisés devrait également prendre en compte la diversité de produits alimentaires aujourd'hui commercialisés, tels que les aliments prêts-à-consommer.

Il faut noter par ailleurs que le dernier rapport disponible sur les contrôles dans les Etats membres de l'Union européenne porte sur l'année 2007[5]. Nous sommes donc dans une complète incertitude sur la situation des contrôles et des éventuelles fraudes sur les volumes irradiés et commercialisés à l'intérieur de l'Union européenne, depuis plusieurs années. Nous savons en outre que ces contrôles sont disparates, sans règle commune, peu fiables et ne permettent en aucune façon d'informer les citoyens-consommateurs.

Ceci rend d'autant plus dérisoire la mention dans l'avis du fait que l'irradiation ne concerne que de petites quantités d'aliments, ce qui mériterait d'être sérieusement démontré. Il faudrait en outre pouvoir garantir que les volumes n'augmenteraient pas si la réglementation actuelle devait être assouplie, ce que semble préfigurer cet avis.

Ce dernier ne précise pas comment la liberté de choix du consommateur pourrait être efficacement assurée, notamment si l'obligation d'étiquetage devrait être maintenue, accompagnée de contrôles cohérents et suffisamment nombreux sur tout le territoire de l'UE, et de sanctions dissuasives en cas de fraudes.

Nous considérons que cet avis confirme nos craintes – largement documentées dans nos précédentes analyses. En effet, il ouvre un boulevard à la révision des conditions théoriquement imposées par l'Union européenne à ses Etats membres.

Une telle révision pourrait aboutir à la banalisation de l'usage de cette technologie[6], dans le seul but de ne pas entraver le commerce international de produits alimentaires et pour se conformer aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex alimentarius, véritable gendarme de l'OMC.

Nous alertons nos représentants politiques et les citoyens en France et dans l'Union européenne sur le danger que représente cet avis de l'AESA à la fois pour la sécurité sanitaire de notre alimentation mais aussi pour l'environnement et l'équilibre socio-économique dans les territoires de production, de transformation et de consommation.

Depuis de nombreuses années, nous appelons nos représentants à engager ou permettre des recherches indépendantes sur les effets à long terme de la consommation d'aliments irradiés.

Aujourd'hui plus que jamais, compte tenu des incertitudes sanitaires et des risques environnementaux et socio-économiques liés à cette technologie, nous exigeons la conduite de recherches, sérieuses et indépendantes d'intérêts économiques et idéologiques, sur les effets à long terme de la consommation d'aliments irradiés.

En l'absence de telles recherches, nous exigeons l'application du principe de précaution et l'interdiction de cette technologie.

 

Un article publié par le Collectif français contre l'irradiation des aliments

 

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Auteur : Collectif français contre l'irradiation des aliments

Source : www.irradiation-aliments.org