Irak : trafic d'organes sur fond de pauvreté - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/08/2009 à 22h03 par Isabelle.

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Irak : trafic d'organes sur fond de pauvreté

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La terrible pauvreté qui sévit dans tout l'Irak alimente un commerce illégal d'organes humains.

Des centaines de personnes sont soupçonnées d'avoir vendu des reins et autres organes par le biais de vendeurs dans la capitale, Bagdad, au cours de la dernière année.

Karim Hussein a fait le long voyage depuis Amara, une province dans le sud de l'Irak, jusqu'à Bagdad, parce qu'il souhaitait ardemment les 3000 dollars US qu'il y gagnerait pour la vente d'un de ses reins.

« J'ai emprunté de l'argent pour construire ma maison », a-t-il dit à Al Jazeera.

« Je pensais que je serais en mesure de trouver un travail pour pouvoir payer mes dettes, mais le montant quotidien de ce que je gagne n'est pas suffisant pour nourrir ma famille, et j'ai huit enfants. »

Environ 23% des Irakiens vivent dans la pauvreté, ce qui signifie qu'ils sont contraints de survivre avec 2,2 dollars US par jour, voir moins, selon les chiffres du gouvernement.

Le taux de chômage est également élevé, avec au moins 18% de la population sans travail, selon les chiffres des rapports de l'ONU et du gouvernement. Des estimations officieuses ont avancé le chiffre plus élevé de 30%.

Les négociants en organes qui organisent la traite entre ceux qui sont désespérément pauvres et ceux qui sont désespérément prêts à payer ce qu'il faut pour sauver la vie d'un être cher, se rassemblent le plus souvent autour des hôpitaux.

À l'hôpital privé d'Al-Khayal, a des premières cliniques spécialisées dans les transplantations d'organes à Bagdad, le premier, les vendeurs ont refusé de parler à Al Jazeera.

Profits

La législation irakienne permet aux gens de faire don de leurs organes, mais leur vente est illégale.

Toutefois, l'un de leurs clients nous a dit qu'il avait payé plus de 15 000 dollars US à l'un des vendeurs à l'extérieur de l'hôpital.

« J'ai obtenu un rein pour mon cousin, par l'entremise de vendeurs à l'extérieur de l'hôpital », dit Hamza Sadik.

« Il nous a coûté plus de 15 000 dollars. La plupart des vendeurs prennent les deux tiers de la somme et seulement un tiers va au donateur. »

« Le gouvernement devrait faire quelque chose pour les arrêter. »

Dr Walid Al-Khayal, propriétaire et chirurgien en chef de la clinique de Bagdad, a déclaré qu'il est impossible pour eux de vérifier si le donneur et le receveur ont arrangé un financement pour l'organe qu'ils vont transplanter.

« Nous contrôlons le donateur pour voir si ses reins sont fonctionnels et sans maladie, et s'il peut se permettre de faire don de l'un d'eux », a-t-il ajouté.

« Ensuite, nous les envoyons au ministère de la santé pour des questions de compatibilité, et nous ne pouvons pas dire s'il s'agit d'un don, ou s'ils sont vendus pour une certaine somme d'argent. »

Un commerce en expansion

La majorité des clients qui achètent les organes sont aussi Irakiens, mais l'information qui circule sur la croissance du marché dans la région, on a vu des personnes voyageant depuis une autre région du Moyen-Orient pour négocier une organe à 15 000 dollars à l'un des vendeurs attendant à l'extérieur de l'hôpital.

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