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Inventer la solidarité écologique - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 22/03/2011 à 12h57 par pam.

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Inventer la solidarité écologique

 

Des sicaires inconséquents liquident la biodiversité et dégradent notre environnement. Face aux multiples simulacres de secours aportés par les chantres du développement durable qu'il faut définitivement appeler développement soutenable, la tentation est grande de participer aux exercices d'indignation. Ne succombons pas à ces tentations, résistons au catastrophisme, allons de l'avant. La conservation de la biodiversité est une grande espérance, mais surtout une impérieuse nécessité qui exige une solidarité écologique de tous les instants.
Penser la biosphère qui nous porte et la solidarité de toute vie

Bien avant les premières images spatiales de la planète bleue, à l'aube du XXe siècle, le géologue autrichien Eduard Suess, inventeur des enveloppes géologiques de la terre (atmosphère, hydrosphère, lithosphère, biosphère), soulignait combien la vie est un phénomène limité non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps. Remobilisée par le biogéochimiste russe Vladimir Vernadsky, la biosphère est définie par tous les êtres vivants et les relations dynamiques qui existent entre eux et avec les éléments constitutifs de la planète.

La solidarité écologique est l'étroite interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels. Elle souligne la communauté de destin entre les humains, leurs sociétés et la nature. D'abord, cette solidarité est issue des faits scientifiques. Elle se construit objectivement autour des processus écologiques qui sous-tendent la diversité de la vie et la coévolution de nos sociétés et de la nature au travers des usages de l'espace et des ressources naturelles. Ensuite, la solidarité écologique se fonde sur la reconnaissance par les humains qu'ils font partie de la communauté du vivant. Elle traduit leur volonté de "vivre et devenir ensemble" avec les autres êtres vivants, jugeant de leurs actions selon leurs conséquences sur les composantes de cette communauté.

En servant de guide en matière d'action, la solidarité écologique permet d'identifier non seulement les interdépendances fonctionnelles à l'oeuvre dans la biosphère mais aussi le devoir moral de prendre en considération les interrelations socio-écologiques. La solidarité écologique invite à reconsidérer le champ de notre responsabilité en tant que société, comme sur le plan individuel. Les humains doivent être conscients de leur double dépendance : vis-à-vis de la société et vis-à-vis du reste de la biosphère. La solidarité écologique se situe dans l'entrelacs des relations que nouent les hommes entre eux au sujet de la nature et dans la relation qu'ils établissent avec elle. Il s'agit d'engager notre responsabilité et d'agir avec la conscience d'une dépendance mutuelle et réciproque : être à la fois solidaire quant à l'accès des humains à la biodiversité et à ses services et être solidaire avec le vivant.

La solidarité écologique : Ce lien qui nous oblige

À l'image de la solidarité sociale, la solidarité écologique est le nom que prend aujourd'hui l'obligation écologique à l'échelle des individus et des sociétés. Au-delà des interdépendances, la solidarité écologique renvoie à l'idée d'une dette écologique vis-à-vis du vivant et des humains, parce que nous sommes dépendants les uns des autres, nous sommes, que nous le voulions ou non, débiteurs lorsque nous contribuons à la destruction du vivant. De plus, en l'intégrant comme principe fondamental dans un "contrat naturel" nous pourrions fixer les limites de l'action humaine sur la nature, le sens des droits et des devoirs, comme le proposent le philosophe Michel Serres et le naturaliste Jean Dorst.

La solidarité écologique est autour de nous, en nous et entre nous. Elle implique une prise de conscience individuelle et collective des devoirs et des responsabilités. La solidarité écologique appelle un modèle de société où les besoins matériels sont réduits au profit de l'immatériel et de la dématérialisation de l'économie. Les milieux naturels se caractérisent par l'interdépendance, la circularité et le long terme. Or, en privilégiant le court terme et la recherche unique de bénéfices privés, les systèmes de production négligent les impacts induits sur le vivant et tendent ainsi à rompre le rythme de renouvellement des écosystèmes. Cette logique soumet les rythmes des processus écologiques au temps des impératifs économiques. Comme le souligne l'économiste René Passet, l'économie pourvoit à son développement par l'exploitation de son milieu qu'elle épuise et dégrade. Elle réduit davantage encore la finitude du monde. Le temps du monde fini de Paul Valéry est bel et bien au rendez-vous de la crise écologique en cours. Il est temps de faire mieux et différemment plutôt que plus ou moins. Conserver la biodiversité "dans la mesure du possible" n'est plus à l'ordre du jour.

 

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Auteur : Raphaël Mathevet et John Thompson, chercheurs au CNRS, Isabelle Autissier, présidente du WWF-France et Serge Orru, directeur général du WWF-France.

Source : www.notre-planete.info

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