INTERVIEW : "La solution, c'est d'augmenter le coût du CO2" - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 13/05/2010 à 17h54 par Frederic.


INTERVIEW : "LA SOLUTION, C'EST D'AUGMENTER LE COÛT DU CO2"

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
INTERVIEW : "La solution, c'est d'augmenter le coût du CO2"

James Hansen, climatologue américain directeur de l'institut Goddard d'études spatiales de la NASA, est l'un des premiers à avoir souligné l'origine humaine du changement climatique.

(...)

Déplorant le regain d'audience des climato-sceptiques, il a critiqué le manque de courage politique des gouvernements. Il a également expliqué pourquoi une taxe mondiale sur le carbone serait plus efficace que le système de "cap & trade" instauré par le protocole de Kyoto et refusé par plusieurs acteurs économiques majeurs, dont les Etats-Unis et la Chine. Et a affirmé que les solutions existent.

(...)

Les climato-sceptiques ne s'expriment pas comme des scientifiques mais comme des avocats. Ils ne communiquent que les résultats qui apportent de l'eau à leur moulin. On fait des gorges chaudes d'erreurs minimes du GIEC mais personne ne songe à relever les contradictions grossières de leurs opposants. Les medias ne font pas correctement leur boulot. Mais nous, scientifiques, devons aussi nous exprimer plus.

(..)

"La réalité, c'est que le climat se réchauffe depuis un siècle et singulièrement depuis 30 ans.

Pour éviter de dépasser un point de non retour, il faudrait revenir à une proportion de CO2 dans l'atmosphère de 350 mpp (millions de particules par partie), sachant qu'elle est actuellement de 390 mpp.

Ce constat a des implications pratiques : nous ne pouvons pas brûler tout le charbon de la terre, ni tous les combustibles non conventionnels tels que le pétrole issu des sables bitumineux, ni même jusqu'à la dernière goutte de pétrole disponible dans les régions polaires, les océans, etc.

(...)

Nous sommes actuellement engagés sur une voie qui mène à un point de non retour en matière de changement climatique, synonyme d'injustice intergénérationnelle. Et nous ne pouvons pas prétendre que nous ne comprenons pas ce qui est en train de se passer."

Sur les gouvernements

(...)

Plafonner les émissions ou donner un prix au carbone ?

"Il est évident qu'il est impossible de plafonner les émissions de CO2 à un niveau mondial. La Chine ou l'Inde ne l'accepteront jamais, et d'ailleurs elles n'ont aucune raison de l'accepter, leurs émissions par tête sont très inférieures à celles des Etats-Unis ou de l'Europe.

(...)

Sur le Président Obama et le climat

Obama a réalisé des avancées en matière de lutte contre le réchauffement climatique, notamment sur les émissions des véhicules. Mais il ne progresse pas sur la mise en oeuvre d' un système de "cap and trade". On ne peut pas le blâmer, il est mal conseillé.

(...)

Sur les solutions

On connaît avec précision deux données : la quantité d'énergies fossiles que l'on consomme et donc la quantité de CO2 que l'on émet, et la quantité de CO2 dans l'atmosphère.

Et l'on constate que seulement 55% de ce qui est émis demeure dans l'atmosphère, le reste étant absorbé par le système, les océans (pour 25 %), mais aussi le sol, les arbres, etc.

On connaît donc la solution.
Il faut diminuer la consommation d'énergies fossiles, améliorer les pratiques agricoles notamment en cessant de retourner sans cesse la terre et limiter la déforestation.

Le problème est soluble.

Si nous parvenons à nous passer du charbon dans les 20 prochaines années, on peut espérer revenir à 350 ppm d'ici à 2100, et même plus tôt si on améliore en même temps les pratiques agricoles et forestières.

Par Dominique Pialot

Source : latribune.fr

Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........