Interview de Jean Marie PELT 2/2 - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 07/12/2010 à 08h26 par Tanka.


INTERVIEW DE JEAN MARIE PELT 2/2

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Interview de Jean Marie PELT  2/2

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Sommes-nous conditionnés à la servitude volontaire?

Il y a matière à le penser. Mais c'est lié à notre manque d'éveil, qui nous rend vulnérable à l'argent. Son pouvoir d'endormissement est considérable. Tout est fait pour nous faire consommer. Cette société accorde une grande place au culte du dollar, mais également aux « people ». Cette complicité étroite entre le monde de l'argent et les célébrités agit comme un puissant somnifère.

De quels travers l'humanité actuelle doit-elle sortir pour avancer?

Nos valeurs ont pris un grand coup car nous n'avons plus de limites. Les milliardaires peuvent être de plus en plus riches, l'individualisme peut s'afficher sans frein, le tout-génétique peut prétendre tout résoudre. On est en plein délire pro-méthéen. Je ne suis pas contre la science, mais contre une certaine folie qu'elle engendre, visant exclusivement le profit.

Mais voilà, notre orgueil nous rend aveugles.

Croyez-vous que nous sommes en pleine apocalypse biblique?

Oui, j'en suis persuadé. Tous les signaux sont au rouge. Il y a la menace économique, sociale, écologique ou islamiste. Il va nous arriver ce qui est arrivé aux Romains. Ils n'avaient pas conscience de leur décadence, et c'est pourquoi ils n'en souffraient pas, avant leur chute brutale...

Oui, je pense qu'on nage en pleine apocalypse, période de grand bouleversement. Ce temps devrait exiger de nous des positions fortes. Au lieu de cela, on se divertit.

La crise économique actuelle est-elle un symptôme de cette apocalypse?

Elle est le signe de l'individualisme roi et de la folie de l'argent. Le capitalisme dans sa forme actuelle a créé un monde favorable à l'égoïsme qui n'a aucun avenir. La crise économique a été une occasion ratée de réformer en profondeur ce système qui continue de creuser le fossé entre les riches et les pauvres.

On nous a parlé de moralisation, mais force est de constater que le capitalisme est sorti grandi de la crise. Nous sommes toujours cernés par les banques ou les assurances en ligne. On veut continuer comme avant avec des rustines.

Quel pouvoir reste-t-il aux hommes politiques pour changer l'économie?

Il semble que les politiques soient désormais dépassés par la grande finance, qui échappe à leur contrôle. La démocratie deviendrait-elle un trompe-l'oeil ? On vote pour des gens qui n'ont plus la possibilité de diriger véritablement. L'économie mondialisée peut bien être critiquée par un État, cela n'aura plus d'impact sur elle, car le monde de l'argent vit désormais en dehors des États.

Cette mondialisation s'est imposée comme un postulat incontestable ; il ne nous vient même plus à l'idée de la remettre en cause. Mais qui a décidé de l'imposer? Personne ne le sait vraiment. En tout cas, il n'est plus question de s'interroger sur cet état de fait.

Croyez-vous au combat du Bien contre le Mal?

Oui ! Je pense que les valeurs du bien ne sont pas relatives en soi, qu'elles revêtent une objectivité. Ce qui les rend non négociables en quelque sorte. Je crois aussi que le Mal est très puissant. La plus grande force du Malin est de parvenir à se faire oublier. C'est le cas actuellement.

.../...

Y a-t-il encore une place pour l'optimisme?

Nécessairement... Pour ma part, j'affiche un optimisme de croyant. Je n'ai aucun doute sur les difficultés à venir, mais je pense que, in fine, l'humanité s'en sortira.

Cependant, j'ai la conviction métaphysique que nous devrons davantage notre salut à une intervention divine qu'au seul mérite de l'espèce humaine... La nature humaine est trop mal embarquée.

Comment voyez-vous la vie après la mort?

Beaucoup d'événements m'ont mis en face de la mort imminente. J'ai touché le ciel trois fois. Il m'a été donné de connaître un état comparable au récit des NDE, à la différence près que j'étais conscient et non dans le coma. C'est un état qui vous tombe dessus... Et que je résume en trois mots : Paix, Joie, Amour.

La dernière fois que j'ai connu cet état proche de la mort, c'était il y a un an et demi, avant une opération chirurgicale extrêmement importante. J'ai vécu dans un état de bonheur intense où se mêle l'impression que la vie présente est en train de s'effriter, tandis qu'une autre apparaît, plus réelle encore.

Dans cet état de conscience supérieur qui est venu à moi, j'ai réalisé que j'avais vécu jusqu'ici dans une phase provisoire, secondaire, préparatoire. Car la vraie vie est au ciel. Beaucoup de gens sur Terre ont vécu ce type d'expérience, mais le matérialisme de notre société ne fournit pas la grille de lecture, ce qui rend difficile le décryptage collectif ou individuel de cet état de conscience hors du commun.

Si la vraie vie est ailleurs, quel est donc le rôle de l'incarnation sur Terre?

Grandir spirituellement, mais avec les autres !

La suite sur Nexus N°71 de Novembre et Décembre 2010.





Auteur : Propos recueillis par Pryska Ducoeurjoly pour NEXUS

Source : www.terresacree.org

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