Internet, ange ou démon pour l'écologie ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 11/11/2011 à 23h59 par Mich.


INTERNET, ANGE OU DÉMON POUR L'ÉCOLOGIE ?

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Internet, ange ou démon pour l'écologie ?

 

La migration des éléments de nos civilisations (sons, images, connaissance, flux, échanges...) vers l'espace virtuel s'accélère. Pour l'accompagner et la supporter, les ordinateurs, réseaux, smartphones, et autres joujoux « connectables » ont fleuri par milliards, aggravant la surexploitation des ressources de la planète. Pourtant, ce phénomène migratoire global du matériel à l'immatériel peut être considéré comme un mécanisme de défense macroscopique de la nature.

La dématérialisation de nos supports d'échanges, de nos éléments de connaissance, de notre communication a fait naître une population encore plus pléthorique que celle de l'espèce humaine : la population des ordinateurs, ou de manière plus générale, de tout objet servant à accéder à Internet (ordinateurs, tablettes, téléphones...) ou à le véhiculer (serveurs, routeurs, réseaux...).

Savez-vous que 352 millions d'ordinateurs ont été vendus dans le monde en 2010, soit plus de 11 appareils à chaque seconde ? Un nombre qui apparait en hausse par rapport aux années précédentes, selon le baromètre publié en temps réel sur le site planetoscope.com.

Malgré sa constante miniaturisation, cette espèce est de plus en plus encombrante et participe à l'épuisement des ressources de la planète. L'énergie cumulée est considérable, pour ne pas dire phénoménale, et les minerais utilisés se raréfient.

A titre d'illustration, citons 2 autres chiffres frappants publiés sur le site planetoscope : depuis le début de l'année 40 milliards de KWh ont été consommés par les data centers de la planète, et 450 millions de kilos de CO2 seraient émis par les requêtes lancés sur Google (une requête sur Google produirait 7g de C02 du fait de l'immense quantité d'énergie consommée par les quelques 500 000 serveurs du moteur de recherche américain).

Ces statistiques sont effrayantes et alimentent à juste titre le regard critique que portent de nombreux observateurs écologistes sur ces technologies.

Selon eux, Internet serait même la goutte d'eau qui fera déborder le vase de la surexploitation de la planète.

Car notre planète, notre bonne vieille terre, va mal. Les études et analyses scientifiques traitant de notre surconsommation insensée et de l'appauvrissement dramatique des ressources terrestres sont nombreuses et aujourd'hui peu contestées. À titre d'illustration originale, citons l'initiative de L'ONG canadienne Global Footprint Reso, qui calcule le « earth overshoot day », c'est-à-dire le jour du « dépassement global de la terre », en fonction de paramètres scientifiques de consommation.

Ce jour est précisément celui ou la consommation cumulée sur l'année dépasse la capacité de renouvellement de la terre. Leur constatation est que ce jour intervient de plus en plus tôt chaque année : il était estimé au 21 août en 2010.

Pour sa part, le site écologique terresacree.org estimait, dans un article paru le 29 octobre 2008, qu'au rythme des indicateurs de consommation et de croissance actuelles, l'humanité aura besoin d'une seconde planète en 2030 et que, dès à présent, il faudrait 5 planètes terre pour couvrir nos besoins s'ils étaient calqués sur ceux d'un américain moyen.

Corollaire évident de la surpopulation, la raréfaction des ressources est l'une des problématiques majeures à laquelle l'homme du XXIe siècle va devoir faire face.

Fussent-elles fossiles ou non, il est désormais patent que les ressources naturelles vitales : énergie, eau, poissons, récoltes... ne sont plus suffisantes pour satisfaire les besoins des hommes qui surpeuplent la planète.

Le sacro-saint dogme de la croissance comme moteur de l'économie par les états n'est pas étranger à cette situation.

Dans son ouvrage didactique L'équation du nénuphar, Albert Jacquard explique avec pédagogie ce que représente une croissance qui se surajoute à elle-même, comme c'est le cas de nos PIB.

Au-delà de la compréhension de l'objet mathématique, cet exemple permet de bien appréhender la rapidité avec laquelle l'irréparable peut être atteint en fin de processus lorsqu'on empile de la croissance sur de la croissance.

Ce mode de raisonnement sur lequel sont malheureusement basées toutes nos économies – le taux de croissance faisant même figure de baromètre de la bonne santé d'un pays ! –, n'aurait de pertinence que dans l'hypothèse de ressources illimitées.

Sans cette condition pourtant simple, c'est le clash assuré, avec une accélération diabolique en fin de cycle, comme le montre l'exemple imagé de l'espèce du nénuphar, qui, finalement, meurt du jour au lendemain en raison de son impéritie (pour mémoire, chaque nénuphar se reproduisant chaque jour à l'identique, si l'on considère que le lac est rempli de nénuphars en 30 jours, il reste encore la moitié du lac disponible le 29ème jour, soit la veille du désastre...).

Une surpopulation incontrôlable, une disparition inéluctable des ressources naturelles, une pollution telle qu'elle met en péril la biodiversité et l'équilibre naturel de la planète, voilà le schéma factuel – malheureusement indiscutable – dans lequel nous avons engagé le monde qui nous a accueillis.

En 2005, lors d'une interview télévisée, comme le rappelle le site demographie-responsable.org, Claude Lévi Strauss, presque centenaire, déclarait :

« Ce que je constate, ce sont les ravages actuels, c'est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu'elles soient végétales ou animales... L'espèce humaine vit sous une forme de régime d'empoisonnement interne. Quand je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence : ce n'est pas un monde que j'aime ».

Avec Lévi Strauss, l'un de nos plus grands philosophes, ethnologues, et anthropologues contemporains, soulignons ce constat d'échec de l'espèce humaine.

La nature ne peut faire confiance à l'homme pour se réguler lui-même : c'est au-delà des facultés de l'homo sapiens. Pourtant, nous savons qu'elle intervient, nous dirons « subrepticement », pour favoriser l'adaptation d'espèces dont le contexte vital est menacé, ce qui est bien la situation dans laquelle nous nous trouvons.

(...)

 

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Auteur : lepost.fr

Source : www.lepost.fr