Indignés de La Défense: «On est le mouvement le plus sympathique qui existe» - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/11/2011 à 23h29 par Mich.


INDIGNÉS DE LA DÉFENSE: «ON EST LE MOUVEMENT LE PLUS SYMPATHIQUE QUI EXISTE»

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Indignés de La Défense: «On est le mouvement le plus sympathique qui existe»

 

REPORTAGE - Depuis vendredi soir, des dizaines de personnes sont installées sur le parvis du quartier d'affaires, luttant contre le système financier actuel et pour l'instauration de la démocratie réelle...

«Et vous, qu'est-ce qui vous indigne?» Le message est inscrit en gros sur un carton que transporte Cyril, 22 ans, transformé pour l'occasion en homme-sandwich. Sur le parvis de La Défense (Hauts-de-Seine), où les «Indignés» ont installé leur campement de fortune depuis vendredi soir, le jeune homme va à la rencontre des passants et leur soumet sa question.

«Des gens s'arrêtent et nous expliquent ce qui ne va pas dans leur vie, d'autres tracent, mais du moment qu'ils lisent la pancarte...», indique Cyril. L'installation à La Défense a été rude. La cinquantaine de tentes «plantées» sur le parvis ont toutes été confisquées par les forces de l'ordre.

Le reste du week-end, il ne restait plus que des cartons sur lesquelles peuvent se reposer la centaine d'indignés prêts à affronter le froid ambiant, le nombre variant en fonction des moments de la journée, certains rentrant parfois chez eux pour dormir ou d'autres travaillant.

De la place de la Bastille à La Défense

Ce lundi matin, ils n'étaient plus que quelques dizaines à discuter, débattre, peindre, interpeller pacifiquement les passants, manger les victuailles apportées par de généreux donateurs ou encore défendre en vain l'installation d'un canapé sur le campement, qui sera embarqué par les CRS quelques minutes à peine après son arrivée.

Les forces de l'ordre interviennent régulièrement et, si deux personnes ont été blessées vendredi soir, les indignés continuent à prôner la non-violence et, à l'heure actuelle, aucune arrestation n'a eu lieu, se félicite Grégory Pasqueille.

Le jeune homme est un indigné de la première heure, présent dès le début du mouvement français en mai, place de la Bastille, puis sur le boulevard Richard-Lenoir, à Paris.

«C'est le symbole des banquiers, de l'argent»

«On aurait dû venir ici depuis le début, c'est le symbole des banquiers, de l'argent, puis on attire plus de gens et de médias», indique-t-il, satisfait de l'ampleur que prend le mouvement à Paris.

«On commence à être connus, on devait être expulsés ce lundi matin, mais j'ai eu toute la presse et il y a désormais moins de gendarmes qu'avant, c'est pour ça qu'on a gagné», ajoute-t-il.

La lutte contre le système financier actuel est le leitmotiv de la plupart des indignés de la Défense. «Il y a un ras-le-bol général, ce sont les banques qui nous gouvernent, on veut dénoncer ce système-là», explique Grégory Pasqueille. Mais le concept de «démocratie réelle», développé par leurs homologues espagnols ou grecs, revient lui aussi dans toutes les bouches.

«On pratique la démocratie dont on parle»

«Il y a un désir de démocratie commun à nous tous, on n'a pas de leader, je n'ai jamais vu un mouvement aussi juste sur ces revendications», souligne une indignée plus âgée. «On est le mouvement le plus sympathique qui existe, on n'a rien à vendre, on ne demande pas aux gens de voter pour un quelconque parti», renchérit-elle.

Présente elle aussi depuis le début du mouvement en mai dernier, cette indignée fait la promotion de la mécanique qui l'anime: «Il y a des gens différents, politiquement éloignés, mais on peut écouter l'autre, essayer de trouver des points communs, c'est une vraie discussion, il n'y a pas d'enjeu de pouvoir, on pratique la démocratie dont on parle.»

L'essentiel est de «véhiculer un message, sensibiliser les gens sur le fait qu'un changement est possible, parce qu'on sait que ça ne se fera pas du jour au lendemain», ajoute Cyril.

Pour Grégory Pasqueille, le but est désormais de sauvegarder leur installation dans un premier temps jusqu'à vendredi où un rassemblement national est prévu à La Défense. «Si on tient bon, il y aura des campements dans d'autres villes de France», annonce-t-il.

 

Un article de Corentin Chauvel, publié par 20minutes.fr

 

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Auteur : Corentin Chauvel

Source : www.20minutes.fr