Incinérateur pollueur : des analyses révèlent dioxines et PCB - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 17/12/2011 à 20h16 par Tanka.


INCINÉRATEUR POLLUEUR : DES ANALYSES RÉVÈLENT DIOXINES ET PCB

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Incinérateur pollueur : des analyses révèlent dioxines et PCB

 
L'association des médecins indépendants pour l'environnement et la santé (Amies) a présenté hier, à Lunel-Viel, les résultats d'un contrôle sanitaire réalisé autour de l'incinérateur de Lunel-Viel. Des analyses effectuées par un laboratoire accrédité, Micropolluants Technologie SA, basé à Saint-Julien-les-Metz.

Des traces de dioxines dans le sang de certains résidents voisins de l'incinérateur avaient déjà été détectées en 2005-2007. Tout comme dans les lichens, oeufs... De nouveaux prélèvements ont été effectués cette année. À une échelle certes modeste, en raison des moyens financiers de l'association.

Taux de dioxines supérieur à la norme

Des prélèvements ont d'abord été effectués sur des oeufs de poule dans un élevage privé au nord-est de l'incinérateur, soit 2 km à vol d'oiseau. Et le résultat est, aux yeux de Francis Glénet, on ne peut plus clair : "Ces oeufs contiennent des quantités de dioxines et de PCB (polychlorobiphényls) supérieurs à la norme européenne et sont impropres à la consommation".

Une analyse de lichens sur la zone de Lansargues dévoile également une présence d'un métal lourd, le nickel, quatre fois au-dessus de la limite.

Quant aux tests sur le plasma sanguin de deux bénévoles, ils dévoilent une forte augmentation de la présence de dioxines et PCB. Deux fois plus que la normale. "On peut considérer que ces taux sont, pour des riverains consommant des produits alimentaires, très élevés et reflètent une activité polluante dans le périmètre proche".

Une pollution à cause de l'incinérateur

En résumé, en quatre ans, la teneur en dioxines des oeufs est donc confirmée par ces analyses. "Et même amplifiée. Ils sont le reflet de la pollution atmosphérique venant de l'incinérateur", estime Francis Glénet. La présence de nickel dans les lichens est également, à ses yeux, une source supplémentaire de toxicité.

"Les dosages humains confirment une charge en dioxine et PCB largement supérieure à ce qu'elle devrait être. L'impact sur la chaîne alimentaire et sur l'homme est important".

Les défenseurs de l'incinérateur, suite à cette nouvelle étude, pourront sans doute se gausser des faibles moyens déployés. Ils n'en demeure pas moins qu'ils interpellent. L'association réclame donc que les élus, en charge de la santé publique de leurs concitoyens, lancent une surveillance sanitaire digne de ce nom.
"La pollution, il y en a partout"

C'est l'avis de Francis Pratx, le président du syndicat mixte Pic et Etang qui a la charge du traitement des déchets ménagers. Et ces résultats ne semblent pas l'émouvoir.

"On a fait des analyses règlementaires qui sont demandées par l'arrêté préfectoral. Après, pour ce qui est de l'aspect sanitaire, il y a des organismes officiels, des gens compétents qui disent qu'il y a d'autres éléments, comme la circulation".

À ses yeux, il s'agit d'une polémique en rien nouvelle : "On veut bien faire des analyses mais si c'est pour affoler la population, alors qu'il y a d'autres éléments qui jouent... De toute façon, le choix de l'incinérateur a été fait. Il n'y a pas de solution miracle. Il y a toujours de la pollution, quoi qu'on fasse.

La pollution il y en a partout et l'incinérateur en fait partie. Il y a sûrement de la pollution mais je considère qu'elle est quand même contrôlée. Il ne faut pas affoler la population".

Une population qui est néanmoins en droit de savoir si sa santé est mise en danger.
 

Un article de FREDERIC AMADON, publié par Midi libre
 

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Auteur : FREDERIC AMADON

Source : www.midilibre.fr