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Impact environnemental des produits alimentaires - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 30/06/2011 à 21h17 par Kannie.

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Impact environnemental des produits alimentaires

 

Le 1er juillet est la date de lancement de l'expérimentation nationale sur l'affichage environnemental, qui devrait permettre de tester la faisabilité de ce dispositif. En cas de succès, il sera généralisé à l'ensemble des produits de consommation.

Entretien à ce sujet avec M. Lemaire, à la tête d'un cabinet spécialisé dans l'accompagnement des entreprises privées agro-alimentaires dans leurs démarches de développement durable.
 

Pouvez-vous synthétiquement lister quelles sont les différentes méthodes possibles, avec leurs forces et leurs faiblesses, pour analyser l'impact environnemental des produits alimentaires ?

Il y a principalement 2 grandes aproches à considérer :

1. Celles qui visent à mesurer l'impact d'une organisation.

C'est le cas du Bilan Carbone qui mesure la quantité de CO2 émise par une entité sur 1 an. Celle-ci peut être une usine, une entreprise agricole, une entreprise de transports, un magasin...Le périmètre de calcul va prendre en compte les matières premières, le process, le transport amont et aval, les immobilisations ainsi que l'émission de déchets et leur traitement. Le bilan carbone est un outil stratégique monocritère qui traite de la problématique du réchauffement climatique et de la vulnérabilité directe et indirecte d'une organisation aux énergies fossiles. C'est un outil complémentaire qui s'ajoute aux autres mesures de la performance globale de l'entreprise comme l'analyse de la valeur, la TPM, ....

2. Celles qui visent à mesurer l'impact d'un produit.

C'est le cas de l'AECV (Analyse Environnementale du Cycle de vie). L'aproche ACV va mesurer l'impact d'un produit, d'une gamme de produits ou d'un process. L'analyse va se faire de la semence à l'assiette et peut couvrir jusqu'à 40 indicateurs : émission de gaz, eutrophisation, toxicité aquatique, pollution atmosphérique, acidification des eaux, biodiversité, changement climatique...

Certains indicateurs vont être des indicateurs d'impact (eq CO2 = pour le réchauffement climatique, eq PO43- = pour l'eutrophisation des eaux, eq SO2 = pour l'acidification de l'eau, etc...). Des méthodologies existent (IPCC, CML, Recipe...) qui vont convertir les différents éléments constitutifs du produit en équivalent CO2, SO2... L'équivalent est important, par exemple eq CO2 représente les gaz à effet de serre y compris le méthane, CH4 et le protoxyde d'azote N2O. L'idée est d'avoir une valeur étalon pour simplifier l'analyse.

D'autres sont des indicateurs de flux. C'est le cas de l'eau qui va être utilisée pour fabriquer le produit par exemple. Pour ce cas précis on peut utiliser une méthodologie spécifique appelée Waterfoot Print qui ‘comptabilise' les prélèvements en eau dans le cycle de vie d'un produit.

L'ACV est une aproche très complète puisqu'elle est multicritère, multi étapes et multi composant mais donc aussi très complexe.

Cette logique a pour objectif de limiter les transferts d'impacts : d'une étape de cycle de vie à une autre : du transport vers le process ; d'un impact vers un autre : du réchauffement climatique vers l'eutrophisation.

Plusieurs difficultés existent :

Les méthodologies utilisées ne font pas toutes l'objet d'un consensus au niveau mondial. Certaines méthodes sont internationalement reconnues (c'est le cas de l'IPCC pour le carbone) mais d'autres sont en cours de validation et il y a donc aujourd'hui des choix qui entraînent des variabilités dans les résultats.

Il existe des bases de données internationales alimentées par des chercheurs et des universités que l'on peut acheter. Mais il n'y a pas de référentiels disponibles dans tous les clanurs. [...]

Enfin, il y a une spécificité particulière à l'agro-alimentaire. Dans le cadre de l'affichage environnementale, tout est ramené au litre ou au kg ingéré par le consommateur. Si on n'intègre pas le rendement nutritionnel ou si on compare des catégories de produits sans mettre en perspective ses aports ou ses propriétés, cela peut amener le consommateur à faire des mauvais choix. Peut-on comparer 1 kg de salade à 1 kg de viande en CO2 ???

Pour résumer, on peut dire que l'état de la science n'est pas suffisamment avancé pour aporter des réponses précises, fiables et non discutables par tous. Il faut continuer de construire progressivement les référentiels. Les polémiques autour des chiffres annoncés existent mais ne doivent pas monopoliser les entreprises. Ce qui compte réellement, c'est l'engagement d'une entreprise dans une démarche qui va la conduire à modifier sa trajectoire et à s'améliorer. Nombre de raisons positives existent pour engager ce type de démarche : économies pour l'entreprise, leviers d'innovation, ouverture sur d'autres marchés, outils de communication interne et externe, transversalité de l'aproche qui permet de fédérer autour d'un projet commun.

D'un outil introspectif d'amélioration de la performance, on a trop tendance à passer à un outil de communication marketing phagocyté, en ce moment, par la pression des médias et des pouvoirs publics autour de l'affichage environnemental.

Actuellement, il n'y a aucune obligation légale concernant l'affichage environnemental. La référence en vigueur est la loi du 12 juillet 2010 qui demande de « rendre transparente l'information pour le consommateur ». Mais les décrets d'application ne sont pas encore sortis.

Il faut noter que l'affichage environnemental dont on parle beaucoup en ce moment ne concerne que les produits de grande consommation et la France. Au niveau de l'Europe, rien n'est défini. Cela pose d'ailleurs un problème pour les importations puisque une méthode nationale ne peut être imposée à un pays tiers. Ce qui signifie que les allégations environnementales aposées sur des produits importés ne pourront être ni contrôlées, ni démenties, la méthode utilisée ne pouvant être remise en question.

Au Royaume Uni, il y a un affichage concernant uniquement le CO2, le carbon foot print, et les Scandinaves mettent en place un système construit sur la variabilité : « Mon entreprise a produit – 5% de CO2 par raport à l'an dernier ». La France a refusé cette méthode, arguant qu'elle pénalisait les entreprises qui s'étaient déjà fortement engagées dans l'amélioration de leur impact environnemental puisque leur marge de progrès s'en trouvait donc réduite, contrairement aux entreprises très en retard.

Pour revenir à la France, une expérimentation vient d'être lancée par le gouvernement avec 168 entreprises qui vont proposer des méthodes et des modes d'affichage. Celle-ci a démarré au 1er juillet 2011 et est prévue pour une durée de 1 an jusqu'à l'été 2012.

(...)

 

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Un article publié par Chaîne Alimentaire
 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Auteur : Chaîne Alimentaire

Source : www.themavision.fr

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