Imiter les processus naturels de l'organisme - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 29/04/2010 à 22h38 par Jacques.


IMITER LES PROCESSUS NATURELS DE L'ORGANISME

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Imiter les processus naturels de l'organisme

Une équipe de recherche financée par l'UE à l'université de Bergen, en Norvège, a utilisé la nanotechnologie pour découvrir un moyen d'imiter les processus physiologiques naturels de l'organisme, notamment la création de nouveaux vaisseaux sanguins pour favoriser la fabrication de tissus par génie biomédical.

L'université de Bergen participe à d'importants projets financés par l'UE, tels que VascuBone («Construction kit for tailor-made vascularized bone implants»), qui regroupe 15 partenaires et est financé à hauteur de 12 millions d'euros au titre du programme Coopération du septième programme-cadre (7e PC). La mission de ce projet est d'améliorer la formation des vaisseaux sanguins au cours de la régénération de nouveaux tissus osseux.

Des chercheurs en biomédecine et en nanotechnologie du monde entier oeuvrent à trouver un moyen d'inciter les cellules à créer de nouveaux tissus. Mais tous les tissus nécessitent un approvisionnement en sang, et c'est précisément ce à quoi travaille l'équipe de l'université de Bergen.

Elle tente de déterminer comment la nanotechnologie pourrait reproduire les processus naturels du corps. Les chercheurs étudient donc la façon dont les cellules interagissent entre elles et avec des biomatériaux synthétiques, et ce qu'implique le processus de régénération. L'objectif était de comprendre et ensuite d'imiter les mécanismes naturels des cellules pour la régénération et la création de nouveaux tissus.

«L'implant idéal», explique le professeur James Lorens de l'université de Bergen, responsable de l'équipe de recherche, «devrait reproduire les tissus naturels de l'organisme et envoyer des signaux de prolifération et de différenciation aux cellules». La topologie à l'échelle nanométrique est essentielle pour contrôler la manière dont cela se produit.

«Cependant, pour toute formation de tissus, il est primordial d'assurer un bon approvisionnement en sang vers le nouveau tissu. En d'autres termes, il faut s'assurer que les vaisseaux sanguins soient créés dans le tissu.»

L'équipe du professeur Lorens travaille sur l'aspect de l'approvisionnement en sang lors de la création de tissus et est déjà parvenue à placer trois composants des vaisseaux sanguins (des cellules épithéliales et de muscles lisses, ainsi que des protéines de matrices) dans un implant où les cellules sont connectées aux nouveaux tissus. L'expérience a été un succès aussi bien dans des plats de Pétri que dans de petits implants chez des animaux.

«Nous sommes parvenus à démontrer la formation de vaisseaux dans des implants synthétiques sur des animaux de laboratoire», explique le professeur Lorens. «Au cours de la prochaine étape, nous examinerons d'autres types de tissus plus spécifiques, par exemple des tissus osseux.»

L'équipe recherche également des moyens d'utiliser la nanotechnologie dans la communication directe entre cellules. Pour déterminer comment les surfaces nanostructurées affectent la formation de vaisseaux sanguins (l'angiogenèse), les chercheurs ont placé des cellules sur un biomatériau nanostructuré dont la surface avait été traitée avec certaines molécules qui envoient des signaux spécifiques aux cellules.

«Nous devons mieux comprendre comment les cellules perçoivent les surfaces nanofabriquées et dans quelle mesure cela affecte la communications entre cellules», commente le professeur Lorens. «En reproduisant les signaux que les cellules rencontrent dans leur environnement immédiat au sein de divers tissus de l'organisme, nous pouvons contrôler la prolifération et la différenciation des cellules.»

Une partie des travaux de l'équipe de recherche consiste à déterminer comment ces processus fonctionnent dans les tissus cancéreux. Le professeur Lorens fait remarquer: «Grâce à la fabrication de tissus, nous pouvons reproduire une tumeur afin d'étudier comment elle interagit avec les vaisseaux sanguins.

Si nous parvenons à inhiber l'approvisionnement en sang dans la tumeur, elle ne se développera plus et mourra. La fabrication de tissus tumoraux peut également nous aider à mieux comprendre la façon dont les cellules cancéreuses se répandent par la circulation sanguine.»

L'équipe de recherche de l'université de Bergen participe également à une collaboration de l'UE recherchant de nouveaux médicaments qui pourraient bloquer l'approvisionnement en sang des tissus cancéreux, entraînant ainsi l'affaiblissement de la tumeur en la privant de sang.

Source : cordis.europa.eu

Info sélectionnée par Jacques

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........