Iles artificielles et maisons amphibies - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/01/2010 à 17h21 par Jacques.


ILES ARTIFICIELLES ET MAISONS AMPHIBIES

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Iles artificielles et maisons amphibies

Info sélectionnée par Jacques

Il y a 120 ans, Jules Verne se posait la question : « Qui sait si la terre ne sera pas trop petite un jour pour ses habitants dont le nombre doit atteindre six milliards en 2072 (...). Et ne faudra-t-il pas bâtir sur la mer alors que les continents seront encombrés ? » (« L'île à hélice ». Livre de Poche. 2005)

Ces perspectives sont aujourd'hui d'actualité dans certains pays possédant un littoral. Au lieu de s'opposer à la colère des océans, en sabordant les écosystèmes, en rehaussant les digues, en renforçant les barrages, et en multipliant les stations de pompage, pourquoi ne pas s'adapter à la mer en apprenant à vivre en harmonie avec elle ?

Cette option « pacifiste », même si elle n'est pas encore dominante, anime de nombreux projets, non pas sous la mer, mais sur les flots. Le marché immobilier est bien plus vaste que le marché des niches sous marines.

Témoins, les projets de cités lacustres et de maisons sur l'eau qu'on voit aujourd'hui émerger en Hollande, en Chine ou à Dubaï. Les technologies nouvelles y sont pour beaucoup. L'utilisation du vent, du soleil, de la houle les stratégies de dessalement des mers, l'aquaculture, les nanomatériaux, autant de progrès susceptibles de projets futuristes.

Dès la fin des années 1990, l'émir Sheik Mohammed a eu une vision : transformer la façade maritime de Dubaï en implantant un archipel d'îles artificielles longues et étroites à 30 kilomètres des cotes.

Au total, cinq îles pouvant abriter plusieurs milliers de villas et d'hôtels de luxe. Si ce projet pharaonique nécessitant des millions de mètres cubes de sable et des millions de tonnes de rochers suscite l'intérêt de nombreux architectes qui voient là une possibilité d'expression créative sans égale, il n'en va pas de même des défenseurs de l'environnement, qui voient d'un mauvais oeil le développement effréné et mal maîtrisé de l'émirat.

Pas de quoi rassurer en effet l'organisation mondiale de protection de l'environnement (WWF) qui s'inquiète de l'impact des dégâts que le dragage, peut causer aux fonds marins. Quid aussi de l'émission de déchets des milliers de résidents qui passeront leurs vacances sur ces îles artificielles.

Plus généralement, certains craignent l'effet désastreux de la massification touristique dans cette partie du monde, ses conséquences sur la consommation d'eau et l'impact sur l'environnement de la pollution provenant du surcroît d'énergie utilisée.

Pour les promoteurs du projet, il n'y aura pas de dommages causés à l'environnement. Toutes les eaux usées produites par les deux usines de dessalement de l'eau de mer alimentant chaque île seront entièrement recyclées et utilisées à des fins d'irrigation. En outre, selon la société Nakheel qui pilote le projet, un écosystème serait en train de se recréer.

Cinquante espèces de poissons et douze espèces de coraux habitent autour des digues de Palm Jumeitah, la première des îles. Les promoteurs affirment aussi que tout a été conçu pour évoluer en fonction de la force des vents des marées et des courants. Les constructions permettent de réduire la puissance des éléments naturels.

Tout est prévu pour résister aux cyclones les plus violents et aux vagues les plus hautes.
Sur ce littoral, les constructions d'hôtels offrent aux architectes et aux ingénieurs hydrauliques la possibilité d'exprimer leur part d'utopie.

Mais pour combien de temps encore ; vu la crise traversée aujourd'hui par l'Emirat. Situé à 280 mètres au large des côtes de Dubaï, le complexe hotelier Burj Al Arab, inauguré en 1999, après cinq ans de travaux titanesques, est le plus haut du monde. En forme de voile gonflée par le vent, l'établissement est doté d'une partie sub-aquatique avec un restaurant panoramique sous-marin.

Dans d'autres pays, c'est la nécessité qui fait loi.

Aux Pays-Bas, la construction en zone inondable devient aussi un impératif. Le système des polders et de barrages anti-tempêtes qui maintient au sec les terres en dessous du niveau de la mer risque de subir de plein fouet la montée des eaux prévues dans les années à venir.

Sans oublier les crues soudaines de la Meuse et du Rhin, qui traversent le pays, un pays dont les sols constitués de tourbe s'enfoncent régulièrement. L'accumulation de ces handicaps fait que les Pays Bas deviennent de plus en plus bas. Ces risques probables ont incité les autorités à chercher des solutions innovantes. Il ne suffira plus de renforcer les ouvrages existant ou de continuer à remblayer, il faudra adapter l'habitat.

Des architectes se concentrent sur des maisons amphibies en aluminium et en bois capables de résister à une élévation du niveau de la mer de plus de 4 mètres.

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Source : Place publique

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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