Il dit non au miel de maïs OGM - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/01/2012 à 18h13 par Fred.


IL DIT NON AU MIEL DE MAÏS OGM

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Il dit non au miel de maïs OGM

 
Bertrand Auzeral, apiculteur, s'oppose à la vente de semences de Mon 810.

Frelon asiatique, Gaucho, Régent ou Cruiser préoccupent déjà assez les apiculteurs comme Bertrand Auzeral. (photo émilile drouinaud)

L'hiver s'étant enfin décidé à s'inviter dans le département, les quelque 350 ruches de Bertrand Auzeral tournent au ralenti. Ses abeilles, groggy, n'ont plus rien à se mettre dans le jabot et évitent de mettre une aile dehors.

Alors le jeune apiculteur de Pont-du-Casse, président de l'Abeille Gascogne, qui regroupe tous ses confrères lot-et-garonnais, leur prépare une mixture à base de miel pour qu'elles ne meurent pas de faim.

À cette époque, les butineuses consomment aussi du pollen - de maïs notamment - stocké aux beaux jours en vue de la disette annuelle.

Mais le trentenaire s'inquiète de cet acte naturel. Surtout depuis septembre et la décision du Conseil d'État, qui a stoppé le moratoire français sur les cultures d'OGM (organismes génétiquement modifiés) estimant que la dangerosité du maïs Monsanto 810 n'était pas scientifiquement prouvée...

La Cour de justice européenne, quant à elle, a déclaré impropre à la consommation le miel contenant du pollen estampillé Mon 810.

 


 

Tests déjà réalisés

En 2006 et 2007, une expérimentation avait été menée à Grézet-Cavagnan sur la contamination du pollen rapportée par des abeilles dans une ruche exposée à 800 mètres d'un champ de maïs transgénique.

« Les résultats ont prouvé que 40 % de leur récolte était du pollen de maïs et que dans cette proportion, 40 % étaient du pollen Mon 810... »

Pour le jeune homme, « le Lot-et-Garonne est un précurseur de la lutte anti-OGM et doit le rester ». Son avis, pourtant, n'est pas partagé par l'ensemble de la profession.

« La firme Monsanto n'a pas prévu le miel dans son cahier des charges », évoque Bertrand Auzeral, par ailleurs responsable régional de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).

Il n'existe donc aucun seuil de tolérance. Si tel était le cas, « nous serions obligés de coller des étiquettes sur nos pots indiquant la présence d'OGM.

Quelle image pour nous ! Alors que le miel est un produit réputé sain puisqu'il ne subit aucune transformation... » Lui ne veut pas cacher ce problème.

Comme il n'est pas maître de ce que butinent ses protégées, Bertrand Auzeral veut une interdiction complète des OGM, « au risque de mettre en péril toute la filière ».

À la différence de certains de ses collègues, il ne dit pas que les abeilles ne vont pas dans le maïs. Dans le Lot-et-Garonne, l'apiculture est dite de grandes cultures. Tournesol et colza, souvent cultivés non loin du maïs, sont prisés des ouvrières.

Lobbying à Paris

Aujourd'hui, à Paris, des représentants de l'Unaf, la Confédération paysanne et les Faucheurs volontaires essayeront d'obtenir de Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire un engagement garantissant l'interdiction de planter les semences OGM commercialisées depuis septembre.

« On ne peut pas attendre la veille de la présidentielle qu'un nouveau moratoire soit adopté pour satisfaire l'opinion publique, largement opposée aux OGM... Si le Mon 810 est autorisé, d'autres variétés suivront. L'abeille propagera la pollution partout. Nous deviendrons les boucs émissaires des autres filières et nous serons bannis. »
 

Un article de julien pellicier, publié par pont-du-casse.blogs.sudouest.fr

 

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Auteur : julien pellicier

Source : pont-du-casse.blogs.sudouest.fr