Huile de palme. Faut-il la proscrire ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/04/2010 à 00h49 par Michel WALTER.


HUILE DE PALME. FAUT-IL LA PROSCRIRE ?

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Huile de palme. Faut-il la proscrire ?

Pour éviter de participer au massacre de la forêt tropicale, va-t-on retirer l'huile de palme de l'auge des cochons et des volailles d'élevage? La question agite le milieu agroalimentaire breton, qui parle de remettre au goût du jour les graisses animales.

A cause de la crise de la vache folle, la France a mis, en 2001, tous ses cochons et ses volailles au régime végétarien. Pour équilibrer les rations et apporter l'énergie nécessaire, les fabricants d'aliments du bétail ont dû trouver des substituts aux graisses animales devenues indésirables dans les élevages.

L'huile de palme, bon marché et pratique d'utilisation, s'est naturellement imposée.

La Bretagne en importe 50.000 tonnes bon an mal an. Mais pour l'Association des fabricants bretons d'aliments du bétail (Afab), il faut relativiser. «L'huile de palme, c'est 0,5% de la production totale régionale d'aliments du bétail, qui est de neufmillions de tonnes», note Laurent Morin, délégué régional.

C'est peu, aussi, comparé à son utilisation dans l'alimentation humaine. Au fil des années, l'huile de palme s'est discrètement infiltrée dans de nombreux produits de consommation courante, parfois à notre insu: chips, biscuits, pâtes à tartiner, pizzas...

Mise à l'index?

L'huile de palme importée en Bretagne vient essentiellement d'Indonésie. Ce pays, premier producteur mondial, développe cette culture au prix d'une déforestation effrénée que dénoncent, depuis longtemps, les écologistes. Bref, l'huile de palme, accusée aussi pour sa richesse en mauvaises graisses, n'a pas bonne presse.

Ce qui commence à préoccuper le monde de l'agroalimentaire. Les groupes Unilever et Nestlé, ainsi que le distributeur Casino, ont déjà pris des mesures. Le Cidef (Comité interprofessionnel de la dinde), vient de lancer discrètement le signal d'alarme.

Le paradoxe français

«L'huile de palme, devenue suspecte et vouée aux gémonies par les écologistes, risque d'être bientôt mise à l'index», prévient Interdinde dans son dernier bulletin. Pour cette interprofession, la solution de substitution est toute trouvée: il faut réintroduire les graisses animales dans les rations, la réglementation l'autorise.

Et Interdinde pointe le paradoxe français: on importe de l'huile de palme du bout du monde, alors qu'on se prive volontairement de nos propres graisses animales, soit 140.000 tonnes d'huile que l'on vend aux fabricants allemands et espagnols qui, eux, utilisent à nouveau ces graisses pour l'alimentation animale.

Gare au cannibalisme

Les industriels français sont-ils prêts à opérer cette substitution? Pas sûr, car cela obligerait à revoir toute l'organisation des circuits. Gare au cannibalisme.

«Comme on doit éviter de donner des graisses de porc aux porcs et des graisses de volailles aux volailles, il faut des usines dédiées», explique Gilles Le Pottier, délégué général du Cidef.

Cela suppose aussi de remettre à plat tous les cahiers des charges signés entre transformateurs et distributeurs après la crise de la vache folle. Les études montrent que le consommateur ne porte plus aucune attention à la mention «alimentation 100% végétale» apposée sur les étiquettes. Ce consommateur va-t-il à présent passer à la chasse à l'huile de palme?

Frédérique Le Gall

Source : www.metrofrance.com

Info sélectionnée par Mich qui croit fort au label miracle;o)

Les orang-outans intéressent beaucoup les généticiens et les biologistes qui étudient l'évolution humaine car ils appartiennent à la super-famille des primates hominoïdes mais possèdent une diversité génétique plus riche que les autres grands singes, n'ayant pas subi de « goulot génétique » contrairement aux espèces d'origine africaine.

Le caryotype des orang-outans est diploïde, avec 2n = 48 chromosomes, comme pour tous les autres grands singes à l'exception des humains. La taille du génome des deux sous-espèces d'orang-outan est comparable à celle de l'espèce humaine.

La date de sa divergence d'avec la lignée humaine est estimée à 12-14 millions d'années, ce qui le place en tant qu'espèce à un point médian dans l'évolution des primates.

Ceux-ci auraient commencé à diverger d'avec les lignées humaines il y a 25 millions d'années selon Chen et Li 2001. Le caryotype de l'orang-outan est le plus proche de l'hominoïde ancêtre commun à l'espèce humaine et aux grands singes. Selon les critères adoptés, ils auraient environ 3 à 4% de différences génétique avec l'espèce humaine .

Aujourd'hui, les orang-outans sont endémiques des îles de Malaisie et d'Indonésie. Le nom « orang-outan » vient du malais orang hutan signifiant « homme de la forêt ». On l'écrit aussi « orang-outang ».

Dossier SOS-planete sur la nocivité de l'huile de palme