Himalaya. Le réchauffement climatique met en péril la vie des populations - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/11/2009 à 07h59 par Michel95.

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Himalaya. Le réchauffement climatique met en péril la vie des populations

Information recueillie par Michel95

Alerte sur le toit du monde

Kunda Dixit

La fonte accélérée des glaciers himalayens, qui alimentent en eau tout l'Est de l'Asie, aura de lourdes conséquences pour des milliards de personnes.

L' Himalaya se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste de la planète.

Certains Népalais croient que les responsables du changement climatique sont les dieux et non les gaz à effet de serre produits par les industries des pays riches et des nouveaux géants économiques.

Les habitants de l'Himalaya ne savent pas que l'avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants sera tributaire des résolutions qui seront prises à Copenhague au mois de décembre.

Ce sommet révélera notamment si les pays riches sont vraiment prêts à aider les pays en développement à s'équiper en énergies renouvelables.

Une vue dévastée

À bord d'un Pilatus Porter, nous commençons à survoler la Dudh Kosi.

À un niveau incroyablement haut sur l'horizon se profile le mont Everest.

Les traces laissées par la crue du Dig Tso en 1985 dans la vallée sont encore visibles.

Quand nous survolons le monastère de Tengboche, les signes du réchauffement se multiplient.

Les montagnes ressemblent à des cornets de glace en train de fondre.

Les restes de moraines (crête de débris qui délimite le front glaciaire) montrent clairement jusqu'où les glaciers s'étendaient auparavant.

Nous apercevons ensuite l'eau verdâtre du lac Imja Tso, surgi de nulle part il y a environ quarante ans.

Bien que les cartes des années soixante ne mentionnent aucun lac à cet endroit, l'Imja Tso représente aujourd'hui une étendue de deux kilomètres de long, cinq cent mètres de large et une centaine de mètres de profondeur.

Formé à l'intersection de deux glaciers, le lac est alimenté par l'eau née du réchauffement climatique.

Selon des scientifiques, il pourrait mesurer un kilomètre de plus dans cinq ans.

De plus, le processus de fonte des glaciers et des neiges est accéléré par la pollution causée via la combustion du charbon et du gazole dans la plaine indo-gangétique.

De fines particules de suie sont transportées par les vents et déposées sur les étendues neigeuses et les glaciers.

Or la neige souillée fond plus vite dans la mesure où elle réfléchit moins la lumière du soleil et absorbe donc davantage de chaleur.

Énergies renouvelables indispensables

Les États d'Asie du Sud tendent à imputer la responsabilité du réchauffement aux pays riches et à revendiquer leur droit de brûler des combustibles fossiles pour alimenter leur croissance.

Compte tenu de la faible production de charbon par habitant dans les pays d'Asie du Sud (selon des données de 2005, l'Australie a produit 13 tonnes de charbon par habitant, les États-Unis 1,7 tonne, le Népal 0,4 kilogramme), il peut sembler injuste et hypocrite de ne pas les autoriser à brûler davantage de charbon.

Mais ces pays doivent se convertir aux énergies renouvelables pour sauver non seulement la planète mais aussi leur économie.

Aujourd'hui, le Népal importe l'intégralité de ses produits pétroliers.

À mesure que les réserves mondiales d'or noir diminueront, la dépendance économique - et donc politique - du pays producteur va s'accentuer.

Il est donc capital que le Népal se mette à l'énergie hydroélectrique.

Le Népal a le devoir moral d'aller plus loin.

Avec le plateau tibétain, l'Himalaya constitue un gigantesque réservoir qui assure l'approvisionnement en eau du bassin indo-gangétique.

Des simulations montrent que la fonte des glaces de l'Himalaya aura un impact important sur le débit de ces cours d'eau, provoquant des crues au printemps et un assèchement avant la mousson, au moment où les besoins en eau sont les plus importants.

Et cela coïncidera avec un essor démographique et une augmentation de la consommation d'eau des classes moyennes émergentes.

Sécheresse hivernale

Il est donc essentiel d'accroître les capacités de stockage des eaux de ruissellement produites par la mousson de manière à ce que le débit des cours d'eau soit plus régulier tout au long de l'année.

Ces deux dernières années, le Népal, le nord de l'Inde et l'ouest de l'Himalaya ont connu la sécheresse en hiver, ce qui, avec l'arrivée tardive de la mousson cette année, a eu un effet dévastateur sur la riziculture et sur les cultures gourmandes en eau de pluie.

Sur les plateaux népalais, ce dérèglement a causé le tarissement de certaines sources et les cours d'eau, généralement alimentés par la neige, présentaient un faible débit au printemps.

Au cours de la dernière décennie, la mousson est régulièrement arrivée en retard et les pluies ont continué de tomber jusqu'au mois d'octobre.

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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