Hautes-Pyrénées : les vols de ruches se multiplient - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 27/04/2010 à 22h15 par frederic.

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Hautes-Pyrénées : les vols de ruches se multiplient

Alors que nous sommes en période de reproduction des abeilles, qui se font de plus en plus rares, les vols de ruches se multiplient dans le département depuis quelques mois. La plupart sont le fait de connaisseurs.

« Je suis complètement découragé et dégoûté. Dans quel pays on vit ? ».

Apiculteur à Trébons, Dominique Dupouts s'est fait voler, récemment, une quarantaine de ruches.

Il y a quelques semaines, un autre apiculteur, Michel Magne, s'est fait voler 33 ruches à Adé. Mais cette fois-ci, les deux voleurs, qui se disaient apiculteurs amateurs, ont été surpris plus tard par les gendarmes de Bagnères-de-Bigorre en train de dérober du matériel agricole sur la même propriété.

« Depuis quelques mois, nous constatons une recrudescence des vols de ruches sur le département, souligne le président du syndicat des apiculteurs des Hautes-Pyrénées, Jean-Luc Parinet, qui a lui-même été victime de vols de ruches par le passé à Odos.

Aujourd'hui, il existe un marché des abeilles. À cause des diverses maladies qui circulent plus facilement en raison de la mondialisation, des pesticides et des produits chimiques, la mortalité des abeilles est passée, en quelques années, de 10 à 30 %.

Les apiculteurs éprouvent de plus en plus de difficultés à avoir des ruches peuplées. La raréfaction de l'insecte exacerbe les convoitises. Une ruche en bon état avec un essaim se négocie aux alentours de 200 euros. Les ruches volées sont soit destinées à l'usage personnel soit à la revente. »

Parmi le butin saisi par les gendarmes de Bagnères-de-Bigorre, Michel Dubau, retraité de l'industrie et apiculteur amateur à Pouzac, a reconnu l'intégralité de son rucher : une douzaine de ruches en grande partie détruites ou en péril.

« Ils m'ont tout pris : mon complément de revenus mais surtout mon plaisir et mon hobby. Ils n'ont même pas su s'occuper de mes ruches : il n'y en avait pas une de récupérable. Je suis écoeuré d'autant plus que ces gens-là, qui se disaient apiculteurs, étaient venus me demander conseil auparavant. »

C'est ainsi qu'avec de petits larcins, certains éleveurs d'abeilles se reconstituent leur cheptel à moindre frais. Ce qui n'est pas un luxe en période de crise agricole. Car, bien entendu, le vol de ruches est souvent le fait de connaisseurs qui repèrent ou connaissent minutieusement les lieux et disposent de moyens de transport.

Il existe aussi des filières plus organisées à destination de l'étranger comme au Portugal dont la production a été anéantie par de grands incendies de forêts en 2005, certains pays de l'Est et au Maghreb. Mais pour l'heure, selon Jean-Luc Parinet, le département est peu touché par ce phénomène qui concerne plus largement le Sud-Ouest.

Par Cyrille Marqué

Source : ladepeche.fr

Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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