Guerre froide dans l'Arctique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/10/2010 à 21h46 par Fred.


GUERRE FROIDE DANS L'ARCTIQUE

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Guerre froide dans l'Arctique

Le réchauffement climatique pourrait provoquer une nouvelle guerre froide.

La mise en garde vient du commandant de l'OTAN pour l'Europe, l'amiral américain James G. Stavridis.

D'après lui, le réchauffement climatique et la course aux ressources naturelles pourraient provoquer un conflit dans la région arctique, indique The Guardian, qui rapporte ses propos :

«Pour l'instant, les disputes dans le Nord ont été réglées pacifiquement, mais le changement climatique pourrait modifier dans les années à venir l'équilibre dans la course à l'exploitation de ressources naturelles devenues plus facilement accessibles.»

En effet, en faisant fondre la banquise, le réchauffement climatique ouvre la voie à de nouvelles routes maritimes et crée des opportunités pour exploiter les ressources naturelles, faisant de la région polaire un enjeu stratégique.

Ces ressources seraient nombreuses.

La région pourrait receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète, selon les géologues de l'Institut de surveillance géologique des États-Unis (USGS).

Or, le Canada, la Russie, la Norvège, les Etats-Unis et le Danemark - les cinq pays disposant d'une côte le long de l'Arctique - défendent chacun des revendications territoriales sur les gisements d'hydrocarbures ou de métaux précieux qui pourraient devenir plus faciles d'accès avec la fonte de la calotte arctique.

Aussi les litiges internationaux sur les frontières maritimes ne pourraient-ils que se multiplier, même si le droit international stipule que ces cinq pays jouissent de zones économiques longues de 320 km au nord de leurs frontières.

Car il y a toujours «un vide» juridique qui peut être exploité ou une loi pouvant être contournée pour avancer ses pions.

Ce qu'a fait la Russie qui réclame une part plus grande au motif que le fond marin arctique est une prolongation de son plancher continental.

(...)

La Russie a envoyé, en août dernier et pour la première fois, un de ses pétroliers vers la Chine via les mers polaires, une voie commerciale stratégique vers l'Asie qu'elle compte développer grâce au réchauffement du climat.

Elle avait aussi avancé un pion pour marquer le terrain en envoyant une mission planter un drapeau à ses couleurs à plus de 4 000 mètres sous la banquise du pôle Nord.

Ces passes, même avec si c'est avec des fleurets mouchetés, entre deux puissances n'augurent rien de bon, et la confrontation qui a tout d'une guerre froide peut dégénérer, surtout que la militarisation de la région est en voie.

Le président russe a d'ailleurs mis à profit sa rencontre avec le Premier ministre norvégien et la signature du traité frontalier pour exprimer l'inquiétude de son pays quant aux activités de l'OTAN dans le secteur où il estime sa présence inutile.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ira dans le même sens.

S'opposant à toute militarisation de la région, il dénoncera la présence de l'OTAN dans l'Arctique en affirmant que l'Alliance n'avait rien à y faire.

«Nous ne voyons pas quel pourrait être l'apport de l'OTAN dans l'Arctique», a-t-il déclaré.

«Je ne pense pas que l'OTAN aura raison si elle s'accorde le droit de décider qui va régler les questions de l'Arctique, ni comment», a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a souligné à plusieurs reprises que l'OTAN devait s'adapter aux nouveaux enjeux en termes de sécurité dans la région.

Les pays membres de l'OTAN se rencontrent d'ailleurs aujourd'hui pour discuter de la «sécurité environnementale» dans l'océan Arctique, alors que le Premier ministre russe Vladimir Poutine a récemment prôné un «esprit de partenariat» dans l'approche de ces problèmes.

L'un des organisateurs de ces discussions, le spécialiste de l'Arctique Paul Berkman, cité par The Guardian, reste toutefois prudent et souligne l'importance des forces militaires dans les autres bras de fer qui s'annoncent :

«Les missiles balistiques de longue portée ou tout autre moyen militaire mis en place à des fins de sécurité nationale dans l'océan Arctique ne sont pas moins dangereux aujourd'hui que pendant la guerre froide.

Au fond, la guerre froide n'a jamais pris fin dans l'océan Arctique.»

Le risque, aujourd'hui, est que le réchauffement climatique fasse monter la pression et exacerbe les tensions entre les cinq pays.

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Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Auteur : Hassan Gherab

Source : www.latribune-online.com