GRIPPE AVIAIRE H5N1 et supervirus: L'OMS veut reprendre le «lead» - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 23/01/2012 à 21h03 par Mich.


GRIPPE AVIAIRE H5N1 ET SUPERVIRUS: L'OMS VEUT REPRENDRE LE «LEAD»

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
GRIPPE AVIAIRE H5N1 et supervirus: L'OMS veut reprendre le «lead»

 

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait savoir qu'elle veut reprendre le lead sur les discussions portant sur les recherches sur le virus de la grippe aviaire H5N1, lancées par le développement de cette souche hautement pathogène et transmissible d'homme à homme.

Jusqu'ici débat de biosécurité, plutôt américain, et avant même d'être scientifique, le processus devrait être désormais coordonné par l'Organisation mondiale, alors que dans la revue Nature, les experts, appellent à une discussion plus approfondie des enjeux mondiaux.

Car c'est l'Agence de Biosécurité américaine (NSABB), qui depuis plusieurs semaines, a pris la décision de bloquer la publication des recherches sur le « supervirus » de la grippe aviaire H5N1, au nom de la biosécurité. Ainsi, l'étude plus médiatisée du Dr Ron Fouchier de l'Université Erasmus aux Pays-Bas est restée en attente de publication à la revue Science, l'autre étude, menée par le Dr Yoshihiro Kawaoka de l'Université du Wisconsin et l'Université de Tokyo est en attente de publication à la revue Nature.

Cette interdiction de publication a été suivie il y a quelques jours par la décision de 39 chercheurs de tous pays, dont les deux scientifiques coordonnateurs des études concernées, de suspendre leurs recherches pour un moratoire de 2 mois, afin de laisser le temps d'un débat, international.

 

 

Le 30 décembre, l'OMS avait déjà, mais dans un avis partagé entre objectifs scientifiques et risques de pandémie, fait part de ses craintes sur la menace représentée par cette nouvelle souche hautement pathogène du virus aviaire H5N1 et avait précisé les conditions de futures recherches dont, une entente sur le partage de la souche entre institutions des Etats membres.

Certes, le gouvernement américain a proposé récemment, par l'intermédiaire de son agence de sécurité NSABB, aux revues d'omettre des données clés, mais les éditeurs et les scientifiques souhaitent aller vers une solution parallèle qui permette aussi de partager ces avancées scientifiques entre chercheurs habilités.

L'OMS est l'agence habilitée ! Aujourd'hui, le Dr Keiji Fukuda, directeur général adjoint de la sécurité sanitaire et de l'environnement de l'OMS, déclare que l'OMS sera bien l'organisateur des discussions internationales qui devraient aboutir à définir le cadre réglementaire des études sur les virus de la grippe, dont le H5N1.

Le Dr. Fukuda a déclaré ainsi à la Presse Canadienne, selon le Center for Infection Disease Research and Policy que l'OMS est l'agence habilitée à s'assurer que les discussions reflètent bien les enjeux techniques, scientifiques, de Santé publique et y compris politiques.

Une dizaine d'experts commentent la suspension des recherches sur le site de Nature. Ils souhaitent une discussion plus globale des enjeux et soutiennent l'OMS dans ce rôle clé. Ron Fouchier lui-même s'étonne que les Etats-Unis puissent ainsi dominer seuls, la discussion. Enfin, les scientifiques rappellent que sont concernés, au premier chef, les Etats-membres touchés par le virus.

 

 

« Cette question ne doit pas être tranchée par un seul pays, mais par nous tous », écrivent-ils. Le Dr John Steinbruner, directeur du Center for International and Security Studies de l'Université du Maryland soutient également la coordination du processus de décision par un organisme de santé mondiale, idéalement l'OMS. En bref, les chercheurs sollicitent l'OMS.

Enfin, les experts souligne l'importance de ces travaux de recherche, appellent à un renforcement des règles de biosécurité pour les souches hautement transmissibles, et rappellent la nécessité d'un vaccin contre le virus, même si tous les échantillons de laboratoire sont détruits.

 

Un article de CIDRAP-Nature-OMS, publié par santelog.com

 

Autre article (Médiapart) :

(...)

Fallait-il donc faciliter la probabilité, sous prétexte d'étudier les modalités selon lesquelles ce virus peut muter, de générer des souches capables de s'échapper dans la nature, soit suite à des maladresses, soit du fait d'une malveillance toujours possible.

Ceci d'autant plus que les chercheurs concernés envisageaient de publier leurs résultats dans des revues scientifiques, afin d'encourager des recherches analogues ailleurs. Ils arguent que des mutations ayant toutes les chances de se produire spontanément un jour ou l'autre, mieux vaux étudier sans attendre le mécanisme de propagation du virus.

L'institution américaine des National Institutes of Health (NHS), après avoir semble-t-il approuvé initialement le principe de telles recherches, s'en est depuis inquiétée.

(...)

Un risque de pandémie grippale mortelle

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : CIDRAP-Nature-OMS

Source : www.santelog.com

  • Mots clés déclenchant une recherche interne :  
  • OMC - 
  • virus - 
  • grippe - 
  • H5N1