GRIPPE A : POURQUOI 63 % des INFIRMIERES REFUSENT LA VACCINATION? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/09/2009 à 23h49 par Michel WALTER.


GRIPPE A : POURQUOI 63 % DES INFIRMIERES REFUSENT LA VACCINATION?

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GRIPPE A : POURQUOI 63 % des INFIRMIERES REFUSENT LA VACCINATION?

Information recueillie par Michel

63% contre, 11% hésitent, ce sont les résultats d'un sondage effectué par le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI CFE-CGC) sur la base de 2.074 réponses de professionnels du soin. Il y a une semaine, le SNPI avait déjà alerté sur le principe d'une vaccination de masse et soulevé la question du consentement éclairé du patient. Adjuvant et effets indésirables, information et consentement du patient, manque d'implication de la profession par le gouvernement, alors, quelles raisons objectives du refus ?

Le SNPI souhaitait connaitre les intentions des infirmières de France vis à vis de leur propre vaccination contre la grippe A/H1N1 et a adressé une newsletter à 12.607 infirmières le 1er septembre, en leur demandant :

1) Souhaitez-vous faire vacciner par le vaccin H1N1,

2) Pensez-vous refuser,

3) Vous n'avez pas encore pris votre décision.

En 8 jours, le SNPI déclare avoir enregistré 2.074 réponses : 63 % refusent la vaccination H1N1, 26 % vont se faire vacciner, 11 % n'ont pas encore pris leur décision

Le SNPI précise néanmoins : « ce n'est pas un sondage professionnel représentatif de la population avec méthode des quotas. Nous ne prétendons pas que cela préjuge de l'opinion de l'ensemble des infirmières ».

La question de l'adjuvant et des effets indésirables :

Les infirmières et autres professionnels de santé ne bénéficieraient pas du vaccin sans adjuvant : Le Comité Technique des Vaccinations réserverait le vaccin sans adjuvant pour les nourrissons, les femmes enceintes, et les patients souffrant de pathologies auto-immunes.

Aux Etats-Unis, la question est soulevée depuis un mois : Les CDC organisent des réunions de groupe sur le terrain et plusieurs participants et associations ont déjà soulevé, en particulier, les effets indésirables possibles du vaccin. La population est préoccupée par la présence, aux Etats-Unis de thimérosal dans les flacons multidoses de vaccins contre la grippe et surtout par l'utilisation de nouveaux adjuvants comme le Squalene.

La question du thiomersal : Le Washington Post avait annoncé, le premier, le 18 août que le vaccin anti A/H1N1, contient du « mercure », une toxine qui pourrait favoriser l'autisme ou d'autres troubles neurologiques, en particulier chez les enfants, ce qui a immédiatement mobilisé l'opinion américaine. Les premières questions sur cet additif des vaccins ont été posées aux Etats-Unis en 1999, évoquant le risque d'apport de mercure par la vaccination des nourrissons, dépassant le taux admissible fixé par les autorités sanitaires pour le méthyl-mercure. En fait, le thiomersal, conservateur de certains vaccins, ne contient pas du méthyl-mercure mais de l'éthyl-mercure. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS) de l'OMS, au dernier examen de la question en juin 2006, a réaffirmé l'absence de preuves de toxicité des vaccins avec thiomersal chez le nourrisson, l'enfant ou l'adulte.

L'OMS ne garantit pas le risque 0 en matière d'effets indésirables : En passant à une vaccination de masse, sur une échelle mondiale, l'OMS n'exclut pas totalement l'éventualité d'apparition d'effets indésirables, même si le processus d'homologation plus rapide (fast track) n'est pas remis en cause en matière de sécurité.

La question de l'entretien d'information du patient et de son consentement éclairé : En pratique, la vaccination de masse, telle qu'organisée par le Ministère et dont le rythme a déjà été prévu par la circulaire du 21 août 2009, ne laisse que peu voir pas de temps pour l'explication du geste et l'éclairage consentement. Le protocole de vaccination précise « les personnes n'ayant mentionné aucun facteur de risque sont admises directement dans la chaîne de vaccination. Les autres sont orientées vers le médecin pour une consultation médicale".

Réserves chez les patients, réserves de certains experts : Déjà de nombreux sondages marquent les réserves des populations (France, US, Canada) en général. Il est logique que mieux informés sur les risques et les effets indésirables, les professionnels de santé marquent une réticence plus élevée que les patients

(...)

Sources : SNPI, OMS, IFOP, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 9 septembre 2009 (visuel Novartis)

Pour tout savoir au jour le jour sur la vaccination contre la grippe A/H1N1, cliquer sur lien utile