GRIPPE A « Le médicament ne doit pas être vendu comme une lessive » - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/04/2010 à 19h08 par Jacques.


GRIPPE A « LE MÉDICAMENT NE DOIT PAS ÊTRE VENDU COMME UNE LESSIVE »

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GRIPPE A « Le médicament ne doit pas être vendu comme une lessive »

Le cardiologue grenoblois Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS, auteur de divers ouvrages n'y va pas par quatre chemins ! Il estime affligeant l'actuel paysage de l'expertise médicale et scientifique et que le système a perdu toute crédibilité, de la mise sur le marché des médicaments jusqu'à la pharmacovigilance.

« Aux USA, l'industrie pharmaceutique est lourdement condamnée par les tribunaux et de nouvelles règles sur les relations entre investigateurs, médecins et industrie sont élaborées. »

« J'ai abandonné quand j'ai subi des pressions »

« Dans les années 90, techniciens et ingénieurs ont perdu tout pouvoir dans les entreprises, au profit des services marketing et financier, au détriment de la qualité et de la sécurité. Un médecin constatera vite l'efficacité d'un antibiotique ; c'est différent pour un médicament administré au long cours dans une maladie chronique, comme les statines supposées prévenir l'infarctus du myocarde. »

Le scientifique regrette qu'aujourd'hui, on commercialise le médicament comme une lessive. « J'ai collaboré avec l'industrie ; j'ai abandonné quand j'ai subi des pressions pour me dissuader de publier des résultats contraires aux intérêts de mon partenaire industriel. Désormais, je ne travaille plus qu'avec des financements européens. »
L'expert instrumentalisé

« Deux situations se rencontrent : soit l'expert ayant une idée ou un brevet à valoriser, des théories à défendre, cherche un financement auprès de l'industrie ; soit l'industriel le sollicite parce qu'il est connu, sans être forcément expert de la question, et dès lors, il est instrumentalisé pour propager des idées qui ne sont pas les siennes.

L'objectif de l'industriel - en toute bonne foi et honnêteté d'ailleurs - étant de vendre un produit. L'expert devient alors, sans en avoir toujours conscience, le porte-parole d'une firme.

Pour rompre avec ce système dépassé, l'expertise doit être le fait de personnes totalement libres et indépendantes. »
Qui va être expert ?

Ce n'est pas à l'industriel de choisir ses experts. Notre chercheur préconise le recours aux chercheurs de l'Inserm, du CNRS, susceptibles de constituer un vivier d'experts indépendants.

Source : ledauphine.com


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