Grippe A (H1N1): le point sur la vaccination passée et à venir - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 02/10/2010 à 11h58 par Tanka.


GRIPPE A (H1N1): LE POINT SUR LA VACCINATION PASSÉE ET À VENIR

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Grippe A (H1N1): le point sur la vaccination passée et à venir

1er octobre 2010 – Près de 60 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus n'ont pas été vaccinés contre le virus de la grippe A (H1N1) lors de la dernière saison grippale, selon des données de Statistique Canada tirées de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2010.

Près de 75 % des répondants qui ne se sont pas fait vacciner n'ont pas pensé qu'il était nécessaire de le faire. Treize pour cent d'entre eux ont affirmé qu'ils n'avaient pas eu le temps d'aller se faire vacciner et 7 % ne l'ont pas fait par crainte du vaccin.
Le vaccin antigrippal 2010-2011

La fin de la pandémie, annoncée en août dernier, a ramené le H1N1 au rang de simple virus grippal. « Nous entrons dans la période postpandémique, mais cela ne signifie pas que le virus H1N1 a complètement disparu », a alors précisé la directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Dre Margaret Chan. « Sur la base de l'expérience des pandémies passées, nous pouvons nous attendre à ce que le virus H1N1 adopte le comportement d'un virus grippal saisonnier et continue de circuler quelques années encore.

Pendant la période postpandémique, il se peut que l'on observe encore des niveaux élevés de transmission du virus H1N1, lors de flambées localisées plus ou moins importantes. »

C'est pourquoi l'OMS a recommandé aux autorités médicales de tous les pays d'intégrer la souche A (H1N1) au vaccin contre la grippe saisonnière pour la saison grippale 2010-2011. Chaque année, le vaccin antigrippal régulier renferme les 3 souches de virus les plus susceptibles de causer la grippe cette année-là. Le vaccin trivalent qu'on nous prépare pour la saison qui vient renfermera donc de l'hémagglutinine de la souche A (H1N1).

Pour le moment, 5 de ces vaccins trivalents contre la grippe saisonnière ont été homologués au Canada. Deux d'entre eux seront employés par les autorités publiques dans le cadre du programme d'immunisation saisonnier : FluviralMD de GlaxoSmithKline et VaxigripMD de Sanofi Pasteur. Chaque dose renferme 15 μg d'hémagglutinine de chacune des 3 souches du virus grippal (deux de type A et une de type B). Aucun des vaccins trivalents pour la saison 2010-2011 ne renferme d'adjuvant. Ils sont tous fabriqués à l'aide d'une méthode de culture dans des oeufs embryonnés de poule et peuvent ainsi contenir une infime quantité de résidus de protéines d'oeuf1.

Au Québec, la campagne d'immunisation commence le 1er novembre et le vaccin sera offert gratuitement aux tranches de la population qui sont jugées « à risque de complications » en cas de grippe :

* les enfants de 6 mois à 23 mois;
* les personnes ayant certaines maladies chroniques, comme une maladie du coeur, des poumons ou des reins, le diabète, le cancer, l'asthme ou ayant un système immunitaire affaibli;
* les personnes présentant une obésité morbide (IMC≥ 40);
* les femmes enceintes qui en sont à leur 2e ou 3e trimestre de grossesse;
* les personnes âgées de 60 ans et plus.
* l'entourage des personnes à risque, celui des enfants de moins de 6 mois, ainsi que les travailleurs de la santé.

Toute autre personne qui désire se protéger contre la grippe saisonnière peut recevoir le vaccin à ses frais.
L'OMS a-t-elle exagéré la menace?

Le 3 juin 2010, le prestigieux British Medical Journal (BMJ) publiait un éditorial2 choc sous la plume de sa rédactrice en chef, Fiona Godlee : « Grippe pandémique et conflits d'intérêts ». L'éditorialiste faisait remarquer que l'ampleur des coûts publics et des profits privés engendrés par les décisions de l'OMS justifiait de se demander si le processus décisionnel de l'organisme était indépendant des influences commerciales exercées par les fabricants de vaccins.

Elle poursuivait en révélant que c'était loin d'être le cas : certains des experts qui conseillaient l'OMS lors de la pandémie avaient des attaches commerciales avec les pharmaceutiques qui vendaient les antiviraux et les vaccins.

Le lendemain, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) publiait à son tour un rapport critiquant la gestion de la pandémie par l'OMS. S'agissait-il d'une véritable pandémie? L'OMS a-t-elle exagéré la menace? Les décisions prises par l'OMS s'agissant de la pandémie l'ont-elles été pour accroître les profits de l'industrie? Quels sont les garde-fous en place pour se prémunir contre les conflits d'intérêts?

Consciente du fait que ces questions et dénonciations avaient pour effet de miner sa crédibilité, l'OMS a assuré la population qu'« un certain nombre de modifications administratives et juridiques ont été introduites pour renforcer les procédures visant les conflits d'intérêts potentiels susceptibles d'influer sur les avis donnés à l'OMS.

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Auteur : Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net

Source : www.passeportsante.net