Grippe A/H1N1 2009/2010 en France : le problème sera social et non sanitaire. - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 29/08/2009 à 12h33 par Michel Walter.


GRIPPE A/H1N1 2009/2010 EN FRANCE : LE PROBLÈME SERA SOCIAL ET NON SANITAIRE.

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Grippe A/H1N1 2009/2010 en France : le problème sera social et non sanitaire.


Information recueillie par Colibri Michel

Les généralistes souhaitent des mesures adaptées aux problèmes sanitaires et surtout sociaux qui se profilent à court terme

L'expérience acquise dans l'hémisphère sud et des témoignages de médecins réunionnais permettent de se faire une idée des conséquences attendues pour cet hiver de la nouvelle grippe A en métropole.

Ces témoignages [2] confirment que la nouvelle grippe A est aussi dangereuse qu'une grippe A saisonnière, ni plus, ni moins, quoi qu'en disent certains cassandres [3]. C'est une bonne nouvelle.

Les mesures prévues depuis 4 mois pour y faire face sont donc désormais inadaptées : masques, hospitalisation et antiviraux systématiques ; mobilisation sanitaire majeure de type "catastrophe naturelle".

Il serait facile et injuste de reprocher à nos autorités d'avoir mis en place ces mesures d'exception. Prévoir l'avenir est beaucoup plus facile après coup qu'avant... Si ce virus avait rapidement muté ou s'était révélé brutalement plus virulent, nous aurions tous stigmatisé l'incurie d'une tutelle sanitaire insuffisamment prévoyante.

Nous sommes bien face à une pandémie, c'est à dire à une épidémie touchant une part exceptionnellement importante de la population et présente sur une large zone géographique ; mais cette pandémie concerne une maladie peu grave pour des sujets en bonne santé.

Un pétard mouillé qui fait quand même du bruit...

La prise de conscience du caractère mouillé du pétard grippal sème beaucoup de trouble dans la population, et fait ressentir un grand flottement chez nos dirigeants. Certains témoignages de médecins ou de patients sont édifiants. Le débat sur l'intérêt des vaccinations et des mesures préventives continuera sans doute à agiter les médias pendant de nombreux mois. Mais ce n'est pas de cela dont je souhaite vous parler [4].

Ce qui va vraiment poser problème cet hiver ne sera pas uniquement d'ordre sanitaire, mais d'ordre administratif et social. Or rien n'est prévu pour faire face à de grandes difficultés qui se profilent à l'horizon octobre 2009, c'est à dire demain.

Toute occupée à régir la vie de ses administrés, la tutelle administrativo-sanitaire a apparemment oublié de s'adapter elle-même à la situation, sauf en ce qui concerne le PCA, plan de continuation de l'activité, qui prévoit de protéger et de vacciner en priorité le personnel des agences, des directions et des ministères.

Des difficultés administratives en perspective

Pour commencer, précisons que le traitement de la grippe ne nécessite pas de recourir à la médecine dans l'immense majorité des cas. Les antibiotiques sont inefficaces, les antiviraux rarement justifiés. Le traitement de la grippe, c'est le repos au lit avec des boissons chaudes et du paracétamol pour la fièvre.

Malheureusement, les salariés doivent justifier de leur absence par un certificat d'arrêt de travail signé par un médecin.

Ce certificat doit être rédigé le jour même de l'arrêt du travail. Dans le cas contraire, le salarié n'est pas indemnisé pour les jours manquants. Aucune latitude n'est prévue pour que le médecin puisse signifier une date de début d'arrêt maladie antérieure à sa visite. Or, la diminution du nombre des généralistes [5] et de leur disponibilité ne permettra pas de faire face à un accroissement brutal de la demande. Au lieu de se concentrer sur sa mission de soin pour les cas graves, ou tout simplement pour continuer à soigner les autres malades, le généraliste français va passer son temps à se déplacer pour remplir un formulaire.

Il est urgent de prévoir un aménagement du code de la sécurité sociale pour autoriser transitoirement les salariés à cesser le travail pendant une semaine sans perte leurs indeminités sur simple déclaration sur l'honneur de leur part. Au minimum, il faut autoriser le médecin a indiquer sur son certificat une date de début d'arrêt antérieure à l'examen du patient.

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