Grippe A : fermeture d'une école à partir de trois cas - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 12/08/2009 à 23h31 par Phil.


GRIPPE A : FERMETURE D'UNE ÉCOLE À PARTIR DE TROIS CAS

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Grippe A : fermeture d'une école à partir de trois cas

Une information sélectionnée par Phil'

Le comité interministériel de crise a précisé mardi que la rentrée scolaire ne serait pas retardée en septembre.

Les autorités ont hésité.

Fallait-il retarder la rentrée pour prévenir un pic de grippe A (H1N1) ?

En l'état de la pandémie, le ministère de l'Éducation nationale a décidé de ne rien chambouler, choisissant d'opter pour une prévention accrue et une capacité à réagir vite, si des cas se présentent.

L'ensemble du dispositif a été examiné mercredi par le comité interministériel de crise (CIC).

Ces instructions seront diffusées la semaine prochaine dans les académies. Si trois cas apparaissent dans une classe ou dans une école la même semaine, le directeur devra remplir un protocole de signalement auprès de l'Institut national de veille sanitaire et informer les autorités, tout comme les élèves et le personnel.

Il sera alors décidé des traitements et des mesures d'isolement pour les autres élèves.

En fonction de la situation locale, s'il existe plusieurs bâtiments, des cours séparées, une partie ou toute l'école devra être fermée au plus vite et au moins six jours pour éviter la période de contagion.

Ensuite, le préfet évaluera avec les autorités académiques et sanitaires l'évolution pour décider la réouverture de l'établissement.

La circulaire, tout en privilégiant les décisions locales, veut éviter d'importantes disparités régionales.

Ces mesures sont nécessaires pour «réduire efficacement le pic» selon le secrétariat général de la Défense nationale qui a cordonné le plan de prévention.

Mais elles s'avèrent difficiles à mettre en oeuvre. Puisque les enfants qui n'ont pas d'école doivent rester chez eux, même s'ils ne sont pas malades.

En clair, les parents ne pourront trouver un autre mode de garde collectif, ni emmener leurs enfants au travail avec eux.

«Absentéisme forcé»

Or la fermeture des classes, pour l'instant évoquée au cas par cas, pourrait être générale, si la pandémie devenait aiguë et le virus plus virulent.

Luc Chatel a fait savoir mercredi dans nos colonnes : «Si les circonstances l'exigent, nous nous tiendrons prêts à fermer les établissements» le temps que le pic de pandémie passe.

L'annonce a suscité l'inquiétude du Syndicat des cadres hospitaliers SNCH qui met en garde contre une fermeture «sans solution de substitution.

Car cela créerait un absentéisme forcé qui augmenterait la pénurie de soignants au moment même où ils sont le plus indispensables».

Les entreprises s'inquiètent également des absences que cette garde forcée pourraient entraîner.

Mais comme la France, l'Union européenne, après des semaines de discussion entre les experts des 27 pays, va préconiser elle aussi aujourd'hui la fermeture des classes au cas par cas, pour limiter la contagion.

Le 18 août, le ministre de l'Éducation nationale réunira à nouveau son comité de crise pour «faire le point à quinze jours de la rentrée» et renforcer la prévention.

En rappelant, comme le fait le ministère de la Santé, qu'il faut bien se laver les mains et «qu'éternuer dans un mouchoir ou encore dans sa manche» réduit considérablement la propagation du virus.