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Cette actualité a été publiée le 20/03/2010 à 23h10 par Tanka.


GREENPEACE, NESTLÉ ET LES ORANG-OUTANS

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Greenpeace, Nestlé et les orang-outans

Nestlé a préféré aller vite pour éviter la polémique. Quelques heures après le lancement par Greenpeace d'une vidéo liant sa barre chocolatée Kit Kat à la disparition des orangs-outangs sur l'île de Bornéo, le groupe suisse a annoncé mercredi sa décision de ne plus s'approvisionner auprès de Smart, le premier producteur indonésien d'huile de palme.

Cette nouvelle est un coup dur pour la filiale du groupe Sinar Mas qui a déjà perdu ses contrats avec Unilever et Kraft. « En réagissant de la sorte, Nestlé a admis qu'il utilisait, pour Kit Kat notamment, de l'huile de palme produite par des plantations ayant détruit des forêts », a déclaré Bustar Maitar, de Greenpeace. L'association accuse l'Indonésie de couper toutes les 15 secondes l'équivalent d'un terrain de football de forêt. Cette déforestation massive par brûlis a fait du pays le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine et les Etats-Unis.

Smart exploite à lui seul 130.000 hectares de palmiers, qui lui permettent de produire chaque année 535.000 tonnes d'huile de palme brute. Cette matière grasse est de plus utilisée pour la production de cosmétiques, de biocarburants et d'aliments. La consommation d'huile de palme de Nestlé a ainsi pratiquement doublé ces trois dernières années, pour atteindre 320.000 tonnes par an.

Pour échapper aux critiques, Nestlé souhaite « utiliser uniquement de l'huile de palme certifiée d'ici à 2015, lorsque les quantités suffisantes seront disponibles ». La polémique concernant la déforestation des massifs forestiers sur les îles de Sumatra et de Bornéo qui ont détruit l'habitat naturel des tigres, des éléphants et des singes est très mal perçue en Indonésie et en Malaisie, qui produisent 80 % de l'huile de palme. Cette culture très rentable fait en effet travailler trois millions de personnes dans ces deux pays.

Pour éviter de perdre de nouveaux clients, le directeur de Smart, Daud Dharsono, a déclaré être « prêt au dialogue avec Greenpeace ». Il s'est aussi engagé à « ne pas convertir en plantation des terres présentant de fortes capacités de stockage de carbone, comme les tourbières et les forêts primaires ». Mieux vaut tard que jamais...

Par Frédéric THERIN - Source : lesechos.fr

Information recueillie par Tanka

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