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Cette actualité a été publiée le 20/11/2009 à 18h22 par Tanka.


GREENPEACE ANNONCE UNE VICTOIRE CONTRE LA DÉFORESTATION EN INDONÉSIE

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Greenpeace annonce une victoire contre la déforestation en Indonésie

Information recueillie par Tanka.

Greenpeace annonce une victoire contre la déforestation en Indonésie. Greenpeace a salué la décision du ministre indonésien des forêts Mr. Zulkifli Hasan, de stopper temporairement la destruction méthodique des forêts et tourbières perpétrée dans la péninsule de Kampar (province de Riau, Sumatra) par le géant indonésien de la pâte à papier APRIL.

Indonésie, Greenpeace annonce une victoire contre la déforestation sur fond d'expulsion d'activistes et de journalistes internationaux. Greenpeace a salué la décision du ministre indonésien des forêts Mr. Zulkifli Hasan, de stopper temporairement la destruction méthodique des forêts et tourbières perpétrée dans la péninsule de Kampar (province de Riau, Sumatra) par le géant indonésien de la pâte à papier APRIL (Asia Pacific Resources International Holding Limited).

Le jeudi 12 novembre, un blocage avait été organisé par Greenpeace et son camp de « défenseurs de la forêt et du climat » sur un site de déforestation et de dégradation (assèchement) de tourbière, en vue de l'implantation future d'une plantation d'acacias par cette même compagnie.

Le Ministre a décidé de suspendre la licence accordée à la compagnie APRIL dans la zone concernée en attendant la vérification de la légalité de leurs titres d'exploitation.

« C'est une victoire d'étape très importante car elle montre au grand jour l'illégalité et l'impunité dans lesquelles opèrent habituellement de nombreuses compagnies d'huile de palme ou de pâte à papier en Indonésie. C'est une petite respiration pour les forêts de Sumatra et pour le climat. Il faut qu'à Copenhague, les chefs d'Etat de la planète mettent en place les outils pour empêcher de telles compagnies de continuer cette destruction systématique » explique Jérôme Frignet, chargé de campagne forêts, de retour d'Indonésie.

Depuis maintenant un mois, Greenpeace a installé au coeur de la forêt de la péninsule de Kampar – Sumatra, Indonésie – un camp de « défenseurs des forêts et du climat ». Des dizaines d'activistes, associés à des villageois, ont mené des activités contre la déforestation et la destruction planifiée des tourbières – sols forestiers marécageux renfermant une grande quantité de CO² – notamment en construisant des barrages pour interrompre le drainage et l'assèchement de ces tourbières. Au début du mois, le camp a reçu la visite de l'actrice française Mélanie Laurent.

Le jeudi 12 novembre, plus d'une dizaine d'activistes se sont enchaînés à des excavateurs, sur la ligne de front de la déforestation, afin de s'interposer aux actions de destruction menées par la compagnie APRIL. Ce blocage a duré plus de 10 heures, jusqu'à l'intervention musclée des agents de sécurité de la compagnie et des forces de police.

Dès le surlendemain, les forces de police sont intervenues dans le camp, avec l'intention de le fermer pour cause « d'activités illicites ». Une manifestation de soutien à Greenpeace, mobilisant plus de 300 villageois, a fait reculer les autorités qui ont finalement décidé de sursoir à l'évacuation et fermeture du camp des défenseurs de la forêt et du climat.

Selon Greenpeace les autorités (services d'immigration) ont cependant procédé ces derniers jours à l'arrestation et à l'expulsion de 11 activistes. Lundi dernier, ce sont un journaliste italien du journal « L'Espresso » et un journaliste indien du Hindustan Times qui ont été arrêtés à proximité de Pekanbaru (capitale de la province de Riau), puis expulsés.. Les griefs des autorités pour justifier ces arrestations et expulsions de militants ou journalistes dont les Visa ou autorisations sont totalement en règle, sont la « préparation d'activités illégales » ou « l'association à des activités illégales ».

Greenpeace précise que ces expulsions arbitraires de journalistes internationaux ont fait l'objet de vives protestations d'organisations comme Reporters Sans Frontières.

« Les autorités indonésiennes doivent cesser d'intimider et d'expulser des militants pacifistes de Greenpeace ou des journalistes qui couvrent la destruction des forêts, alors même qu'elles reconnaissent la validité de leurs arguments quant à l'illégalité des activités des compagnies qui détruisent les forêts et le climat »
conclut Jérôme Frignet.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire